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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 20:06
C'est moi qui ai cassé le petit Ginkgo Biloba !

Mercredi 4 juillet 2018

 

    Lorsque Jeannot et moi nous avions constaté que le petit Ginkgo Biloba avait été cassé le samedi 23 juin, je me souviens que dans l’immédiat j’avais rêvé que les choses se répareraient. J’avais pensé qu’un des jeunes qui s’était amusé autour du petit arbre ce samedi-là, viendrait un jour reconnaitre : « le petit Ginkgo Biloba, c’est moi qui l’ai cassé. »


J’avais tout d’abord « porté ma plainte » auprès de vous, amis, planteurs de ce petit arbre, symbole de résilience et de résistance pour empêcher que notre humanité soit anéantie par l’arme nucléaire.


Notre peine était grande, car le terrain communal du fait de la plantation de ce petit arbre, était devenu un étonnant jardin public de rencontres, dans la recherche de rapports non violents entre nous tous, en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’exclus pour les fêtes et réunions que nous organisions.


Une de nos amies, Toinette, avait alors écrit dans le journal, le Progrès : « Les enfants de la commune apprennent avec le petit Ginkgo Biloba, qu’un arbre ça se soigne, ça s’arrose, parce qu’il doit vivre longtemps. Il les rend heureux, ce Ginkgo Biloba, qui explique le danger de la violence, de la guerre, de la menace nucléaire.»


Nous avions aussi « porté notre plainte » auprès de vous amis de « Palestine Amitié », planteurs de 1000 oliviers pour la paix. Et Rachel qui est en partance pour faire le tour du monde à la rencontre des « jardiniers de paix », avait suggéré : « Comme à la tente des nations en Palestine où nous sommes allés en 2013, quand on constate la casse d’un olivier, on ne se laisse pas abattre. La solidarité s’organise. On replante deux oliviers. »


A la soirée de la journée des voisins, le 1er juillet à Dampierre, à la table mise au pied du petit Ginkgo Biloba tout pantelant, Jeannot et moi nous avions entendu nos convives nous dire : « On a discuté entre voisins avant que vous n’arriviez. On va se cotiser, et vous offrir un Ginkgo Biloba à replanter à l’automne… » J’avais partagé ce fait à la journée de jeûne d’ADN, lundi 2 juillet…


Qu’est-ce que ça nous faisait mal aussi de nous retrouver aux abords d’un petit Ginkgo Biloba brisé, pour préparer le campement MRJC à l’occasion du festival international pour la paix, qui aura lieu du 2 au 5 août à Micropolis à Besançon.


Qu’est-ce que ça allait être douloureux d’apprendre cette cassure du petit arbre à Diana, Marie-Emmanuelle et Lucile, qui avaient tant de cœur à arroser son terrain d’enracinement. Gilbert leur avait annoncé en octobre 2017, alors qu’elles sortaient de l’école, qu’elles avaient reçu le prix Nobel de la paix, décerné à ICAN ( Organisation Internationale pour demander l’arrêt de l’Armement Nucléaire) Gilbert leur avait expliqué : « Le prix Nobel de la paix vous est attribué à vous aussi, puisque de manière très concrète, vous continuez à faire vivre ce symbole de notre lutte non violente pour demander instamment l’arrêt de l’armement nucléaire de la France de manière unilatérale »


Malgré la cassure du petit Ginkgo Biloba, Jeannot s’était dépensé. Il avait trempé de sueur plus d’un maillot de corps afin de rendre accueillant le lieu-dit « La Source », sise en contrebas de la plantation du petit Ginkgo Biloba. C’est au bord de cette source que nous planterons les tentes du campement MRJC et Mission de France, les 30 et 31 juillet.


Oh, elle était toute petite, très petite mon espérance, qu’un jour, un des jeunes qui viennent se rencontrer pour causer à l’endroit où on a planté le petit Ginkgo Biloba, trouve moyen de dire : « C’est moi qui ai cassé le petit Ginkgo Biloba. » Mon espérance était infiniment petite. Mais elle était. Elle était ancrée, enracinée comme la petite graine de la petite fleur qui arrive à pousser dans le désert. Lorsque Christian de Chergé parlait de l’espérance, quand avec ses frères de Tibhirine, ils la cultivaient dans leur jardin intérieur et communautaire, Christian disait : « La petite espérance nous pousse vers ce qui ne se voit pas »


Chers amis planteurs d’arbres, la petite fille espérance qui essayait de se loger au profond de mon être, afin de me pousser à faire confiance qu’un jour, un jeune trouverait moyen de dire que c’était lui qui avait cassé le petit Ginkgo Biloba, et que tout cela pouvait se réparer, eh bien la petite fille espérance vient de faire surgir une joie intense et humble en même temps, en moi et j’en suis confiant, entre nous tous.
Un jeune gars de 15 ans vient de dire : « C’est moi qui ai cassé le petit Ginkgo Biloba ». Ça s’est passé à la source de notre village de Dampierre le mercredi 4 juillet 2018 en fin d’après-midi et voici comment.


Maryse Marchand m’a ramené dans l’après-midi de la réunion du CA de l’association des amis de Gaby Maire. Nous nous sommes redit à cette réunion, combien ça avait été important de nous laisser habiter par la petite fille espérance dans la lutte que nous menions depuis bientôt 30 ans, pour que soit établie la vérité sur la mort de Gaby, afin d’empêcher et enrayer l’impunité des crimes au Brésil. Nous avions maintenu notre relation notamment avec l’avocate Veronica, et un jour d’octobre 2017, nous était parvenue cette déclaration du juge Feu Rosa : 


« Il ne me reste une fois de plus, qu’à demander qu’on m’excuse, excuses pour moi particulièrement amères.
Excusez-moi France, parce que la mort de votre fils Gabriel reste impunie.
Excusez-moi Eglise catholique de France, parce que notre omission a fait d’un père un martyr.
Excusez-moi Père Gabriel, excusez-moi Père pour l’absence de justice.
Excusez-moi !
Ainsi est décrétée l’impunité, je veux dire, la prescription. »


Je viens de dire Au revoir à Maryse, qui repart en direction de Besançon. C’est alors que Jeannot me téléphone en me disant: 
Jean-Luc : « Je suis en panne avec la tondeuse, dans la pâture des ânes à côté de la grotte préhistorique… Faudrait que tu viennes m’aider »
Lucien : « Je descends te retrouver »


Je prends le petit chemin qui est en dessous chez le pépère et la mémère Tabourot. Jeannot a merveilleusement nettoyé ce chemin pour préparer le campement MRJC. C’est un des chemins de mon enfance. J’arrive à la Source de mon village. Malgré la chaleur torride qu’il fait en ce moment, malgré les orages récents qui ont tout chamboulé son pourtour, malgré les détériorations que souvent nous provoquons durant nos séjours à ses côtés, aujourd’hui encore, au moment où je parviens près d’elle, la Source coule toujours paisible et claire. J’aime entendre le chant de l’eau et le gazouillis des oiseaux qui viennent s’y désaltérer. 


Cinq jeunes ados sont là en train de causer. Certains assis sur leur petite moto et d’autres les mains appuyées sur le guidon de leur vélo. Je les salue. J’en reconnais quelques-uns. J’ai parlé l’autre soir avec eux devant l’église que j’avais ouverte le matin même. Je leur avais dit, sans dramatiser, que le petit Ginkgo Biloba avait été cassé. Ils ne s’en étaient pas aperçus. Je leur avais dit que cela nous faisait une grande peine. En effet nous avions planté ce petit arbre avec les membres de l’association ADN, pour tenter d’arrêter le risque de destruction massive de notre humanité, par la folie de l’éclatement de l’arme nucléaire dans le monde… Et parce que nous voulions que cette menace s’arrête, nous demandions à notre pays La France, de stopper la fabrication et le commerce de l’arme nucléaire de manière unilatérale. Je leur avais dit pourquoi nous avions planté ce petit arbre, parce que c’était lui, le petit Ginkgo Biloba, qui avait résisté et repoussé après l’éclatement de la bombe à Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Ces jeunes adolescents m’avaient écoutés je crois. J’avais ajouté que ce serait beau, afin de pouvoir réparer la casse du petit arbre, que celui qui l’avait brisé, sans doute malencontreusement, puisse venir nous le dire. Alors, nous pourrions réparer les choses, maintenir le symbole de paix qui règne en cet endroit.


Je souhaite donc de bonnes vacances à ce groupe de jeunes devant la Source. Je continue mon chemin pour aller aider Jeannot à dépanner la tondeuse. Je n’ai pas fait 100 mètres que j’entends l’un de ces jeunes me rappeler : « Lulu ! Lulu ! » Je suis étonné. Je me retourne. Je reviens sur mes pas. Le jeune qui vient de me rappeler fait quelques pas dans ma direction. Nous nous envisageons, son regard, je me souviens est très clair en même temps que très gêné. Il me dit : « C’est moi qui ai cassé le petit Ginkgo Biloba … Je voudrais en replanter un… »  Je luis dis alors : « Ta parole me touche profondément. J’espérais tant que ce jour viendrait où un jeune me dirait ce que tu es en train de me dire : « C’est moi qui ai cassé le petit Ginkgo Biloba. » Je te remercie, je t’embrasse.


Je vois bien que ce jeune est étonné de la manière dont j’accueille sa démarche. Je sens qu’il se passe aussi quelque chose chez les copains. Je leur dit : « Je vous remercie. C’est avec vous que j’avais causé du petit Ginkgo Biloba l’autre soir. Vous avez sans doute aidé votre copain à dire que c’était lui qui avait cassé le petit arbre. Voilà que grâce à vous et avec vous tous, nous allons pouvoir réparer. On fera ça en novembre de cette année, quand la sainte Catherine sera venue. »


En souriant, ce jeune qui m’apporte tellement de paix me dit : « J’ai fait le jus de pommes avec vous à l’école de Ranchot, avec Mme Nicot, quand j’étais gosse. Je lui demande quel est son beau prénom. En entendant sa réponse, je suis heureux de découvrir que je suis ami d’enfance de sa grand-mère. 


Nous nous communiquons nos adresses. En leur disant au revoir, je me dis en moi-même : « qu’est-ce que j’ai bien fait aussi de ne pas me laisser entrainer dans la violence… le soir où, avec Jeannot  nous avions constaté la casse du petit Ginkgo Biloba ». J’avais été tenté de ne plus vouloir ouvrir l’Eglise, de ne pas laisser les jeunes y emprunter des chaises pour s’asseoir et causer… de ne plus causer avec eux… Et voici que j’ai été comme poussé vers ce qui ne se voyait pas. Et voilà que ça a fait naître la démarche de ce jeune grâce aussi à ses copains … Et puis voilà que le sens est retrouvé de continuer à faire démarrer plein de rencontres à partir du petit Ginkgo Biloba. A ses côtés il se raconte et il se comprend tellement de choses; certes il est cassé, mais vient de surgir en nous tous, grâce à la présence de la petite fille espérance, que nous allons pouvoir continuer la création d’une plénitude de liens et de lieux de paix.


Je continue mon chemin pour rejoindre Jeannot, il est en train de peiner à remonter la tondeuse, je lui dis alors ma reconnaissance pour ce que je viens d’apprendre. C’est à toi en premier que je l’annonce, cette bonne nouvelle : « un jeune vient de me dire que c’est lui qui a cassé le petit Ginkgo Biloba. Jeannot, tu y es pour beaucoup dans ce qui vient de se passer, tu m’as appelé pour que je descende t’aider ; je suis alors passé par le petit chemin qui conduit directement à la Source. Tu l’as rudement bien aménagé, à tel point qu’on a envie de le prendre, c’est grâce à ton travail que j’ai rencontré ce groupe de copains. » Jeannot sourit.


Tout en remontant la tondeuse à la maison, je continue de raconter à Jeannot ce qui vient de se dénouer, nous passons alors devant chez Diana.
Diana nous entend passer, elle nous rattrape, elle a le visage triste, elle vient seulement de constater cet après-midi que le petit Ginkgo Biloba était cassé; je ne lui avais pas encore raconté.
Diana: « J’ai eu un peu mal au cœur tout à l’heure quand avec Lucille, j’ai vu que le petit Ginkgo Biloba était cassé; qu’est-ce qui s’est passé ? 
C’est dramatisant comme il est cassé. Est-ce qu’on va pouvoir le faire repousser ?


Nous vivons alors un moment très particulier, j’ai à recevoir et accueillir la peine de Diana et de Lucille, et en même temps, je suis pressé de leur annoncer que grâce à ce que je viens d’entendre de la bouche d’un jeune, on va pouvoir entreprendre une démarche de réparation des dégâts provoqués par la cassure du petit arbre.


Je raconte donc qu’effectivement il y a une dizaine de jours, le petit Ginkgo Biloba était cassé, je lui dis le travail de la petite fille espérance, et très vite je raconte la rencontre avec ce jeune et ses copains qui vient de se réaliser. Diana est heureuse. Elle est comme libérée, elle me dit : « Je repensais en voyant le petit Ginkgo Biloba cassé à toutes les fois où on avait arrosé ses racines avec Marie-Emmanuelle et Lucille, des fois on disait on va arroser le petit arbre pour Fadila, car elle s’était émerveillée devant le petit arbre et elle nous avait demandé, quand vous l’arroserez, vous penserez à moi. »
Comme tous les enfants, Diana est sensible à ce qui est planté, à ce qui grandit dans la tranquillité, à ce qui pousse bien et porte du fruit.


Le petit Ginkgo Biloba a déjà tellement permis que des liens de paix se créent entre beaucoup de gens parmi nous, mais en même temps, Diana est tellement touchée quand quelque chose se casse ou se déchire dans le tissu de relations qu’elle a contribué à créer … Elle a horreur de ce qui abime la vie, sa vie et celle des autres, et particulièrement celle des petits… , qu’elle éclate de joie lorsque je lui annonce que ce jeune est venu nous dire que c’était lui qui avait cassé ce petit arbre, et qu’il voulait en replanter un. Nous allons pouvoir réparer ce qui a été brisé.


D’où ça peut bien venir que quand il nous est arrivé de casser quelque chose, et à plus forte raison une relation, voilà qu’il nous vient de chercher et trouver un chemin de réparation.
Je suis émerveillé d’être témoin comment Diana pense que Dieu peut être la source de tout ce travail d’élévation de notre humanité.


En nous dirigeant, Diana et moi vers le petit Ginkgo Biloba cassé, afin de déposer sur ses pieds un seau d’eau, nous pensons aussi à aller exprimer à Dieu notre reconnaissance.
Diana : « Je voulais te demander: Marie, est-ce que c’est le nom de la femme de Dieu ? 
Lucien: Dieu en qui nous nous confions, toi et moi, n’a pas de femme mais il est relié, il a fait alliance avec toute notre humanité, et quand nous cassons quelque chose entre nous d’important, il maintient son alliance entre Lui et nous.
On le sent bien dans la manière de vivre et d’aimer qui habite Jésus.


Diana me reparle de sa professeur de français, elle nous a raconté tous les kilomètres que les enfants d’Afrique sont obligés de faire à pied pendant de longues heures pour venir à l’école.
Elle nous a fait écouter une chanson ou on entend un enfant africain  dire : « Je veux à manger, je veux la paix »  Diana me dit, c’est dommage qu’on retrouve des oiseaux morts. Quand on en retrouve qui sont blessés, il faut les porter à quelqu’un qui s’en occupe. Mon papa, quand il était jeune, il avait un petit chien, et un jour il l’avait perdu; il pensait qu’il était mort, et voilà qu’il est revenu, qu’est-ce que mon papa était heureux de l’avoir retrouvé.


Je lui dis, qu’est-ce qu’elles sont belles ces histoires, comme celle de Bim le petit âne, où vous, les enfants, vous nous interpellez à savoir réparer ce qui est cassé.
En nous disant au revoir, Diana me dit : « Est-ce c’est un peu sûr qu’on va replanter le petit Ginkgo Biloba ? »

 

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 15:11
Quatre jours d’actions pour le désarmement nucléaire !

PARIS, MONTPELLIER, DIJON, BREST, TOURS, CHERBOURG...

Lundi 6 août 2018 / Jeudi 9 août 2018


Du 6 au 9 août 2018, entre l’anniversaire du bombardement d’Hiroshima et celui de Nagasaki, 4 jours de « jeûne-action » sont organisés dans plusieurs villes de France (Paris, Montpellier, Dijon, Brest, Tours, Cherbourg, etc.). En Allemagne et en Angleterre d’autres jeûnes-actions sont en lien avec nous. Il s’agit d’interpeller l’opinion publique en organisant des actions de rue (clown-activisme, die-in, commémoration, etc.), des conférences, des projections de film, etc.

Nous organisons ce jeûne depuis plus de 30 ans, mais, cet été, nous serons d’autant plus actifs que nous avons reçu le Prix Nobel de la Paix 2017. En effet, nous sommes membres de ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) à qui revient la signature d’un traité d’interdiction des armes nucléaire voté à l’ONU par 122 pays en décembre dernier.

Cet été, du 6 au 9 août, rejoignez-nous pour continuer à sensibiliser les décideurs et les citoyens du monde entier.

 

Info publiée sur le site "Sortir du nucléaire" où vous pouvez vous inscrire.

 

Dans le Jura, comme depuis 2013, ce sera à Dampierre avec le mouvement ADN. Le programme bientôt sur ce blog, et pour avoir plus de renseignements écrivez à l'adresse du mouvement :  association2018adn@gmail.com

 

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 16:48
Assemblée Générale de ADN-MAN

Avec les beaux jours, le RDV des membres de l'association ADN-MAN change d'horaire, mais pas de lieu.

 

RDV donc à 16h00 ce lundi 7 mai 

à la salle de la mairie de Dampierre.

 

Ce sera l'Assemblée Générale en présence de Patrick Hubert,

ami de Jean-Marie Muller.

 

 

 

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 10:46

« À un monde de violence et d’injustice, au monde de la bombe atomique, on ne saurait déjà plus rien n’opposer que la révolte des consciences, du plus grand nombre de consciences possible. » 

Georges Bernanos

Ce qui est effrayant dans la dissuasion nucléaire, au-delà des risques de mort et de destruction qu’elle fait peser sur l’humanité, c’est la déraison des hommes qui s’enferment dans une logique nihiliste de mort et de destruction. Hiroshima, Nagasaki… Par l’explosion de la Bombe, toutes les pensées de l’homme ont été saccagées…


La préparation du crime nucléaire est l’attentat le plus grave perpétré contre le caractère sacré de la vie humaine, en cela d’abord qu’elle fait peser une menace de mort sur des millions de personnes innocentes, et en cela surtout que, par elle-même, elle nie et renie la sacralité de l’humanité de l’homme, de tout l’homme et de tous les hommes. L’existence même de l’arme nucléaire consacre l’échec de toutes les morales, de toutes les philosophies, de toutes les spiritualités, de toutes les sagesses, de toutes les religions. La dissuasion nucléaire est la défaite de la raison, la défaite de la pensée, la défaite de l’intelligence. La défaite de l’humanité.


Chaque citoyen(ne) est donc sommé(e) de prendre ses responsabilités face au défi des armes nucléaires. Pour autant, parmi les citoyens certains ont une responsabilité particulière dès lors qu’ils sont les porte-parole d’une communauté qui a vocation à faire valoir ses propres exigences éthiques. C’est ainsi que les évêques qui sont les porte-parole de la communauté catholique ont une mission spécifique dans le débat politique concernant l’arme nucléaire. Leur parole reste une parole citoyenne mais leur fonction de clerc leur confère un surcroît d’autorité.


1983 : les évêques français légitiment la dissuasion nucléaire;

Dans un document adopté par la Conférence épiscopale française le 8 novembre 1983 et intitulé Gagner la paix, les évêques français d’alors justifient en bonne et due forme la dissuasion nucléaire. (Cette déclaration a été adoptée par 93 oui, 8 non et 2 abstentions) Ils s’inspirent directement de la déclaration du pape Jean-Paul II qui, dans un texte lu devant l’Assemblée plénière des Nations Unies le 11 juin 1982, affirmait : "Dans les conditions actuelles, une dissuasion fondée sur l'équilibre, non certes comme une fin en soi, mais comme une étape sur la voie d'un désarmement progressif, peut encore être jugée comme moralement acceptable » Malgré sa formulation confuse et ambiguë, cette « petite phrase » ne pouvait pas ne pas être comprise comme une justification de la dissuasion nucléaire.


« Une dissuasion est encore légitime, affirment les évêques français. C’est pourquoi les nations peuvent légitimement préparer leur défense pour dissuader les agresseurs, même par une contre-menace nucléaire. » La très officielle « note explicative » donnée à la presse par les évêques est explicite : « En ce qui concerne la stratégie de la France, l'emploi serait inacceptable : il s'agirait d'une guerre totale par frappe anti-cités. Mais la qualification morale de l'emploi rejaillit-elle sur la "simple" menace ? Il semble que non, si risquée que soit la distinction." En réalité, cette distinction n'est pas risquée, elle est insensée. La menace n'est jamais "simple", mais elle est indissolublement liée à l'emploi qui, seul, peut lui donner une éventuelle signification politique et militaire.


Le 11 novembre 1983, Jacques Gaillot "affiche" sa dissidence sur la place publique en publiant dans Le Monde un article intitulé « Pourquoi j’ai voté contre ». Il affirme : « En ces propos, aucune rumeur d'Evangile qui ouvre à l'espérance. » En effet, en justifiant la préméditation d’un crime contre l’humanité qui est le ressort même de la dissuasion nucléaire, les évêques ont nié l’Evangile.


2018 : les évêques français condamneront-ils la dissuasion nucléaire ?
Alors que j’avais rappelé à un ami la déclaration des évêques justifiant la dissuasion nucléaire, celui-ci me répond : « Puisque les évêques (de l'époque) avaient pris position en 1983 via la Conférence épiscopale française, pourquoi ceux d'aujourd'hui ne pourraient-ils pas le faire en 2018 sur cette question ? » Cette réflexion est certainement justifiée. Depuis trente-cinq ans, en effet, le totalitarisme soviétique s’est effondré, essentiellement du fait de la résistance non-violente des populations civiles de l’Europe de l’Est.


Sur le fond, le texte de 1983 atteste que réflexion critique sur la dissuasion nucléaire est de la compétence des évêques. Au demeurant, elle l’est davantage lorsqu’il s’agit de la contester que lorsqu’il s’agit de l’approuver. Cependant, il existe une différence radicale entre la déclaration de 1983 qui cautionne le pouvoir politique et militaire et une éventuelle prise de position en 2018 qui ne pourrait que le contester. L’Eglise a toujours été tentée de se montrer complaisante envers les pouvoirs établis, alors qu’elle a toujours été réticente à faire preuve d’intransigeance à leur encontre. Il n’a fallu aucun courage aux évêques pour justifier la dissuasion nucléaire. Mais il leur faudra beaucoup de force et d’audace pour la condamner. 


Pourtant, il leur suffira, comme en 1983, de reprendre à leur compte les récentes déclarations de l’évêque de Rome. Dans son discours prononcé le 10 novembre 2017 lors de la conférence pour un désarmement intégral, le pape François a dénoncé les effets pervers des « coûts de modernisation et de développement des armes nucléaires » : ils « représentent un poste de dépenses considérable pour les nations, au point de devoir laisser au second plan les priorités réelles de l’humanité souffrante : la lutte contre la pauvreté, la promotion de la paix, la réalisation de projets éducatifs, écologiques et sanitaires et le développement des droits humains ». Il a également exprimé un vif sentiment d’inquiétude en considérant « les conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques qui découlent de n’importe quel usage des engins nucléaires ». C’est pourquoi, a-t-il précisé, « si l’on considère aussi le risque d’une détonation accidentelle de telles armes due à n’importe quel type d’erreur, il faut condamner fermement la menace de leur usage, ainsi que leur possession (c’est moi qui souligne), précisément parce que leur existence est inséparable d’une logique de peur qui ne concerne pas seulement les parties en conflit, mais tout le genre humain ». Il est remarquable que l’évêque de Rome ne s’en tienne pas à condamner la menace de l’usage des armes nucléaires, mais qu’il condamne avec la même fermeté leur « possession ». Cette condamnation est décisive car elle invite chaque Etat doté d’armes nucléaires à renoncer à leur possession. 


Une déclaration publique de la Conférence épiscopale française condamnant la possession par la France des armes nucléaires sera un événement majeur. Elle constituera l’irruption de l’Evangile dans une société matérialiste dépourvue de toute éthique, elle bousculera tous les dogmes politiques établis. Cette prise de position éthique et politique aura l’effet d’une véritable conflagration. Cette perspective risque de faire peur aux évêques. Mais se taire ce serait une nouvelle fois nier l’Evangile. Nous voulons donc croire qu’ils sauront surmonter leur peur pour être fidèles à l’espérance.
Selon Jean Lurçat, c’est seulement lorsque les hommes auront eu la sagesse de libérer la terre de l’armes nucléaire qu’il sera possible de célébrer la vie et de chanter le monde : “Ce Chant du Monde ne sera plausible, possible, le monde n’osera aborder le Chant, que lorsque la Grande Menace de cette immense, immonde pustule de la Bombe, sera, d’un commun accord, arrachée de la chair des hommes. ”

Jean-Marie MULLER

* Philosophe et écrivain.
www.jean-marie-muller.fr


Dernier ouvrage paru : La violence juste n’existe pas / Oser la non-violence, le Relié.

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 22:06

Réservez votre soirée !

à la MJC de Dole le 15 février avec Paul Quilès

LA BOMBE ET NOUS
film de Xavier-Marie Bonnot (2017, 70’)

Rencontre avec Paul Quilès

Ancien ministre de la Défense,

président de IDN (Initiatives pour le Désarmement nucléaire)
Dédicace de son livre à partir de 19h30


Sommes-nous pris au piège de l’arme nucléaire ? Peut-on vivre sans elle ? Peut-on penser le monde autrement que par un équilibre de la terreur ? Est-elle, au contraire, un gage de paix et de stabilité ? Depuis la naissance même de l’engin ces questions alimentent les peurs les plus terribles et les discours les plus dangereux. Avec des intervenants de tous bords : militaires, scientifiques, historiens, militants, hommes politiques, ce film se propose de porter la réflexion sur l’actualité et l’avenir du nucléaire militaire.

 

Tarifs habituels de 4 € à 7,50 €

 

Voir ici

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 15:22

Le 2 février 2018


à 14h30 chemin de la Passerelle à BREVANS


Plantation de GINKGO-6

 

pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France


à l'invitation de la Municipalité de Brevans, 


grâce à la médiation de notre ami Jacques Martin.

 

Venez nombreux !

1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,
1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,
1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,
1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,
1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,

1 : Dampierre, 2 : Saint-Maur, 3 : Saligney, 4 : Pesmes, 5 : Vevy,

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 14:44

Rappel : N'oubliez pas !

 

C'est une grande chance d'accueillir à Dole Paul QUILES !

 

Ancien ministre de la défense, il est bien placé pour nous alerter sur les dangers de l'arme nucléaire. 

 

Nous sommes tous invités à cette soirée !

N'hésitez pas à  partager cet événement qui aura lieu

le 15 février 2018 à la MJC de Dole.

 

"La bombe et nous" Film et débat avec Paul Quilès

PS : En discutant avec des journalistes durant le vol pour le Chili, le Pape a exprimé sa peur de voir un incident grave déclencher une guerre nucléaire. François a exprimé sa peur effective d’une situation qui pourrait connaître une évolution imprévue. Il a rappelé l’urgence d’un engagement pour le désarmement nucléaire.

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 14:24

 GINKGO BILOBA 5 – VEVY 
25 Novembre 2017


Discours de  Monsieur Claude Janier, maire de Vevy


Aujourd’hui, sur proposition de madame Martine Jacquin et avec l’accord de la municipalité nous allons planter un Ginkgo Biloba.


Cet arbre réputé pour prolonger la vie, a sa célébrité établie dans toute la médecine extrême-orientale, il est un symbole d’unité, d’amour il est porteur d’espoir. En raison de ses propriétés, il est symbole de longévité. Ce végétal est même considéré comme immortel. Le plus vieux spécimen, celui du jardin botanique de l’université de Sendai, au Japon, a 1250 ans.


Mais pour vivre longtemps, il ne faut pas donner la mort, tuer, notamment par des actes de guerre.


Des hommes se sont élevés pour un monde plus humain, fraternel et qui lutte contre les injustices, la pauvreté.


Je pense au Mahatma Gandhi, à Martin Luther King, notamment à son discours « I have a dream », à Nelson Mandela, à Mère Térésa.


Votre objectif est de lutter contre l’arme nucléaire, ce qui est très bien, mais j’en suis convaincu de lutter aussi contre toutes les autres armes, car nous déplorons plus de morts par les armes dites conventionnelles.


La guerre de 14-18 a fait 18,7 millions de morts, celle de 39-45    60 millions.
Avec une seule bombe atomique, ce furent 70.000 morts à Hiroshima et 40.000 à Nagasaki.


Nous devons montrer que la paix est possible, que nous devons contribuer à la construire et, par votre engagement vous œuvrez à réaliser ce souhait.


Si beaucoup d’êtres humains ressentent de la fraternité vis-à-vis de leur semblable nous avancerons, la fraternité lie les hommes entre eux.


Il faut travailler tous ensemble, tous les peuples à cet objectif de paix.


Bonne longévité à ce ginkgo et que votre souhait se réalise.


Claude JANIER
 

Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 16:19
En 1983 et en 2017
En 1983 et en 2017

En 1983 et en 2017

Cher ami Hugues AUFRAY,


Au lendemain de notre courte rencontre samedi soir 4 novembre, à la fin de votre concert à la commanderie de Dole, quand je suis allé vous offrir le poster du petit âne gris, je suis resté  sur une faim de ne pas vous avoir tout dit, pourquoi je faisais cette démarche.


Le lendemain, je racontais à une de mes sœurs ce que j’avais essayé de vous exprimer : en vous offrant l’image du petit âne gris, je voulais vous dire la reconnaissance de ce que vous nous aviez donné durant toute votre vie de chanteur. Ma sœur me dit : « Comme tu n’as pas pu tout dire à Hugues AUFRAY, le pourquoi de ta reconnaissance, écris lui donc ! », c’est ce que je fais.


En vous écoutant de vive voix exprimer vos si belles et profondes chansons, je voulais vous dire en mon nom, certes, mais aussi au nom de mes amis chanteurs et joueurs de guitare, de banjo, et de flûte, avec qui nous avons fait les colos et campements, combien vous nous avez marqués et appelés à nous engager dans l’animation culturelle.


C’était à la colo de Boujailles dans le haut Doubs, dans l’association des loisirs populaires de Dole et dans l’association Floriâne de Salins les Bains dans le Jura. C’était aussi dans les mouvements de jeunes : la JOC, le MRJC, et l’ACE et dans les ateliers des CAT. C’était aussi à l’école Jean Bosco et dans combien d’autres écoles et IME. Ces jeunes animateurs animatrices, instituteurs institutrices, éducateurs et éducatrices, avaient beaucoup de joie en vous imitant, de nous offrir : aux enfants, aux ados et à moi, de meubler l’intérieur de nos êtres, des paroles et de la musique de vos chansons. Plusieurs d’entre eux étaient là dans l’assemblée samedi soir 4 novembre avec moi et les amis qui m’avaient offert une place à votre concert. L’un d’entre eux, hélas, venait de mourir quelques jours auparavant : Alain SAILLARD. Je le représentais et le portais dans mon cœur pour que vous le portiez dans le vôtre.


Il faut que je vous dise en vous remerciant, que nos campements avaient pour but de rebâtir des fermes d’alpages jurassiens, l’été, pour venir y faire du ski de fond, l’hiver.


Nous réalisions cela avec des jeunes très éprouvés dans leur vie, mais tout remplis de trésors et de capacités. Souvent nos déplacements et ballades se faisaient au pas des ânes que des amis savoyards nous avaient offerts le 29 juillet 1981. Nous avions appris aussi dans ces démarches à planter des arbres, à les greffer avec mon papa et nos amis « croqueurs de pommes ».


C’est vous dire combien vos chansons, à propos du «  petit âne gris » et la chanson « Pour faire un arbre, pour faire un âne, pour faire un homme, pour faire un monde, énervant parfois le Bon Dieu dans son atelier » avaient des échos dans nos ateliers de colos et de campements.


Lorsque nous partons encore aujourd’hui ramasser des pommes avec les enfants des écoles, des villages des environs de Dole, « c’est le petit âne gris qui tire la charrette ».


Et je peux vous dire, cher ami Huques AUFRAY que, comme vous le chantez « il y met tout son cœur. »


Nous ramassons des pommes sous des arbres  que nos anciens ont plantés.
Et nous prenons goût et conscience avec les enfants, qu’en plantant eux-mêmes leurs petits arbres, ils vont rendre possible, qu’un jour d’autres enfants ramasseront des pommes sous les arbres qu’ils auront plantés eux-mêmes.
Vous nous avez aidés à reconnaitre, que pour faire ce monde de fraternité, de citoyenneté et de justice,  «  Mon Dieu, que c’est long. »
Il est tellement dur et difficile de nous démunir de nos violences et nous défaire de nos agressions !
A cette lutte, vous continuez à nous donner goût et espérance.


Aujourd’hui en effet, avec les enfants, nous continuons de marcher de villages en villages au pas des ânes et de planter non seulement des pommiers, mais aussi des Ginkgo Biloba en raison de leur résistance et résilience. Cet arbre, une fois planté, apprécie que les enfants viennent arroser ses pieds avec « l’eau vive » de nos fontaines jurassiennes. Nous faisons mémoire en accomplissant ces plantations, que cet arbre a résisté aux violences de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki.


En nous approchant de « cet arbre aux mille écus d’or », nous ramassons ses feuilles pour nous démunir de nos violences et nous alimenter d’amitié dans nos réseaux de relations. Nous demandons et exigeons le désarmement nucléaire de la France de manière unilatérale.


Voilà tout le sens et le but de ce cadeau de la prière du petit âne gris que je vous ai offert, au nom de tous mes amis et en mon nom, de Dole, de Salins, d’Arbois, des plateaux du Doubs et du Jura et d’Algérie aussi. Car nous avons fait un campement en Algérie : c’était avec les jeunes du Jura, au pied du Djurdjura, en Kabylie. 


En allant planter le 5ème petit Ginkgo Biloba le samedi 25 novembre 2017 dans le village de Vevy près de Lons-le-Saunier, ce sera pour que la France s’arrête de fabriquer et de posséder l’arme nucléaire. 


Nous penserons à vous, cher ami Huques AUFRAY, car vous nous avez appris et aidés à « ne pas laisser mourir le petit âne gris au fond de son étable ».


Recevez de la part de nous tous, toute notre amitié reconnaissante et fraternelle.

Lucien CONVERSET, le 5 novembre 2017
 

Ginkgo sur la place de Dampierre

Ginkgo sur la place de Dampierre

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 10:53
Le 1er Ginkgo de la paix a été planté à Dampierre le 9 janvier 2016

Le 1er Ginkgo de la paix a été planté à Dampierre le 9 janvier 2016

Samedi 25 novembre 2017 à 10 heures à Vevy,

 

à l'initiative de Martine Jacquin et du conseil municipal de la commune, sera planté le 5ème ginkgo Biloba pour le désarmement unilatéral de la France.

 

Venez nombreux !

 

Co-voiturage depuis Dole, rendez-vous à la Passerelle à 8h30.

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Présentation

  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
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Et commémoration des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki entre les 6 et 9 août, chaque année.

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