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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 17:35
De Tibhirine...

De Tibhirine...

Dampierre, le samedi 24 septembre 2016

 

D'UN ATLAS A L'AUTRE, DU FLANC DES DJEBELS ALGERIENS AU CREUX DE L'OUED AYACHI MAROCAIN

 

Lorsque j'étais allé en Algérie en mars 2014, grâce à Luc Chauvin, en compagnie de ses parents Nelly et Bernard et de son oncle Claude, nous avions eu la chance de pouvoir aller à Tibhirine par la médiation du " jardinier de Tibhirine" lui-même: Jean-Marie Lassausse. Nous avions été aidés par Jean-Marie Muller et son épouse Hélène qui nous avaient mis en lien avec Anne et Hubert Ploquin. Ils nous avaient permis d'expérimenter que si nous voulions être des constructeurs d'humanité, il fallait faire habiter en nous et entre nous tous, le souffle de Tibhirine, celui-là de la non-violence.

 

Jean-Marie Muller m'avait dit: "Christian de Chergé et ses compagnons, c'est de l'or pur" Il ne nous avait pas fallu beaucoup de temps pour expérimenter que Tibhirine est un endroit- phare, un lieu-source pour les chercheurs et bâtisseurs de paix. J'avais un peu plus pris conscience (en ce temps-là) qu'un témoin du drame qui s'était passé dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 : le rapt des 7 moines de l'Atlas, un témoin demeurait dans le petit monastère de Midelt au Maroc. Et grâce au frère Benoit de l'abbaye d'Acey, j'allais pouvoir rencontrer ce témoin : Jean-Pierre Schumacher. En effet, la communauté d'Acey, est en liens très étroits avec celle de Midelt. L'une et l'autre sont des abbayes cisterciennes.

 

Avec Benoit, nous étions partis à Midelt en septembre 2015, afin de rencontrer le frère Jean-Pierre et les membres de sa communauté, et beaucoup de gens avec qui ils sont en lien d'humanité et de foi. J'y étais resté 15 jours.

 

J'apprenais par le frère Jean-Pierre lui-même que les deux survivants de Tibhirine qu'ils étaient le frère Amédée et lui, avaient été accueillis aux Glycines à Alger, tout de suite après le rapt de leurs frères moines, par le père Alphonse Georger, qui était à l'époque vicaire épiscopal de Léon Etienne Duval, archevêque d'Alger.

 

Durant ce séjour du 9 au 23 septembre 2015, j'avais continué de goûter et expérimenter, que le souffle de Tibhirine qui avait travaillé les flancs des djebels et le creux des oueds algériens du massif de l'Ouarsenis et de l'Atlas Blidéen, ce souffle et cet esprit ne se laissaient pas encombrer de nos empêchements de frontière, ni non plus, par nos raisonnements casaniers. Je sentais ce souffle à Midelt, dans la manière de vivre et d'aimer qui habitait les membres de la petite communauté des moines de Notre Dame de l'Atlas, Kasbah Meriem, au cœur de la cité de Midelt. Je découvrais que la meilleure façon de capter l'eau vive de Tibhirine, de laisser couler sur nos pieds, en nous et entre nous la non-violence, c'était de se mettre à vivre à la manière des gens de la communauté de Midelt dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance en jouant avec les différences dans le sillage de ce qui s'était passé à Tibhirine. J'avais alors dit à nos amis moines, en franc-comtois que je suis, que je trouvais en me laissant rencontrer par eux, que la communauté de Midelt était une résurgence de celle de Tibhirine.

 

J'ai essayé et j'essaie toujours de rapporter avec moi, de pleins seaux de cette eau vive (Jean, 4,10-24). Ou pour prendre une autre image de jardinier qui corrobore celle de la source, je dirais que pendant ce séjour à Midelt, j'avais ramassé non seulement sur mon cahier mais aussi dans mon cœur, un plein-sac de graines de la non-violence. J'ai beaucoup écrit à propos des trésors ainsi ramassés, et, l'incendie de nos maisons le 9 juin de cette année 2016, n'a pas emporté en fumée, la confirmation de la préparation du projet né durant l'hiver 2015-2016 : aller à Midelt avec une quinzaine d'amis, réaliser un jus de pommes dans cette capitale de la pomme marocaine. Mais notre projet était aussi et surtout, de rencontrer le frère Jean-Pierre Schumacher, survivant de Tibhirine, au sein d'une petite communauté dont les frères auraient, eux aussi , beaucoup à nous apprendre. Ce que j'avais vu et entendu, goûté et savouré de ce qu'est la non-violence, la tendresse de vivre et d'aimer, le respect du droit, allait pouvoir être expérimenté par d'autres.

 

Ce que j'avais puisé dans la façon qui habite les moines d'admirer Jésus et de le contempler, allait couler dans l'être de mes amis, eux aussi. J'allais savourer la joie en plénitude, que mes amis accèderaient à des trésors que je n'avais pas encore perçus. Et par là, humblement, le monde entier en serait touché et nourri.

 

Voilà ce qui avait orienté et guidé la préparation, la réalisation de notre voyage du 13 au 20 septembre 2016, en direction de Midelt au Maroc, dans la communauté cistercienne Kasbah Meriem, avec les moines de Notre Dame de l'Atlas.

 

Ce qui allait beaucoup me marquer c'est la tournure communautaire que prenait la préparation de ce voyage. Nous prenions tous des responsabilités selon nos aspirations et nos compétences, pour que soit facile et accessible le voyage des autres et le nôtre. En ramassant sur mon cahier ce que j'écris ce 24 septembre, quelques jours après notre retour, je dis qu'il me semble bien, que ce que j'espérais, s'est réalisé. Nous avons tous fait une sacrée expérience. Chacun des amis-compagnons de voyage, sont en train d'écrire ce qu'ils ont goûté, expérimenté et savouré en se mettant tous proches et à l'écoute de frère Jean-Pierre et de ses compagnons. Quelque chose, comme une sève, nous a été offerte. Nous l'avons reçue, et nous sentons bien que c'est dans le quotidien que nous sommes attendus, pour la faire couler en nous et entre-nous. Tous nous essayons de nous démunir de nos violences et de nos prises de pouvoir. Nous laissons ruisseler la paix entre nous, en faisant place à l'autre, aux autres. Ainsi, nous trouvons notre place.

Ainsi l'humanité se construit.

 

Comme le frère Jean-Pierre, chacun de nous a connu et expérimenté de grandes épreuves, voire des naufrages où tout a semblé sombrer. Nous nous disons : "Mais comment donc, avons-nous pu nous en sortir ?"

 

L'écoute du frère Jean-Pierre, "survivant du drame de Tibhirine", met en chacun de nous, un peu ... beaucoup ... de lumière et de force, pour que nous nous ramassions nous-mêmes, que nous collections les morceaux de nos êtres qui ont volé en éclats, et que nous trouvions raison et sens à notre condition de "survivants dans nos nouvelles embarcations".

Lulu

... à Midelt

... à Midelt

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 13:50

Merci à tous les jurassiens et francomtois qui ont répondu à notre invitation pour écouter Fadila et communier à ce trésor qu'elle a voulu nous transmettre. 

Lors de ses conférences, elle a lu plusieurs écrits de Christian de Chergé dont son testament spirituel. Ecoutez Fadila dans cet enregistrement à Poligny.

A l'entrée du monastère de Midelt, le pèlerin est attiré par une porte qui ouvre sur un petit sanctuaire à la mémoire des 7 moines assassinés. Dans ce sanctuaire, on peut lire ce testament spirituel de Christian de Chergé.

Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé
Testament spirituel de Christian de Chergé

Pour lire le manuscrit : clic ici

Pour lire le testament : clic là

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 13:24

23.09.2016

 

Retour de Midelt, au Maroc. Envie d’écrire…

Par où commencer ?…

Par ce qui est doux quand on est dans un pays musulman…

 

L’appel du muezzin me provoque toujours une émotion intense : au monastère, parfois je l’entendais pendant l’office où nous étions en train de prier. J’imaginais alors les musulmans aller à la prière et je rêvais que leurs prières se mêlent aux nôtres… Quelle belle image… Parfois je l’entendais en étant dans ma chambre, le soir, ou quand nous étions ensemble à discuter en petit groupe, dans la cour intérieure ou dans le réfectoire. Parfois j’avais envie d’aller directement à la mosquée me joindre à eux, me rappelant dans mon for intérieur, la fois où cette femme en Malaisie, m’a accompagnée pour que je puisse prier avec elle, à la mosquée… Je me souviens… Que d’émotions dans nos regards partagés, une fois la prière terminée. La prière se poursuivait encore en secret je pense, dans nos cœurs, souhaits de vie pour l’une et pour l’autre. Deux inconnues en communion totale dans le profond de leur cœur. Parfois j’ai envie de retourner prier avec eux, nos amis musulmans, pour retrouver cette force et cette union.

 

Le matin où mon papa a été malade, quelle ne fut pas mon émotion quand, dans toute mon inquiétude, étant retournée dans ma chambre prendre quelques affaires, avant de partir à l’hôpital, j’ai entendu l’appel à la prière…

 

Les musulmans allaient prier pour moi, pour nous, c’est cela que je ressentais au plus profond de mon être, en lien avec tous les amis musulmans de notre beau voyage. Comme s’ils étaient connectés à nous, sans ne s’être rien dit par la parole, et que nous allions prier ensemble. C’est comme si cet appel à la prière, interrompant mes tourments, me rappelait : « Tu sais ce que tu as à faire ! Je suis là pour vous ! Et à travers vous. Vous êtes là pour vous soutenir entre vous. Vous êtes tous frères. » C’est comme si cet appel me rappelait que la seule chose qui restait à faire était de prier, en communion les uns avec les autres.

 

Ce qui me marque chez les musulmans, c’est cette confiance et lâcher-prise totale en Dieu. Ils ont cette reconnaissance éternelle, que nous avons il me semble beaucoup perdu : reconnaissance pour ce qui fonctionne, reconnaissance d’avoir notre famille, nos proches, notre santé, d’avoir notre travail, notre maison, nos amis…

 

Un sourire, toujours, et cette douceur dans le regard, relié à Dieu en disant : « Hamdoulah ! » « Grâce à Dieu, tout va bien ! ». Ça, je l’ai encore découvert chez Fatima, ses filles Nadia et Marya de 19 et 29 ans, chez Addi le mari et père, qui tient le café, et leur fils Mehdi. Quelle énergie et quelle douceur ! Dans l’ouverture et la simplicité. J’ai été tellement marquée par cette joie profonde en chacun d’eux que j’ai exprimé à Nadia mon étonnement et mon émerveillement de tout ce qu’ils dégageaient dans leurs yeux et dans leurs rires, avec sa famille. Je trouve des étincelles dans leurs yeux, une force et un bonheur profond et immense ! Une confiance et une Reconnaissance ! Nadia les yeux pétillants et en riant m’a dit : « C’est grâce à Dieu tout ça, oui ! Il nous comble de joie, moi et ma famille ! Hamdoulah ! On a beaucoup de chance, oui ! » Et elle continue de rire ! Quelle incroyable beauté cette famille ! Surprenant !

 

Inversement, quand ils parlent de l’avenir, de quelque chose d’incertain ou de l’amélioration de la santé de quelqu’un : « Inch’Allah » rappelle toujours que l’Avenir est dans les Mains de Dieu : « Si Dieu le veut !»

 

J’aime cette formulation qui rappelle que nous n’avons pas le pouvoir sur tout comme nous aimerions parfois. Que tout ne nous appartient pas. Accepter que ça nous échappe. Dans la confiance cependant que ça peut s’améliorer, car Dieu peut faire de grands miracles ; ou dans la confiance que si ça ne s’améliore pas, une force venue d’Ailleurs pourra incroyablement nous aider pour traverser tout cela. Une force qu’on n’estime pas sans l’avoir connue.

 

« Inch’allah » nous ramène à notre Nature d’Homme, dans nos fragilités et notre grandeur, si l’on accepte de recevoir ce qui nous est donné, à travers le Lâcher-prise et l’accueil tout à la fois de l’extraordinaire venu d’Ailleurs !

 

Le troisième mot, qui est celui qui m’est venu en premier auprès de papa à l’hôpital de Midelt est « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim ». Comme une demande, pour le soigner, le confier entre Ses Mains et qu’Il agisse du mieux possible pour sa santé. Etrangement, je n’arrivais à prononcer que ces paroles, alors que le reste du temps, je n’arrive pas à bien les formuler. Je le disais sans crocher, sans balbutier, ça sortait tout seul et en flot… Incroyable cadeau encore de Notre Dieu, Allah, à tous …

 

Bismillah est aussi une manière de confier de manière générale nos actions dans les mains de Dieu, tout en reconnaissant ce qu’il nous donne. On peut ainsi le dire avant de manger, avant de conduire, ou en rentrant dans une maison. C’est une relation encore, avec Dieu, pour signifier qu’il est avec nous au quotidien, en reconnaissant sa Présence, en étant en communion dans nos actions, avec Lui.

 

C’est d’ailleurs par le mot « Bismillah » que frère Jean-Pierre Schumacher a commencé notre Rencontre. En confiant ce partage aux Mains de Notre Dieu, Dieu des Hommes.

RL

Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt
Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt
Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt
Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt
Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt
Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt

Souvenirs d'un voyage au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:07

Roberte est le maillon central de la visite de Fadila dans le Jura. Voici ce qu'elle écrivait au retour de Midelt le 21 septembre 2016.

 

Avant la projection du film « Des hommes et des Dieux », je ne connaissais pas l’histoire des moines de Tibhirine. Je suis très touchée par ce qu’ils ont vécu et j’ai cherché des livres les concernant pour mieux les connaître et comprendre.

 

Ce départ pour Midelt, je l’ai préparé spirituellement car je voulais partir en essayant d’être dans « l’esprit de Tibhirine » et c’est comme cela que j’ai découvert « L’ami parti devant » de Fadila Semaï. Je l’ai lu avec beaucoup d’émotion. J’en parle à Lulu qui me dit « Ecris-lui ! ». Ce que je fais, et je lui propose une rencontre avec notre association ADN-MANV. Peu de temps après, elle me répond. En voici quelques lignes :

« Vous me parlez de votre désir de vous préparer spirituellement à l’esprit de Tibhirine. Si je peux me permettre, voici comment : « Se tenir pauvre devant l’autre, se laisser ‘déranger ‘ et toucher ». C’est selon moi une voie privilégiée pour chaque rencontre. »

 

A ce jour, j’ai écrit une autre lettre, qui est partie de Midelt, car elle me dit qu’elle serait favorable à l’idée de nous rencontrer. Je lui pose alors la question : « Comment allons-nous pouvoir nous organiser avec vous pour la rencontre : frais de voyage, séjour, et organisation ? » (voir l'annonce des rencontres sur le Jura avec Fadila pour la 2ème semaine de janvier 2017)

Roberte, Fadila, et les moines de Tibhirine
Roberte, Fadila, et les moines de Tibhirine
Roberte, Fadila, et les moines de Tibhirine
Roberte, Fadila, et les moines de Tibhirine

Me voici à Midelt. Durant ce séjour, j’ai vécu des moments très forts. Pendant les journées, j’ai pris le temps de réfléchir et me ressourcer, lire et méditer.

 

En allant aux offices monastiques, j’ai aimé ces moments de prière, de silence, de chants. (Frère Antoine, lorsqu’il chantait, donnait l’impression de chanter et danser avec son corps. Très impressionnant !)

 

Je pensais souvent à ces frères moines assassinés, et je les portais dans mon cœur, et j’essayais d’être en communion avec eux et le Christ.

Lorsque j’entends le muezzin, je pense à frère Christian, et à l’ami algérien (parti devant) et à ce moment-là, je ressens beaucoup d’émotion, de cette relation entre chrétien et musulman.

 

Quelle joie et quelle émotion de rencontrer frère Jean-Pierre (rescapé de Tibhirine). Nous avions rendez-vous dans la salle du mémorial de Tibhirine. Nous étions assis près de lui. J’étais intimidée et respectueuse devant un tel homme. Un homme doux, calme et qui dit n’avoir jamais ressenti de haine pendant et après le drame.

Plus tard, j’ai eu l’occasion pendant un court instant de me retrouver seule avec lui. Nous parlions de Lulu et de notre équipe qui était en train de faire du jus de pommes. Il était heureux et émerveillé. Puis en discutant, je lui avoue qu’en moi, j’ai beaucoup de peur, et de pouvoir donner sa vie comme ses frères et lui l’ont fait, je ne sais pas si je pourrais !

« Nous aussi, on a eu peur, me dit-il, mais il faut garder confiance, et si nous gardons cette confiance, le Christ sera là jusqu’au bout ! »

Roberte le 21/092016

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:00

Que d'émotions vécues dans ce petit coin de paradis qu'est le monastère Notre Dame de l'Atlas à Midelt.

C'est l'heure de repartir à Fès, juste après la messe du matin célébrée par frère Jean-Pierre l'Ancien.

Les moines nous ont tous fait la bise, les adieux très difficiles, les sœurs de Tatiouine nous faisant promettre qu'on reviendrait.

Inch Allah !

 

Ci-dessous, vous découvrirez des photos en diaporama

 

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7

Le retour brutal dans les embouteillages de Fez nous ramène à la réalité.

Nous y arrivons à midi pour retrouver avec une joie inexprimable Jacques et Elisabeth qui nous attendent impatiemment à la terrasse d'un restaurant.

Retrouvailles, vous vous en doutez très émouvantes.

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7

Rachid notre chauffeur et notre guide nous fait découvrir Fès... 

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7

Nous visitons un atelier de poterie ! Marc prend la place d'un ouvrier qui façonne des pièces pour les ouvrages en mosaïque ! Quels artistes travaillent là !

Le patron nous met au défit de trouver une erreur sur la mosaïque d'une table. C'est Jacques qui la trouve... 

 

Vous pouvez faire une petite visite de cet atelier en un clic : Art d'Argile

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7

Ensuite Rachid nous fait découvrir les tanneries. A l'accueil, on nous offre quelques branches de menthe... Ce sera notre masque à gaz... Le guide de la tannerie sont heureux de savoir que nous venons de Dole, ville où le père de Pasteur a été tanneur. 

 

Si vous voulez en savoir plus sur les étapes de la préparation des peaux, ce blog (clic) vous dira tout ou presque tout !

 

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7

Et pour finir cette journée en beauté, nous allons au restaurant Al Fassia, pour une soirée typique marocaine, avec musiciens, magicien, danseuses du ventre tout en dégustant un bon tajine d'agneau ou de poulet.

La nuit va être courte ! Il faut se lever à 4h du matin pour prendre l'avion du retour !

Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
Retour de Midelt #7
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:00

Dernier jour à MIdelt...

 

Balade dans les souks:

 

Voir les photos en diaporamas

 

 

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Messe concélébrée avec Lulu et partage avec les Soeurs Missionnaires de Marie

Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6

Marc fait des pates de fruits.

Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6

Visite de la galerie d''un peintre dont plusieurs tableaux ornent la l'hôtellerie, et l'église.

Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6

Lundi matin, dernière messe matinale, et adieux émouvants. Jeannot offre les dessins de Béa à fr. Jean-Pierre.

Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
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Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
Dernier jour à Midelt #6
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 06:37
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt
Homélie de Lulu à Midelt

MIDELT, dimanche 18 septembre 2016

 

Frères et sœurs, chers amis, vous tous,

Grâce à vous amis de Midelt, de la communauté de Notre Dame de l’Atlas, des religieuses franciscaines, missionnaires de Marie, nous avons appris que nous sommes héritiers…

Vous avez pour nous, un testament… Un héritage inouï nous est donné, venant de Tibhirine. Cet héritage est là chez vous, et il parait que vous ne voulez pas le garder rien que pour vous.

Plein de graines de la non-violence peuvent être ramassées par nous en vous rencontrant… Autant que nous le voulons… Oui, nos noms à tous sont couchés sur ce testament. Pas d’exclus pour l’héritage. Tous invités au festin.

 

Qu’est-ce que nous avons bien fait en quittant la France, le mardi 13 septembre, de faire de la place, non seulement dans nos valises et dans nos sacs à dos, mais aussi dans nos cœurs, au plus intime et profond de nos êtres, là où se fait le travail de la conscience. Nous avons essayé de lâcher prise, par rapport à beaucoup de choses bien empêchantes. Ce travail, moi en premier, j’ai senti que j’avais à le faire. Nous avons commencé à nous réjouir, que des fois, ce sont les autres qui réussissent à réaliser, ce que je pensais être le seul capable de faire. Mais aussi toute une lutte, un combat, que nous avons commencé, et maintenu, dans la préparation de notre séjour à Midelt. Nous avons alors découvert, que le seul combat qui compte dans l’existence, ce n’est pas celui de « l’avoir », d’accaparer les biens et de mettre de côté de l’argent… « Nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois : Dieu et l’argent. » (Luc16 13) mais d’avancer les uns grâce aux autres, en approfondissant et développant nos qualités « d’être », de tout faire notre possible, et même l’impossible, pour nous démunir de nos pouvoirs, de nos avoirs, et de nos savoirs, en les mettant au service des autres, de tout faire, pour que celui qui n’a pas de place, en trouve une, où il va s’épanouir… Nous avions même deviné, que ça pouvait nous demander un jour, de donner notre temps… Un peu… Beaucoup… De notre emplacement… Afin de faire la place à l’autre, et peut être un jour de notre vie… Donner notre vie.

 

Nous avons pas mal lu de ce que vous avez écrit… On a beaucoup su, grâce au film « Des Hommes et des Dieux », que certaines personnes qui vous sont chères, ont écrit cela en lettres de sang… pas avec le sang des autres, dans la violence… mais avec leur propre sang dans l’amour. Et ils ont réalisé cela, parce que dans leurs prières, comme celles que vous nous rendez possible dans cette messe, ils demandaient à Jésus, lorsque surgissait tant de violence, qui les assaillait : «  Désarmes-les Seigneur… arrête leurs armes et leurs violences… », mais ils s’étaient repris dans leurs prières et s’étaient mis à dire : « Désarme-moi tout d’abord… aide-moi à ôter la violence qui est tapie au profond de mon être… »

 

Nous sommes heureux aujourd’hui, de vous dire, qu’en repartant de chez vous, demain, nous ne serons pas tout à fait les mêmes que lorsque nous sommes arrivés. Fort probablement parce qu’il y a eu entre vous et nous, écoute mutuelle et rencontre. Le creux que nous avions fait en nous, s’est rempli de votre présence et de celle des amis partis devant, dont vous êtes les messagers. Les livres et les mails que nous avions lus de vous, nous avaient préparés à vous voir, à vous entendre, et à vivre avec vous l’embrassement. Nous nous sommes reçus les uns des autres, dans une sorte d’immédiateté, que nous pouvons appeler : la fraternité, la communion, le fait de nous découvrir et reconnaitre, enfants bien aimés du même Père. Qu’est-ce que nous avons bien fait de réaliser un vide grenier, de faire de la place pour loger dans notre pâte humaine, le levain et ferment que nous avons découvert dans vos manières de vivre, d’aimer, de chanter, de rire, rigoler et prier. Vous nous avez aidés à devenir « Héritiers de Tibhirine ».

 

En vous écoutant tous, moines et habitants de Midelt, Omar, Baha, Soufiane, Corinne… En vous regardant sœurs franciscaines missionnaires de Marie, Barbara et Maria à Tatiouine, où nous aurions tant voulu aller, il y a plein de graines de non-violence, d’amour et de tendresse, dans un climat de justice et de respect du droit, comme le dit et le vit le prophète Amos… Tout ça est venu de vous à nous… Avant-hier, nous avons été heureux d’entendre se confirmer les bonnes nouvelles de la santé de Paul, ami de Rosaline, de la santé de Jacques, le mari d’Elisabeth, les parents de Rachel, de la santé de Béatrice l’épouse de Jean-Luc. Mais pour être vrais, nous continuons de lutter pour traverser les moments difficiles de la réalisation de notre petite communauté… Comme à Tibhirine, lorsque tes compagnons et toi Jean-Pierre, vous vous demandiez : « Faut-il nous en aller, et fuir, ou bien rester et aimer ?» « Petits oiseux sur la branche… ? Ou bien branche pour les petits oiseaux ? »

 

Tu nous as beaucoup marqués Jean-Pierre, par ce que tu nous as dit de votre vie dans votre communauté de Tibhirine, dont nous sommes les héritiers. Nous sommes en train de nous dire aujourd’hui à Midelt : « Est-ce que nous continuons de changer nos cœurs et nos comportements ou si nous en restons au point où nous en étions lorsque nous sommes arrivés ? Est-ce que nous assumons notre héritage de la non violence, ou si nous nous en désintéressons ? »

 

Il y a des moments où j’ai eu peur de moi… J’ai eu peur de ne pas tenir… J’ai eu peur de vous aussi à certains moments, chers amis. Et puis voilà qu’est venu comme un grand vent… Qui nous a fait du bien à tous… chacun en a reçu sa part… surtout après le moment merveilleux où nous avons parlé avec toi Jean-Pierre… C’est incroyable ce que tu nous as donné quand tu nous as confié ton questionnement : « Pourquoi Amédée et moi, nous n’avons pas été pris, et emmenés dans l’enlèvement avec nos sept frères ? »

 

Alors on a ressenti comme un souffle porteur de douceur et de recherche de ce qui est droit et juste en même temps. Nous avons un peu mieux compris, pourquoi Jean-Pierre, vous avez été survivants Amédée et toi. Nous sommes en train de continuer à faire de la place dans nos êtres à cet héritage  de Tibhirine. Il y a quelque chose qui nous vient de là-bas, qui traverse la frontière entre l’Algérie et le Maroc, cette frontière que l’on dit impossible à traverser.

 

Davantage que quelque chose, ce souffle ne serait-il pas l’esprit de quelqu’un ? Celui-là qui nous pousse à trouver notre place, en donnant notre place aux autres : « Après vous les amis ! »

Est-ce que ce ne serait pas pour cet héritage, que nous sommes survivants nous aussi, de combien de naufrages et de difficultés que nous avons traversés.

Héritage de l’amour,

Héritage pour nous : « Laissons les autres nous aimer »

Héritage pour les autres : « Aimons nous les uns les autres. »

A cette force d’aimer, les autres aussi ont droit d’accès et de connaissance, dont ils sont les héritiers.

Est-ce que ce n’est pas ça qui donne sens à la traversée de nos épreuves, qui nous laisse survivants nous aussi afin de donner ce que nous ont légué les amis partis devant.

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 18:00

Le jus de pommes ayant eu beaucoup de succès, Marc a visité le jardin pour découvrir d'autres trésors. Et c'est là qu'il a découvert cachées sous les feuilles des vignes abandonnées, de magnifiques grappes de raisins qui rendraient jaloux nos vignerons jurassiens !!!

Alors tout le monde se retrouve à nouveau autour du pressoir pour fabriquer du jus de raisin. On fait fonctionner le téléphone arabe, normal ici, pour trouver une centaine de bouteilles vides et il coulera 80 litres de bon jus de raisin ...  une manne pour le monastère !

Marc, toujours aussi ingénieux, a fait avec la pulpe, des pâtes de fruits.

 

Samedi à Midelt #5
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Pendant l'opération jus de raisin, 6 touristes du groupe ont découvert les gorges de Jaffar. Touristes, car pas équipés pour une telle aventure... Malgré les difficultés rencontrées, ils n'oublieront pas les rencontres avec les nomades berbères, et leur accueillant thé à la menthe, ni l'aide providencielle de 2 hommes qui ont prêté leurs mules pour soulager les pieds meurtris, ni la magnificence des lieux ! 

Samedi à Midelt #5
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:53
Vendredi à Midelt #4
Vendredi à Midelt #4

Après la messe du matin nous avions rendez-vous avec frère Jean Pierre Schumacher dit Jean Pierre  l'Ancien pour le distinguer du prieur frère Jean Pierre Flachaire

Nous attendions cette entrevue depuis notre arrivée et avions hâte de pouvoir échanger avec cet homme dont le charisme nous a déjà tous séduits

Nous étions assis et installés autour de lui, tout proches.

Quelle simplicité et que de douceur dans ce regard qui a traversé tant d' épreuves. Juste de  l'Amour !

Avec humour il nous a raconté des anecdotes de son enfance et on l'imaginait très bien faire des farces à ses camarades de classe, les yeux pleins de malice.

Quand nous avons abordé le drame de Thibirine, nous qui étions venus chercher auprès de lui des graines de non-violence, ce sont de grands sacs que nous avons collectés. Dans ses propos relatants cette longue nuit, aucun jugement.

Seulement des mots pleins de réel pardon et prononcés avec sincérité.

Il a pris le temps de répondre à toutes nos questions avec gentillesse, et l'émotion était palpable.

Après ces nourritures spirituelles, les nourritures terrestres n'ont pas été mal non plus.

Vendredi à Midelt #4
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Vendredi à Midelt #4
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Après ces nourritures spirituelles, les nourritures terrestres n'ont pas été mal non plus.

C'était le couscous chez Omar. Nous sommes partis dans les rues du village car il nous avait donné RV devant la mosquée.

Belles images d'enfants, de villageois avec leurs animaux, de peaux de moutons  séchant au soleil.

 

Vendredi à Midelt #4
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Et le couscous, une merveille ! et des gâteaux au miel !

Préparés par la femme d' Omar et Baha sa belle sœur qui prépare chaque jour les repas au monastère.

Et en plus, la grande joie de le partager avec les moines, car il est tout à fait exceptionnel qu'ils sortent ainsi. Seul frère Jean-Pierre l’Ancien n'a pu nous rejoindre, sans doute trop fatigué de nous avoir reçus 3h le matin même. Cela a été un grand moment de pouvoir échanger avec eux.

Rosaline

 

Vendredi à Midelt #4
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 12:00

La journée n'a pas très bien commencée. Jacques, un de nos amis du groupe, a eu un gros pépin de santé et les pompiers sont venus le chercher dans la nuit. L'hôpital de Midelt l'a fait transporter à celui de Meknès, mieux équipé. Leur fille Rachel qui les a accompagnés à Meknès nous a appelés pour nous donner des nouvelles plutôt rassurantes. Merci mon Dieu !

 

Et aujourd'hui ô merveille, le jus de pommes a bien coulé. Les moines et Omar étaient heureux et Lulu n'en parlons pas ! Tous ont pressé, même frère Jean-Pierre (dit l'Ancien) qui a 92 ans.  Ils sont maintenant parfaitement équipés pour faire du jus avec leurs pommes. Reconnaissons aux hommes du groupe qu'ils ont bien travaillé !

Ils sont allés cueillir les pommes et les ont remontées dans des seaux bien remplis, Frère Antoine était avec eux pour la cueillette lui aussi a beaucoup travaillé.

Il y a eu 70 bouteilles de faites et toutes ont été pasteurisées.

On va essayer de trouver pour le monastère un stérilisateur et un thermomètre qui chauffe à plus de 80° On a fait toutes les boutiques de Midelt pour en acheter un, en vain. Il faudrait aller à Casablanca et ce n'est pas la porte à côté.

La chose importante que nous retiendrons et qui nous a touchés, est que Frère Jean- Pierre le jeune (c'est le prieur) nous a dit qu'il allait proposer aux gens du village qui le souhaiteraient de venir presser leurs pommes au monastère.

Le but de notre petit périple au Maroc est pleinement réalisé, Merci à Lulu qui nous a entraînés dans cette belle action.

Et quelle joie de voir les moines goûter au bon jus en nous expliquant qu'ils allaient maintenant pouvoir utiliser toutes leurs pommes en faisant de grosses économies en électricité, car ils en faisaient de la compote et pour la congeler cela revenait cher au monastère.

Jeudi à Midelt #3
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Une partie du groupe a fait plus ample connaissance avec des religieuses rencontrées aux offices du matin. Elles habitent à quelques minutes du monastère et ce sont vraiment des femmes extraordinaires. Elles ont été officiellement reconnues à l'occasion de la journée mondiale de la femme pour tout ce qu'elles apportent depuis des années à toutes les familles des alentours et étaient heureuses de nous montrer un diplôme reçu, les remerciant d'accompagner les plus nécessiteux.

 

Soeur Monique, une pétillante alsacienne nonagénaire est au Maroc depuis 58 ans, et sait qu'elle ne reviendra sans doute pas en France car elle est trop fatiguée pour faire le voyage. Ces femmes sont Franciscaines, Missionnaires de Marie (FMM).  Il y a aussi la douce Sœur Anna du Sénégal, infirmière, qui connaît Gaby et Louis Thomas les curés de ma paroisse. Quand on dit que le monde est petit !

Jeudi à Midelt #3
Jeudi à Midelt #3
Jeudi à Midelt #3

Pendant le repas du soir (très bon mais toujours bien épicé ) nous avons eu la joie de voir arriver Rachel. Elle a tenu à nous présenter Driss le conducteur de l'ambulance qui la ramenait de Meknès, et qui avait pris soin d'elle et de ses parents toute la journée. Son papa reste en observation. Sa maman est hébergée chez les soeurs missionnaires de Marie qui résident à Meknès.

J'espère que tout va bien en France, ici on est un peu dans un autre monde.

Amitiés à tous.

Rosaline

Jeudi à Midelt #3
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Présentation

  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
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