Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 21:55

Le 8 mars 2014

PARVIENDRONS-NOUS A désarmer NOS DIEUX ?

 

Nous ne nous disons pas grand-chose, dans le taxi conduit par Sid-Ali, qui nous emmène depuis Alger en direction de l’OUARSENIS. Je sens beaucoup de respect de la part de mes amis Nelly, Bernard et Claude,  avec qui et grâce à qui, je me suis embarqué dans cette recherche. En même temps je sens une détermination, de leur part, à tout faire pour que je retrouve mes amis de 1960, la famille H.

Aujourd’hui, roulant sur cette route, du contrefort de l’Atlas Tellien… je pense et je nous revois 54 ans auparavant. C’était sur cette même route, que nous partions en « opération JUMELLE », le 24 juillet 1960. Nous nous déplacions en G.M.C. Nous ne savions pas où nous allions, mais les officiers du commandement, eux le savaient. Nous partions faire « la pacification et le maintien de l’ordre. » En fait, nous partions exécuter « le plan CHALLE », qui consistait à vider les gens de leurs douars et les expulser de leurs mechtas, afin de les parquer, et de les établir dans des « villages de regroupements » ça permettait d’avoir main mise permanente sur eux, et de déclarer « zones interdites » d’immenses territoires  où les soldats que nous étions, pouvaient et devaient tirer impunément sur tout ce qui ce qui bougeait. C’était une véritable déportation de population, pensée et organisée, en haut lieu, exécutée par les troupes que nous étions. C’est ce qui continue de se passer, dans beaucoup d’endroits de la terre, comme aujourd’hui encore en PALESTINE, pour les Bédouins du NEGUEV. C’est dans cette situation dramatique, dont j’avais été témoin, que j’avais commencé de devenir « objecteur de conscience ».

Aujourd’hui, avec mes amis Nelly, Bernard et Claude, je sens que nous cherchons à emprunter un chemin de pardon. Si nous arrivons à trouver mes amis de la famille H., comment parviendrons-nous à leur signifier que nous leur demandons ce pardon ? J’espère retrouver en plein Djebel, ces amis de 1960, mais je n’en suis pas sûr !

Hier, lorsque nous allions dans l’OUARSENIS pour l’opération Jumelle, avec des centaines de soldats en arme, c’étaient des tonnes de munitions que nous emportions, afin de maintenir « L’ALGERIE FRANCAISE », sous le joug colonial.


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Aujourd’hui, je pars avec des amis, dans une recherche non-violente. Démunis de tout pouvoir, ayant les mains nues, étant presque sûrs de trouver des gens dont les mains de jardiniers, sont semeuses de graines de possible. J’espère pouvoir retrouver les personnes que j’avais connues, lorsqu’elles étaient enfants. Aujourd’hui, devenues des femmes et des hommes avec qui, nous pourrons nous aborder, nous rencontrer, et nous reconnaitre, frères et sœurs en Humanité. Nous pourrons alors entrer dans une attitude, qui nous fera dire, à nos dieux : «  Pardonnez nous nos offenses… » Le papa des personnes que j’espère retrouver, ne m’avait-il pas dit, en 1960 : «  Ici tu es loin de ton père, je suis comme ton père… Tu es comme mon fils. » Les dieux de nos armées, grâce à la manière dont nous nous causerons, deviendront des dieux désarmés.

Mais allons nous retrouver mes amis de 1960 ?

 

Par luluencampvolant - Publié dans : Lettres de Lulu
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 16:24

Le 8 mars 2014

« JE SUIS COMME TON PERE, TU ES COMME MON FILS »

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Voilà les mots qui me reviennent au moment où nous quittons ALGER, en ce matin de 8 mars 2014, pour essayer de retrouver le chemin, du petit village d’OUED FODDA, dans le massif de l’OUARSENIS pas très loin de la ville de CHLEF. C’est là, que dans le milieu de la guerre d’ALGERIE, en plein été 1960, loin de tous les miens, ces mots m’ont été donnés de la bouche même de Monsieur Mohamed H. : « Ici tu es loin de ton père… Je suis comme ton père… Tu es comme mon fils… »


Cet homme avait l’âge de mon papa. Sa femme et lui, avaient mis au monde, une famille nombreuse, comme mon papa et ma maman. Au fur et à mesure, que je faisais connaissance avec eux, je m’étais amusé à laisser chanter leurs prénoms, en mon cœur, en commençant par les plus petits : Abdel-Kader, Fatima, Yasmina, Alia, Ahmed… je leur avais dit les prénoms de mes petites sœurs et de mon petit frère. Ils étaient petits paysans et ils élevaient quelques chèvres, qui étaient gardées par les enfants dans les collines avoisinantes du Djebel OUARSENIS, de ce côté ci du barrage de STEEG (appelé aussi barrage de l’oued Fodda). Cet homme, Mohamed H. était aussi jardinier dans le domaine du barrage.

 

 

Comme beaucoup d’Algériens de l’époque, il subissait jour et nuit, le supplice de ce que j’appellerai « l’écartèlement » de cœur, il tenait à répondre au devoir de solidarité avec les hommes de la région, qui étaient dans le maquis, et qui venaient de nuit, demander nourriture et argent, afin de continuer le combat pour l’indépendance de leur pays. De jour, il devait signifier qu’il ne toucherait rien au maintien de l’ordre colonial imposé par la France. Nous étions dans le fief du BACHAGA BOUALEM qui s’était assujetti à la France. Comme dans beaucoup d’endroits en Algérie, durant les années 1959 – 1960 dans ce petit village d’OUED FODDA, important stratégiquement en raison du barrage hydro électrique, un casernement de baraques et de tentes militaires y avait été construit et installé. Un jour dans les débuts de notre arrivée, avec le régiment auquel j’appartenais, et de notre installation en ces lieux, nous nous étions croisés dans ce village cet homme et moi. Il avait voulu me montrer qu’il respectait la présence française, qu’intérieurement il devait honnir. Il m’offrit le café devant la porte de sa mechta… « schrob l’kawah ! »

 

 

Puis dans les jours suivants, je repassai aux abords de sa maison, mais à l’insu des officiers de la compagnie à laquelle j’appartenais. Petit à petit cet homme me faisait entrer dans la cour de sa mechta, puis dans les pièces de la maison et dans le petit jardin « assois-toi ici sous les branches de la vigne… Je t’ai préparé un couscous… » En fait c’était dans le profond de son être qu’il me faisait entrer, là où il cultivait, comme il pouvait, les graines de possible, de la paix et de la fraternité. Ensemble, dans nos conversations, nous remontions comme nous pouvions les pentes du déferlement de la guerre. C’est alors qu’il m’avait dit un jour, et qu’il aimait me redire : « je suis comme ton père. Tu es comme mon fils »

 

Nous faisions tout pour diminuer et empêcher l’écartèlement de nos êtres, car moi aussi je vivais un démantèlement de mon être d’homme.

 

Je faisais une guerre, je participais à des opérations qui déchiquetaient cette part d’humanité, qui depuis des siècles, s’était enracinée là, dans les flancs de ces djebels, au profond de ces oueds. C’est au cœur de tout cela que Monsieur Mohamed H. me confia un jour, qu’il était père d’un grand fils, son ainé Ahmed. Et son fils était lui aussi à la guerre. Engagé dans l’armée française, complice à son corps défendant, de l’occupation de son propre pays. Je comprenais qu’ils n’avaient pas pu faire autrement, le père et le fils, que de se laisser prendre dans cet engrenage. Un jour le père me dit : « Mon fils Ahmed est loin, soldat dans l’armée française. Il est dans la région de Constantine. Voilà son secteur postal. Tu veux bien lui écrire une lettre en mon nom. Je ne sais pas écrire… Mais je voudrais lui dire tant de choses… Je voudrais tellement que là où il est, quelqu’un, un homme lui dise ce que je t’ai dit un jour : « tu es comme mon fils. Je suis comme ton père. »

 

Monsieur Mohamed H. aurait voulu que son fils entende ce que j’avais entendu de sa bouche à lui : « Tu es loin de ton père. Ici je suis comme ton père. Tu es comme mon fils ». Alors je m’étais mis à écrire à ce fils sous la dictée de son père. Ses mots avaient une sacrée teneur, une merveilleuse : tenue. Ils me faisaient tenir debout, moi aussi en même temps que le fils de Monsieur Mohamed H.

 

Je ne le voyais pas dans l'immédiat, mais ce sont ces mots là et ces faits, qui, alliés à d’autres, m’interpelleraient à devenir objecteur de conscience.

 

Ils ressemblaient étonnement aux mots que je trouvais dans la bible, et qui s’échangeaient entre Jésus et son père. Jésus, dès l’instant de sa conception et de sa naissance s’était trouvé en « des lieux de fractures », là où on « massacre les innocents ». Puis il avait reçu un jour, dans sa vie d’homme, des mots pour tenter de le rapprocher de son père, dont il était loin en son humanité. Ces mots lui parvenaient par des écrits, qui étaient comme des lettres que son père lui adressait par le scribe qui avait fait les psaumes.

 

Un jour, Jésus avait adopté pour lui, ces mots des psaumes 2 et 109 : « Tu es mon fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré. » C’est à l’écoute de ces mots, que lui le Verbe, avait continué de se faire chair. Dans sa condition d’homme, Jésus avait pu dire aux disciples, qui se demandaient comment il fallait faire pour être des hommes : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous aime. » Et dites à Dieu : « Notre père. »

 

 

Etonnant ! Cet échange entre Dieu et l’homme, entre la divinité et l’humanité. Ça avait pu se passer, parce qu’un jour, Jésus s’était immergé dans l’océan des vivants, il s’était incarné, inséré dans le tissu des humains. Il s’était revêtu de l’étoffe humaine. Notre condition humaine habitait en lui. Il ne s’en débarrassait pas. Il s’en revêtait comme d’un habit qui lui collait à la peau.

 

Lorsque Monsieur Mohamed H. m’avait dit pour la première fois : « tu es comme mon fils, je suis comme ton père. » J’avais failli lui dire : « comment toi, un algérien, un musulman, quelqu’un qui est pour le FLN, tu me dis ça à moi, un français, un chrétien, un occupant, un suppo du colonialisme ! » En me servant le thé à la menthe de son jardin, en égrainant dans le plat de couscous que sa femme nous avait préparé, les grains de raisins d’une grappe, cueillie à la treille du jardin, dans lequel nous prenions notre repas, Monsieur Mohamed H. m’avait fait comprendre que nous étions lui et les siens, moi et les miens, de la même chair. Celle-là de notre Humanité - Une. Et qu’il ne fallait pas l’abimer : « quand vous irez en opération dans le Djebel, m’avait-il dit un jour, de l’autre coté du barrage, j’ai une fille qui est mariée, et qui habite là bas, Allia… Tu feras attention à ce que vous soldats, vous ne lui fassiez aucun mal… »

 

J’avais compris, que le sang versé de son côté, le sang versé de mon coté, avait assez coulé.

 

Il avait trop coulé. Il fallait arrêter le massacre. Un même sang demandait à continuer de couler dans nos veines.

 

 

J’avais compris tout cela. Mais le lendemain, nous repartions en opération, pendant quelques jours. Des fois ça durait une semaine… Et nous revenions à notre B.O.A. (Base Opérationnelle Avancée), dans le village l’OUED FODDA. Je revenais saluer Monsieur Mohamed H et sa famille. Je ne pouvais pas lui dire ce que nous avions fait, mais il le savait, car tout se savait dans le Djebel. Il n’y avait pas de portable, mais les terribles nouvelles, des fouilles de mechta, de la déportation de populations, de la constitution de « villages de regroupements » selon le plan Challe, tout cela se colportait très vite.

 

 

Dans ma conscience d’homme, tout un travail se continuait pour nous relever d’où nous étions tombés. Les paroles du prophète Ezéchiel me revenaient : « Je relèverai votre chair de la terre où la mort l’a fait tomber. » (Ez.37)

 

 

Un jour Monsieur Mohamed H. m’avait dit son dégoût d’apprendre que les gens des douars qui étaient tués dans les opérations, étaient laissés à pourrir sur le terrain, dévorés par le soleil le jour et par les chacals, la nuit… Je pleurais de honte. Je devinais ce qu’il me disait, car j’avais vu des ossements desséchés, dans des endroits que nous traversions, où il y avait eu des opérations précédemment.

 

 

Interpelé par Monsieur Mohamed H. et par d’autres, je demandais à la grâce de Dieu, de nous relever des attitudes mortelles, dans lesquelles nous tombions. Je le priais de nous sortir de l’enfer-mement, où nous étions bouclés. Je raconte dans un de mes cahiers, comment je luttai pour obtenir d’enterrer l’homme qui avait été tué dans l’embuscade que nous avions tendue, la nuit précédente, dans l’Oued-El-Ardjem dans l’Ouarsenis. Bouleversante situation ! J’aurais dû remonter encore plus haut, en amont, dans ma conscience d’homme et oser rendre mes armes et bagages sur le champ. Je ne l’ai pas fait. Ça ne va pas vite pour entrer en objection de conscience. Je vais mettre des jours et des nuits avant de pouvoir affronter, verbalement, mon capitaine, à propos de la manière dont nous faisions les opérations. Celui-ci me traitera alors, « d’objecteur de conscience ». Je me souviens que je refuserai ces mots tellement ils étaient synonymes de traitrise. Mais en fait, je commençais de devenir objecteur de conscience, et je pense aujourd’hui, en 2014 que, je n’aurai jamais fini, de lutter chaque jour, pour le devenir réellement, dans toute l’étoffe de ma vie.

 

Toute la naissance et la maturation, de ma prise de conscience, s’étaient réalisées en cet endroit de la Terre, à OUED FODDA, dans le village de Monsieur Mohamed H. C’est là que je suis né un jour du temps, à l’objection de conscience. C’est là que l’objection de conscience est née en moi.

 

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C’est pourquoi en retournant en Algérie cette année, je tenais à venir me recueillir afin de ramasser mon être en morceaux, ici à OUED FODDA. J’espérais que les enfants de Monsieur Mohamed H. y vivaient et y habitaient encore. Car c’était là que leur père avait été pour moi, « comme mon père », en ces années terribles de la guerre d’Algérie.

 

Mais les membres de la famille de Monsieur Mohamed H. vivaient-ils et habitaient-ils encore là ? 

Par luluencampvolant - Publié dans : Lettres de Lulu
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 23:10

Lundi 7 avril 2014

 

JOURNEE DE JEUNE POUR DEMANDER L’ARRET DE L’ARMEMENT NUCLEAIRE DE LA FRANCE DE MANIERE UNILATERALE

Réunion à la mairie de Dampierre de 14 heures à 18 heures.

25 personnes présentes.

L’après-midi débute par un résumé du voyage de Lulu en Algérie.

C’est une façon d’introduire la discussion à partir de Tibhirine, lieu source de la culture non-violente reconnue de manière internationale.

Nous nous disons les uns aux autres nos difficultés à faire avancer la position de nos évêques de France. Nous leur demandons de changer la déclaration qu’ils avaient faite le 8 novembre 1983 en cautionnant la position du gouvernement français par rapport à l’armement nucléaire de la France.

Il nous faut garder ce droit de pouvoir contester l’autorité. Ce n’est pas parce qu’il nous a été confié une autorité que nous sommes en cela détenteurs de la Vérité.

En se référant à Paul Quilès, ancien technicien de la guerre puisqu’ancien ministre des armées, on sait bien aujourd’hui que cette forme d’armement est obsolète.

L’armement nucléaire avait été présenté comme une force de dissuasion pour la défense de la France.

Il faudrait donc envisager d’autres démarches par exemple auprès des maires, des députés, auprès de toutes personnes et organisations détentrices de pouvoir de décision car le sujet est grave et il est urgent de s’y atteler.

Il en va de l’avenir de notre Humanité.

Nous voulons dire et chanter avec Jean Ferrat

« Nous ne voulons plus de guerres,

Nous ne voulons plus de sang,

Halte aux armes nucléaires

Halte à la course au néant.

Devant tous les peuples frères

Qui s’en porteront garants

Déclarons la PAIX sur terre

Unilatéralement »

 

 

Vidéo : Jean FERRAT chante "la Paix sur Terre"

Attention :

Changement d’horaires pour les prochaines rencontres, toujours le 1er lundi de chaque mois  à la mairie de Dampierre, mais de 16 heures à 19 heures.

 

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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 12:01

En cette journée de jeûne à Dampierre contre l'arme nucléaire, voici un ouvrage qui peut alimenter les réflexions et les débats. 

 

Paul Quilès

 

Ci-dessous le post de Paul Quilès sur son blog daté du 26 novembre 2013:

 

Depuis quelques années, je suis intervenu de différentes façons (livres, tribunes, débats, rencontres, colloques en France et à l’étranger) pour attirer l’attention des Français sur le dossier trop méconnu de l’armement nucléaire.

 

Je pense cependant que, devant le silence incroyable qui continue à entourer la question du nucléaire militaire, il faut maintenant aller plus loin.

 

C’est pourquoi, avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin -auteurs, avec moi, du livre Arrêtez la bombe - j’ai créé l’association ALB, dont le but principal est de contribuer, par des informations, des propositions, des débats, à ce que s’ouvre enfin un débat sur ce sujet, fondamental pour notre stratégie de sécurité, mais aussi pour la survie de l’humanité.

 

Cette initiative devrait vous intéresser, particulièrement celles et ceux parmi vous qui ont soutenu notre démarche.

 

Vous pouvez désormais accéder au site Internet d’ALB

 

Plus nous serons nombreux, plus nous parlerons, plus nous agirons, plus le silence actuel deviendra insupportable.

 

 

On nous dit qu’en France, l’arme nucléaire et le concept de dissuasion qui lui est associé feraient l’objet d’un « consensus ». Dans le discours officiel, cette arme est présentée comme « l’ultime garantie de notre sécurité », « garante de l’indépendance nationale » ou encore notre « assurance-vie ». Ce discours lénifiant, qui s’accompagne d’une véritable « omerta », masque une réalité totalement différente, sur laquelle l’arme nucléaire n’a plus de prise.

 

Le monde et ses menaces ont changé avec la fin de la Guerre froide mais la dissuasion nucléaire est devenue une sorte de « ligne Maginot », modernisée chaque année. A travers le monde, de plus en plus de responsables politiques, militaires, scientifiques ont pris conscience que la dissuasion nucléaire n’a plus la même pertinence face aux défis du monde actuel.

 

Il est temps de briser le tabou français sur ce sujet. L’avenir de notre défense, la protection de nos concitoyens, le respect des engagements internationaux de la France exigent d’ouvrir enfin un véritable débat et de définir les initiatives et les actions qui permettraient à la France de s’engager dans un processus actif, positif et soutenu de mise en œuvre d’un désarmement nucléaire multilatéral.

Sur le blog de Paul Quilès

 

à lire en suivant les liens ci-dessous :

1) Ce que dit Paul Quilès sur "le Huffington post"

 

2) Entretien avec Paul Quilès, ancien Ministre de la défense et Camille Grand, Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique. Débat organisé par Alternatives éconmiques et publié en janvier 2014.

 

 

N'hésitez pas à vous unir  d'une façon ou d'une autre à l'action de Lulu et ses amis qui se retrouvent aujourd'hui à Dampierre pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France. Prochain RDV le 5 mai.

Par luluencampvolant - Publié dans : Désarmement nucléaire
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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 10:00

Lavangeot le 30 mars 2014

 

 

                                                                                                              Monsieur Le Président de la République

 PALAIS DE L’ELYSEE

                                                                              55 Faubourg Honoré

                                                                              75008 PARIS

 

 

 

                Monsieur le Président,

 

Trois Palestiniens ont encore été assassinés, ce samedi 22 mars, à JENINE, par les forces israéliennes, dans une opération conjointe de l’armée, di Shin Beth et d’une unité spéciale de la police.

Ces victimes viennent s’ajouter, Monsieur Le Président, aux 57 autres et aux 897 blessés, recensés depuis le début des négociations.

Au même moment, Monsieur Le Président, Israël accélère les mises en chantiers dans les colonies, ce qui réduit de jour en jour, les chances de mettre un jour sur pied, un Etat viable comme préconisé par la communauté internationale.

 

Nous pensons là, Monsieur Le Président, qu’il s’agit bien, d’une politique délibérée, comme le signale également Amnesty International et qui rappelle dans son rapport intitulé « Gâchette facile » que des soldats israéliens, font preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, et s’exprimant par l’assassinat de dizaines de citoyens palestiniens, y compris des enfants… Vous imaginez Monsieur le Président ?

 

Richard FALK, l’expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés dénoncE aussi la politique d’Israël dans ces territoires, affirmant qu’elle présente les caractéristiques de « l’apartheid » et du « nettoyage ethnique »

 

Que faites-vous Monsieur le Président ?

Que fait la France, Monsieur Le Président ?

 

Rien pour l’heure, qui puisse servir la cause de la paix. En France, vous continuez à cautionner la scandaleuse criminalisation du boycott, contre un état qui viole tous les jours, le droit, Monsieur le Président, criminalisation engagée par Michèle ALLIOT-MARIE.

 

Pour les résolutions concernant la PALESTINE, la FRANCE a voté au conseil des droits de l’homme de l’O.N.U. ce 28 mars 2014.

Comment vous êtes vous situé au nom de la France, Monsieur le Président, lors de ces élections ?

 

Dans l’attente, d’une réponse complète, claire, et rapide, je vous prie, Monsieur le Président, d’accepter mes salutations distinguées.

 

LUCIEN CONVERSET

 

 

Copies pour information à :

-          Monsieur le Ministre des affaires étrangères

-          Monsieur le Ministre des affaires européennes

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Présentation

  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il prend la route le 25 mars 2012 avec son âne Isidore avec le projet d'arriver à Bethléem. Il marche pour la paix et le désarmement nucléaire de la France. Merci à lui !
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Où est LULU ?

Lulu est reparti le 23 mars 2013, alors que les cigognes refaisaient leur apparition à Kovilj. Il a  du laisser Isidore au sud d'Athènes avant de prendre le bateau à Lavrio le 27 mai. Le 30 mai, il a débarqué à Haïfa. Il est arrivé à Bethléem le 17 juin 2013. 
De retour en France le 30 juin, il revient résider dans son village natal à Dampierre dans le Jura.
Il profite d'un voyage organisé par une amie de Besançon pour repartir en Israël et Palestine du 10 au 23 octobre, à la rencontre de résistants non-violents. 

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