Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 19:42
Ouvrez la cage aux oiseaux

Dampierre le 31 mars 2020

 

« OUVREZ … OUVREZ LA CAGE AUX OISEAUX »

(Pierre Perret)

 

Dans l’HLM qui n’est pas très loin de chez ma sœur à Planoise, il vient de se passer un court instant libérateur. Moment qui peut nous insuffler une attitude libérante, dans les jours douloureux que nous vivons. Un homme, s’obligeant au confinement par la loi qui nous dicte à tous de rester chez nous, prend le temps de se laisser travailler par l’esprit inventif dont nous sommes tous dotés.

 

Depuis des années cet homme détient dans sa salle de séjour une cage avec des oiseaux au plumage coloré et au gazouillis enchanteur.

 

Il les soigne chaque jour avec beaucoup d’attention. Plusieurs fois par an il y a des couvées qui se réalisent dans cette cage. De petits oiseaux sortent de leurs coquilles sous les yeux admiratifs de l’homme. Mais c’est dans la cage que tout cela se passe. Il est vrai que notre ami ne garde pas pour lui les oisillons nouveau-nés. Il les offre à des amis voisins. Les oisillons sortent bien de la cage mais c’est pour rentrer dans une autre cage, et perpétuer le confinement.

 

Est-ce bien à cela que madame nature a destiné la gente ailée ?

 

Justement voilà que l’autre jour, au lendemain du 22 mars, jour où le Parlement français intensifiait encore davantage la loi de confinement pour nous tous, notre oiselier eût un songe. Il ressentit intensément que « oiseau et cage ne pouvaient pas aller ensemble ». Si le confinement devenait insupportable pour qui avait des jambes, l’encagement perpétuel devait être invivable aussi pour qui avait des ailes.

 

L’homme se leva d’un bond. Il sortit de sa cuisine. Il entra dans la salle de séjour… saisit promptement la cage aux oiseaux… se dirigea vers la porte-fenêtre du balcon qui était ouverte … et avec une émotion qu’il avait rarement connue il ouvrit la petite porte de la cage et dit aux oiseaux qui devaient se demander ce qui leur arrivait : « Allez les petits… Excusez-nous… on ne savait pas ce que c’était… »

 

Et les oiseaux s’envolèrent et montèrent tout là-haut dans le ciel.

 

En même temps que ce message de ma sœur de Besançon, je lisais dans le journal « La Croix » du 26 mars, que la garde des sceaux Nicole Belloubet, présentait plusieurs mesures d’exception pour la justice dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire afin notamment de désengorger les prisons, entre 5000 et 6000 personnes devraient pouvoir bénéficier des dispositifs présentés… » Comme dans le « désengagement » des oiseaux à Planoise, n’aurions-nous pas dû travailler au « désengorgement » des prisons avant que n’arrive le coronavirus ?

 

Et je ne peux pas ne pas me laisser interpeller par cet article du journal le Progrès de ce mardi 31 Mars. Claude Charbonnier et Jean-Yves Millot qui coordonnent le cercle de silence de Dole nous disent : « La rétention, déjà inadmissible en temps normal pour les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile et les mineurs isolés laissés à la rue, cet enfermement est encore plus inadmissible en cette période de crise sanitaire… Avec les frontières qui se ferment, il n’existe plus de perspective de renvoi. Dans ce contexte, la rétention ne se justifie plus ». Par conséquent, en nous associant aux défenseurs des Droits de l’homme, toutes les personnes qui voudront continuer à faire cercle de silence afin de clamer le cri des exclus, nous, nous nous tiendrons en silence ce soir de 18h30 à 19h30, dans nos maisons.

 

En relevant ce appel des défenseurs des droits de l’homme et des militants du cercle de silence, je découvre une sacrée connexion avec ce que Dieu lui-même dit à notre Humanité quand il donne sa parole au prophète Ezéchiel dans la liturgie de dimanche dernier : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple »(Ez 3 37 13).

 

Qu’est-ce que la chanson de Pierre Perret ressemble à la parole du prophète… Qu’est-ce que l’attitude de l’homme de Planoise ouvrant la cage aux oiseaux qu’il tenait enfermés est de même sève que la manière dont Dieu s’y prend pour soulever la pierre tombale sous laquelle notre humanité est enfouie.

 

Le souffle libérateur qui est entré chez les initiateurs et animateurs de mouvements tels que la ligue des Droits de l’homme, le cerce de silence, Emmaüs, ATD Quart Monde, Amnesty International, le CCFD , la coordination des gens de la santé, là présentement, allié à un engagement politique au service du bien commun, tout cela me fait beaucoup penser que l’Esprit de Dieu a dû se lever bien avant l’aube pour en animer la flamme.

 

Je sens qu’il y a plein de barrières séparatrices qui tombent. Et voilà que j’entends Dieu qui se met à prier les hommes : « En ouvrant la porte de vos êtres, je mets en vous mon esprit… vous n’allez plus pouvoir supporter l’enfer-me-ment qui bouleverse l’existence de beaucoup de mes enfants que vous êtes tous… vous allez avoir envie de libérer et faire sortir de prison vos frères et vos sœurs qui crient leur détresse… vous allez vous rendre compte que vous détenez dans les poches de votre cœur les clefs qui permettent d’ouvrir ces portes de prison envoûtantes. Vous allez entendre votre frère le vent qui chante que la Terre votre mère enfin respire. Et avec François d’Assise, François de Rome, Laurent de Chamole, vous allez vous mettre à entonner des refrains tels que ceux-ci : « Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux… Laudato si… des profondeurs je crie vers toi… mon âme exalte le Seigneur… que serais-je sans toit… sans toi… Et la vérité avec laquelle vous allez vous mettre à chanter vous rendra libres, libérés, libérants. »

Lulu

Repost0
31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 15:36

Un petit problème et cet article n'a pas été publié. Quel dommage !

Communiqué de presse du CERCLE DE SILENCE de DOLE (39)

En période de confinement, notre protestation continue !

Ce prochain samedi 4 avril 2020, nous devions nous rassembler Place du 8 Mai à DOLE, comme chaque 1er samedi du mois depuis exactement 10 ans et demi, pour composer pendant une heure un cercle de silence.

 

Notre Cercle de Silence s’est constitué pour la 1ère fois, à la suite des Frères Franciscains de Toulouse, le 4 janvier 2009, à l’initiative de nombreux citoyens de Dole et la région, sur la base de notre texte d’appel (ci-dessous), inchangé depuis, pour dénoncer les traitements inhumains subis par les migrants, les réfugiés, les demandeurs d'asile, les mineurs isolés laissés à la rue : traitements inhumains et violations des droits qui, malgré nous, sont exercés en notre nom.

 

Nous avons choisi de nous exprimer, non par des manifestations bruyantes, mais par le Silence. Un silence habité par notre cri de protestation, à travers lequel nous disons : Non aux traitements inhumains envers les migrants ! Non aux lois contraires aux conventions internationales et aux lois morales reconnues par toutes les cultures !

 

La rétention, déjà inadmissible en temps normal, l'est encore plus en cette période de crise sanitaire. Même dans les textes qui l'encadrent, la rétention administrative ne doit durer que le temps nécessaire à l'éloignement de la personne concernée. Or, avec les frontières qui se ferment, il n’existe plus de perspective de renvoi. Dans ce contexte, la rétention ne se justifie plus. Alors, nous joignons nos voix à celles des associations qui ont déjà tiré la sonnette d'alarme et comme elles, nous demandons la libération des personnes retenues, ainsi qu’un accueil correct des personnes actuellement à la rue, leur permettant de respecter les mesures sanitaires et de protéger leur santé.

 

Nous sommes contraints d’annuler le cercle du 4 avril 2020 du fait des mesures gouvernementales. Mais en témoignage de leur détermination, les défenseurs des Droits de l’Homme et fidèles acteurs des Cercles de Silence de Dole s’associent à cet appel lancé dans toute la France, et s’engagent chacun(e) à rester en silence chez eux, pendant une heure, et à inviter leurs proches à faire de même, le mardi 31 mars de 18h30 à 19h30, et à renouveler cette initiative chaque dernier mardi du mois pendant toute la durée du confinement.

 Pour le Cercle de Silence de DOLE

 Jean-Yves Millot et Claude Charbonnier

 

 

 

Texte d’appel, distribué à chaque Cercle de Silence

 

Pourquoi nous sommes réunis en cercle et en silence

· Parce que nous sommes solidaires des personnes qui ont été obligées de fuir leur pays et viennent demander l’asile chez nous ;

· parce que nous défendons le droit de ces personnes à être entendues et respectées ;

· parce que nous voulons dénoncer l’enfermement d’hommes, de femmes et d’enfants (même de nourrissons) dans des Centres de Rétention administrative au seul motif d’être entrés en France pour y demander l’asile ;

· parce que nous dénonçons l’existence même de ces Centres de Rétention ;

· parce que nous dénonçons les conditions de détention de type carcéral qui ne respectent pas la dignité des personnes, dans ces Centres de Rétention, dans les zones d’attente des ports et aéroports, et particulièrement le recours trop fréquent à la violence dans les arrestations, les transferts et les expulsions.

· parce que nous sommes attachés aux droits de l’homme en France ;

· parce que nous pensons que la place d’un enfant est à l’école et non dans un Centre de Rétention ;

· et parce que la dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.

 

 Au nom du Collectif citoyen

 du Cercle de Silence de Dole (39)

Repost0
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 11:38

Vous avez été nombreux à laisser des messages à Lulu pour son anniversaire, sur Facebook, par mail ou commentaires. Il a été très touché par ces messages qui ont été le rejoindre dans son confinement, dans sa maison. Merci à tous !

Parmi ces messages, nous en avons retenu un. Pourquoi celui-là ? Parce qu'il reflète ce que beaucoup aurait voulu écrire s'ils avaient eu les mots, le temps, la tête pour l'écrire... Merci à tous !

Lulu à Cariacica au Brésil saluant des personnes près de son hébergement. (Photot Fr. Phliponeau)

Lulu à Cariacica au Brésil saluant des personnes près de son hébergement. (Photot Fr. Phliponeau)

Parce que tu es l'ami de Jésus, tu es prêtre pour tous et plus particulièrement pour les plus démunis, pour les marginalisés, pour les opprimés, pour les victimes des guerres, pour les abandonnés, pour les délaissés, pour les méprises, pour les affligés, pour les ratés, pour ceux qui n'ont pas eu de chance, pour ceux qui n'ont pas su résister au mal et aux mauvais choix. O tu sais les cacher tes larmes Lulu, mais tu sais aussi que nous les partageons et donc nous les voyons à notre très petite lucarne. Ce sont tes offrandes au crucifié. Comme toi, en famille, nous pleurons et essayons d'être auprès de ceux qui luttent pour un monde plus juste, plus ajusté à son divin créateur.

 

Individuellement je suis toujours triste en pensant à l'engouement de beaucoup de copains pour la préparation militaire à Vaux, plutôt qu'à l'entrainement à la paix par la Non-Violence que je ne découvrirai que bien plus tard avec un parangon tel Daniel Treuvey, le taciturne souriant, celui qui ne parlait pas pour ne rien dire, mais aussi avec le père Ceyrac ou C. Muller, un ecclésiastique jésuite, et un laïc. Ne parlons pas de Dom Helder Camara et de celui qui a fini par rejoindre cette cohorte comme Mgr Romero. Dommage que certaines carrures aient eu une vie de mensonge et de scandale sur le dos des plus démunis.

 

Tu as le cœur assez grand Lulu, pour accepter dans ta prière les tortionnaires qui ne savent pas ce qu'ils font, ou les déviés par manque de clairvoyance et d'humilité.

 

Oui tu es l'image de Jésus fait homme, humble serviteur et défenseur des faibles. Nous t'admirons et essayons modestement de te suivre sur tes chemins ardus mais humains, où les ânes, même bipèdes, ont leur place et portent douceur et curieusement humanité.

 

Anniversaire marqué par le covid 19, un ennemi invisible mais que les amis de Jésus ont senti venir depuis que sur cette terre on a massacré les œuvres de Dieu et exclu la Providence et couru après le Profit, toujours plus de profit quitte à tout casser avec des armes toujours plus "intelligentes" dit-on.

 

Il faut vraiment ne pas avoir peur, être l'ami de Jésus pour supporter et dénoncer ce monde-là. C'est pourquoi nous sommes heureux de te connaître et de prier avec toi pour sortir de nos tombeaux.

 

Bon anniversaire Lucien, Bonnes Pâques malgré l'isolement ou le confinement de circonstance.

 

Merci pour tout ce que tu as semé (courage, clairvoyances, fidélité, encouragements, prière) partout où, volens nolens, tes pieds  t'ont conduit.

 

Emilio et Denise SERAFINI

Repost0
24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:03

Dampierre le 23 mars 2020

 

 

«NOS NUITS NE SONT PLUS PRIVÉES D’ÉTOILES »

( Gamin et Rameaux )

 

 

En ce confinement très douloureux et difficile à assumer, quelques appels fraternels et attentionnés me sont parvenus et m’aident à me laisser habiter par la loi, nous demandant instamment de « rester chez nous ».

 

Je veux partager avec vous ces appels téléphoniques.

 

Des médiateurs sociaux nous font comprendre que le confinement est un des moyens les plus efficaces que nous possédons presque tous pour empêcher l’invasion du coronavirus des uns chez les autres. C’est une réelle manière d’aider les membres du corps médical à barrer la route à ce fléau qui tente de s’infiltrer partout dans le monde.

 

Une amie qui a été animatrice dans nos campements à Loisirs Populaires de Dole, me racontait hier soir au téléphone : « Dans l’HLM où j’habite en banlieue parisienne, comme ils font dans certaines villes italiennes, nous ouvrons nos fenêtres ... Quand les 20 heures sonnent ... nous chantons ce que nous avons appris de Graeme Allwright et de Hugues Aufray pour exprimer notre reconnaissance aux travailleurs des hôpitaux et aux chercheurs ... »

 

Une autre amie qui a été animatrice à Floriane est partie se confiner dans la garde de ses neveux et nièces pour que sa sœur, la maman de ces petits-enfants, puisse soigner des malades.

 

Un copain qui a passé sa vie à nettoyer les rues de Dijon, à laver les vitres des magasins, et à balayer les quais et les souterrains de la gare SNCF, en retraite depuis quelques mois, me dit : « Pour partir faire mes courses, j’ai pas acheté de masques, je les laisse aux personnes de l’hôpital. Je m’en suis fabriqué un avec une enveloppe et un filtre à café »

Quel bel esprit inventif et solidaire !

 

Il y aussi nos ânes, Gamin et Rameaux qui me causent beaucoup plus de joie que de soucis. À la mi-février, je les avais mis au bas du pays dans la belle pâture que nous prêtent des amis d’enfance. C’est le long du Doubs, tout près de la grotte préhistorique si chère à Jeannot. De temps en temps j’ouvrais la barrière aux ânes pour qu’ils mangent l’herbe des talus et des fossés. Car l’herbe se faisait rare dans la pâture. Un soir ils me demandèrent ce qui se passait dans le monde des humains :

 

« Nous n’entendons presque plus de bruits d’engins à moteur, aussi bien le jour que la nuit, dans notre environnement. Nos grandes oreilles n’en reviennent pas. Voilà que nous entendons nos voisins les oiseaux dans les buissons d’épines s’adresser des chants d’amour comme il y a des années que nous ne les avons pas entendus. Il parait que vous vouliez venir camper dans la grotte préhistorique avec tes amis Éric et Jeannot parce que c’est leur anniversaire les 20 et 21 mars. Ça en fait des années que vous marchez au même pas que nous les ânes. Vous vouliez venir trouver près de nous un véritable repos, celui-là d’avant toutes les machinations que vous pensiez glorieuses. Si seulement ce calme et ce repos pouvaient se maintenir une fois le coronavirus passé. Si vous voyiez comment les nuits sont redevenues de belles nuits noires. Elles ne sont plus privées d’étoiles. Ne sommes-nous pas en train de nous rendre compte que ce que nous estimions impossible est devenu possible ? Nous sommes prêts à vous aider à nous y maintenir ».

 

Je répondis aux ânes :

« De fait, une pandémie est en train d’invasionner le monde entier.

Nous sommes engagés à nous confiner chez nous, afin de barrer la route le mieux que nous le pouvons à ce fléau.

Tranquillisez-vous, ce n’est pas sur votre dos d’ânes que nous faisons reposer la responsabilité comme au temps de La Fontaine quand il s’était agi de la Peste. Il y a des attitudes fatalisantes que nous ne nous autoriserons plus jamais. Quelque chose comme une aurore, encore plus belle que l’aurore boréale est en train de se dessiner pour l’avenir de notre planète »

 

Les ânes me firent comprendre que pour que nous puissions continuer de cheminer ensemble il faudra réaliser une petite transhumance. Leur confinement en cet endroit ne peut durer. Toute l’herbe est mangée.

 

Je leur dis :

«Je reviens, sans tarder. J’aurai demandé «une attestation de déplacement dérogatoire » Je vous conduirai dans la pâture du haut, dans le verger planté par nos parents. «Sur des prés d’herbe fraîche vous allez pouvoir reposer. »

Une fois notre confinement terminé, nous aurons beaucoup besoin de marcher à votre pas en notre Humanité »

 

Lulu

 

Les ânes déménagent pour mieux se nourrir.
Les ânes déménagent pour mieux se nourrir.

Les ânes déménagent pour mieux se nourrir.

Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 17:12
Pour l'anniversaire de Lulu

C'est le 27 mars, et en ce temps de confinement, et pour respecter ce confinement, nous avons imaginé rassembler vos messages dans des feuillets pour les offrir à Lulu.

 

Voulez-vous écrire un petit message avec vos noms et prénoms à son adresse : lulu.converset@yahoo.fr

 

Vous savez qu'il ne consulte jamais lui-même ses mails, mais que nous lui transmettons les messages que vous lui envoyez. Pour cette occasion n'hésitez pas !

 

Alors, à vos plumes ! heu, à votre ordi !

Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 09:31
Maison de Lulu

Maison de Lulu

Dampierre, le 19 mars 2020

 

 

« POUR QUE CE NE SOIT PLUS APRÈS, COMME C’ÉTAIT AVANT »

 

 

Nous voilà confinés dans nos gîtes et dans nos maisons.

 

C’est un commandement « Restez chez vous » qui nous est intimé par les responsables politiques et sanitaires de notre Etat, nous sommes appelés à obtempérer afin de barrer la route à cette pandémie du coronavirus.

 

Le confinement est une grande épreuve pour nous tous. Mais rester chez soi appelle aussi à « penser ». Le vieux La Fontaine disait dans une de ses fables « Que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ? »

 

Confiné à Dampierre dans ce petit bout de gîte réparé par des mains et des bras solidaires, je viens partager avec vous ce à quoi je songe.

 

Je suis très marqué et très touché par le sens civique et le respect des uns à l’égard des autres qui s’institue dans notre pays voilà quelques jours entre nous tous. C’est sur l’injonction très difficile à instaurer dans le sens du service et dans la recherche du bien commun.

 

Je crois et fais confiance en m’engageant personnellement à répondre à cette organisation civique, politique et sanitaire.

 

Je crois à notre capacité inventive non pas pour sombrer dans la débrouillardise individuelle et égocentrique, mais pour trouver des sentiers de solidarité afin de ne pas tomber dans la dépression provoquée par l’isolement, et contribuer à arrêter la pandémie.

 

Tout d’abord un profond respect à vous amis qui ne pouvez pas obéir à cet ordre de « rester chez vous » puisque vous êtes obligés de quitter chez vous pour aller soigner les membres de notre humanité qui sont atteints du coronavirus ou d’autres maladies, ou qui se trouvent en grande fragilité. Et souvent vous êtes obligés de développer un esprit inventif pour trouver de manière solidaire à garder vos enfants qui ne vont pas à l’école. Et nous apprenons ce jour que des hôpitaux dans l’est de la France commencent à être saturés. Vous vous trouvez devant des dilemmes et des règles de priorité bouleversante pour votre conscience.

 

Mon profond respect s’adresse aussi à vous qui ne pouvez pas vous confiner chez vous parce que vous n’avez pas de chez vous, frères et sœurs en Humanité qui êtes exclus de l’Histoire. Il faudra bien, comme vient de me le dire au téléphone un ami, qu’après la disparition du virus, les logements vides à Paris ou ailleurs deviennent accessibles et habités par ceux qui n’ont pas de domicile ... que ce ne soit pas uniquement l’organisation d’une prophylaxie qui nous oblige à ce qu’il n’y ait plus de gens qui dorment dans la rue et soient réduits à mendier.

 

Il est d’autres grands oubliés de l’Histoire : Vous les gens obligés de vous sauver de vos maisons parce qu’elles ont été bombardées. Nos fabriques et nos trafics d’armements ont fait craquer le commandement « Tu ne tueras pas » Vous aussi ne pouvez pas rester chez vous. Mais vous êtes confinés en de véritables camps de concentration en Turquie, Libye et sur les îles et côtes grecques. Combien de milliards continuerons-nous de donner pour vous placer dans de telles situations asphyxiantes ?

 

L’abbé Pierre disait : « Comment vivre sans toit ? »

 

Mon respect aussi à toutes celles et ceux qui viennent d’être élus par nous comme conseillers et bientôt maires de nos communes. Vous êtes revêtus de l’écharpe du sens du bien commun. Toute ma reconnaissance pour votre sens de l’engagement civique.

 

Adjoignons-y le nôtre afin que chacun trouve une place qui devienne sa place. Que dans notre confinement nous envisagions comment nous bouger pour que ceux qui n’auront pas encore trouvé leur place, la trouvent, et qu’il advienne un avant et un après le coronavirus dans nos communes.

 

Il y a déjà des « après coronavirus » : Dans un canal de Venise en Italie, les eaux sont devenues limpides et plus claires après l’arrêt du trafic des bateaux à moteur le 17 mars. Une conséquence des mesures prises à la suite de la crise du coronavirus.

 

Nous apprenons ces jours que les usines Peugeot ont fermé leurs portes. Un de mes amis à qui je l’annonçais me demandait :

 

« Est-ce que les usines françaises d’armement ont fermé les leurs? »

Je ne sais pas. Si oui et de toutes façons quand elles les ré ouvriront après le coronavirus, exigeons que nous arrêtions d’y fabriquer des armes.

Mais quoi donc alors ?

Du matériel médical, des respirateurs ...

 

Est-ce que ce ne pourrait pas être ça, l’après coronavirus ?

Lucien Converset

Repost0
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 09:56

Cet article est reposté depuis Le blog de Paul Quilès.

Paul Quilès reprend sur son blog les points développés par Jean Ziegler dans son livre "Lesbos, la honte de l'Europe"

Repost0
8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 14:15

Lulu et le groupe ADN, sont en lien avec Jean Ziegler. Ils continuent d'espérer que Jean Ziegler répondra à leur invitation pour des conférences dans le Jura. En attendant, lisez cette interview, et si ça vous parle, procurez vous son dernier livre : 

 

Repost0
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 23:00

N'oubliez pas de consulter le blog de Gaby, l'ami de Lulu. Il y reprend ses notes de voyage en plusieurs épisodes... Vous retrouverez ces lettres sur le plan ici. Clic.

Bonne lecture...

Voyage au Brésil et accueil des Brésiliens en France
Voyage au Brésil et accueil des Brésiliens en France
Repost0
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 22:59

Cet article est reposté depuis Les amis de Gabriel MAIRE.

Repost0

Présentation

  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
  • Contact

Commentaires

Vous pouvez laisser un commentaire sous les articles. Les commentaires sont modérés avant publication. C'est-à-dire que tout commentaire injurieux, insultant publicitaire ou inadéquat n'est pas publié Merci.

Recherche

Désarmement nucléaire

Journée de jeûne pour demander le désarmement nucléaire unilatéral de la France,

tous les 1ers lundis du mois de 14h à 17h en hiver, de 16h à 18h en été, à Dampierre (39) avec un temps de partage et de réflexion animé par Lulu.

Et commémoration des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki entre les 6 et 9 août, chaque année.

L'anti-pub

Les pubs sur les blogs ou les sites que vous consultez sont trop agressives ? Il existe un moyen de respirer à nouveau, en téléchargeant le pare-pub Adblock Plus (clic). Vous ne supprimerez pas les pubs imposées, mais vous ne les verrez plus.