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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 14:24

 GINKGO BILOBA 5 – VEVY 
25 Novembre 2017


Discours de  Monsieur Claude Janier, maire de Vevy


Aujourd’hui, sur proposition de madame Martine Jacquin et avec l’accord de la municipalité nous allons planter un Ginkgo Biloba.


Cet arbre réputé pour prolonger la vie, a sa célébrité établie dans toute la médecine extrême-orientale, il est un symbole d’unité, d’amour il est porteur d’espoir. En raison de ses propriétés, il est symbole de longévité. Ce végétal est même considéré comme immortel. Le plus vieux spécimen, celui du jardin botanique de l’université de Sendai, au Japon, a 1250 ans.


Mais pour vivre longtemps, il ne faut pas donner la mort, tuer, notamment par des actes de guerre.


Des hommes se sont élevés pour un monde plus humain, fraternel et qui lutte contre les injustices, la pauvreté.


Je pense au Mahatma Gandhi, à Martin Luther King, notamment à son discours « I have a dream », à Nelson Mandela, à Mère Térésa.


Votre objectif est de lutter contre l’arme nucléaire, ce qui est très bien, mais j’en suis convaincu de lutter aussi contre toutes les autres armes, car nous déplorons plus de morts par les armes dites conventionnelles.


La guerre de 14-18 a fait 18,7 millions de morts, celle de 39-45    60 millions.
Avec une seule bombe atomique, ce furent 70.000 morts à Hiroshima et 40.000 à Nagasaki.


Nous devons montrer que la paix est possible, que nous devons contribuer à la construire et, par votre engagement vous œuvrez à réaliser ce souhait.


Si beaucoup d’êtres humains ressentent de la fraternité vis-à-vis de leur semblable nous avancerons, la fraternité lie les hommes entre eux.


Il faut travailler tous ensemble, tous les peuples à cet objectif de paix.


Bonne longévité à ce ginkgo et que votre souhait se réalise.


Claude JANIER
 

Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France
Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France

Plantation du 5ème Ginkgo Biloba pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 16:19
En 1983 et en 2017
En 1983 et en 2017

En 1983 et en 2017

Cher ami Hugues AUFRAY,


Au lendemain de notre courte rencontre samedi soir 4 novembre, à la fin de votre concert à la commanderie de Dole, quand je suis allé vous offrir le poster du petit âne gris, je suis resté  sur une faim de ne pas vous avoir tout dit, pourquoi je faisais cette démarche.


Le lendemain, je racontais à une de mes sœurs ce que j’avais essayé de vous exprimer : en vous offrant l’image du petit âne gris, je voulais vous dire la reconnaissance de ce que vous nous aviez donné durant toute votre vie de chanteur. Ma sœur me dit : « Comme tu n’as pas pu tout dire à Hugues AUFRAY, le pourquoi de ta reconnaissance, écris lui donc ! », c’est ce que je fais.


En vous écoutant de vive voix exprimer vos si belles et profondes chansons, je voulais vous dire en mon nom, certes, mais aussi au nom de mes amis chanteurs et joueurs de guitare, de banjo, et de flûte, avec qui nous avons fait les colos et campements, combien vous nous avez marqués et appelés à nous engager dans l’animation culturelle.


C’était à la colo de Boujailles dans le haut Doubs, dans l’association des loisirs populaires de Dole et dans l’association Floriâne de Salins les Bains dans le Jura. C’était aussi dans les mouvements de jeunes : la JOC, le MRJC, et l’ACE et dans les ateliers des CAT. C’était aussi à l’école Jean Bosco et dans combien d’autres écoles et IME. Ces jeunes animateurs animatrices, instituteurs institutrices, éducateurs et éducatrices, avaient beaucoup de joie en vous imitant, de nous offrir : aux enfants, aux ados et à moi, de meubler l’intérieur de nos êtres, des paroles et de la musique de vos chansons. Plusieurs d’entre eux étaient là dans l’assemblée samedi soir 4 novembre avec moi et les amis qui m’avaient offert une place à votre concert. L’un d’entre eux, hélas, venait de mourir quelques jours auparavant : Alain SAILLARD. Je le représentais et le portais dans mon cœur pour que vous le portiez dans le vôtre.


Il faut que je vous dise en vous remerciant, que nos campements avaient pour but de rebâtir des fermes d’alpages jurassiens, l’été, pour venir y faire du ski de fond, l’hiver.


Nous réalisions cela avec des jeunes très éprouvés dans leur vie, mais tout remplis de trésors et de capacités. Souvent nos déplacements et ballades se faisaient au pas des ânes que des amis savoyards nous avaient offerts le 29 juillet 1981. Nous avions appris aussi dans ces démarches à planter des arbres, à les greffer avec mon papa et nos amis « croqueurs de pommes ».


C’est vous dire combien vos chansons, à propos du «  petit âne gris » et la chanson « Pour faire un arbre, pour faire un âne, pour faire un homme, pour faire un monde, énervant parfois le Bon Dieu dans son atelier » avaient des échos dans nos ateliers de colos et de campements.


Lorsque nous partons encore aujourd’hui ramasser des pommes avec les enfants des écoles, des villages des environs de Dole, « c’est le petit âne gris qui tire la charrette ».


Et je peux vous dire, cher ami Huques AUFRAY que, comme vous le chantez « il y met tout son cœur. »


Nous ramassons des pommes sous des arbres  que nos anciens ont plantés.
Et nous prenons goût et conscience avec les enfants, qu’en plantant eux-mêmes leurs petits arbres, ils vont rendre possible, qu’un jour d’autres enfants ramasseront des pommes sous les arbres qu’ils auront plantés eux-mêmes.
Vous nous avez aidés à reconnaitre, que pour faire ce monde de fraternité, de citoyenneté et de justice,  «  Mon Dieu, que c’est long. »
Il est tellement dur et difficile de nous démunir de nos violences et nous défaire de nos agressions !
A cette lutte, vous continuez à nous donner goût et espérance.


Aujourd’hui en effet, avec les enfants, nous continuons de marcher de villages en villages au pas des ânes et de planter non seulement des pommiers, mais aussi des Ginkgo Biloba en raison de leur résistance et résilience. Cet arbre, une fois planté, apprécie que les enfants viennent arroser ses pieds avec « l’eau vive » de nos fontaines jurassiennes. Nous faisons mémoire en accomplissant ces plantations, que cet arbre a résisté aux violences de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki.


En nous approchant de « cet arbre aux mille écus d’or », nous ramassons ses feuilles pour nous démunir de nos violences et nous alimenter d’amitié dans nos réseaux de relations. Nous demandons et exigeons le désarmement nucléaire de la France de manière unilatérale.


Voilà tout le sens et le but de ce cadeau de la prière du petit âne gris que je vous ai offert, au nom de tous mes amis et en mon nom, de Dole, de Salins, d’Arbois, des plateaux du Doubs et du Jura et d’Algérie aussi. Car nous avons fait un campement en Algérie : c’était avec les jeunes du Jura, au pied du Djurdjura, en Kabylie. 


En allant planter le 5ème petit Ginkgo Biloba le samedi 25 novembre 2017 dans le village de Vevy près de Lons-le-Saunier, ce sera pour que la France s’arrête de fabriquer et de posséder l’arme nucléaire. 


Nous penserons à vous, cher ami Huques AUFRAY, car vous nous avez appris et aidés à « ne pas laisser mourir le petit âne gris au fond de son étable ».


Recevez de la part de nous tous, toute notre amitié reconnaissante et fraternelle.

Lucien CONVERSET, le 5 novembre 2017
 

Ginkgo sur la place de Dampierre

Ginkgo sur la place de Dampierre

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 10:53
Le 1er Ginkgo de la paix a été planté à Dampierre le 9 janvier 2016

Le 1er Ginkgo de la paix a été planté à Dampierre le 9 janvier 2016

Samedi 25 novembre 2017 à 10 heures à Vevy,

 

à l'initiative de Martine Jacquin et du conseil municipal de la commune, sera planté le 5ème ginkgo Biloba pour le désarmement unilatéral de la France.

 

Venez nombreux !

 

Co-voiturage depuis Dole, rendez-vous à la Passerelle à 8h30.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 17:03

Lors de la marche pour la paix à Besançon, ce samedi 23 septembre 2017, les marcheurs se sont arrêtés au pied du Ginkgo Biloba du Square St-Amour. Lulu a pris la parole au nom du mouvement ADN-MANV :

Marche de la paix Besançon Square Saint-Amour
Marche de la paix Besançon Square Saint-Amour
Marche de la paix Besançon Square Saint-Amour

Marche de la paix Besançon Square Saint-Amour

Chers amis,

 

- Du fait que nous avons grande difficulté de nous entendre les uns les autres en Humanité,

- Afin de nous envisager et d’arrêter de nous casser la figure,

- En préparant cette manifestation pour la paix,

- Nous avons entrepris de marcher au pas des ânes, d’arrêter de courir comme des insensés,

- Et d’écouter ce que les arbres cherchent à nous dire, à nous les humains et particulièrement le GINKGO BILOBA.

- Du fait qu’il a résisté à la violence nucléaire d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945, cet arbre nous dit et nous appelle à résister à toutes violences, si nous voulons être Faiseurs de Paix aujourd’hui.

Cet arbre nous dit et nous appelle à ôter d’abord les violences qui sont en moi, en nous.

 

Amis de Besançon, vos ancêtres ont planté le Ginkgo Biloba du square Saint Amour où nous venons de nous arrêter, de nous planter quelques instants durant notre marche pour la Paix.

Mes ancêtres à Dampierre, dans mon village natal, en ont planté un aussi à peu près au même moment. De temps en temps, je vais m’adosser à cet arbre. Quand je frotte mon dos contre son écorce, j’entends et je comprends que l’arbre veut me parler. Je l’entends qui me dit : « Tu veux que la paix vienne dans notre monde, tu espère à la paix avec les autres, ne sens tu pas comme c’est important de faire la paix avec toi-même, en toi-même. Réconcilie-toi avec toi. Mets-toi à l’écoute de ce qu’il faudrait arranger au profond de toi »

L’autre jour, j’étais venu avec des enfants : Diana, Marie, Emmanuelle et Lucile afin d’arroser les pieds du petit Ginkgo Biloba que nous avons planté le 9 janvier 2016. Nous étions horrifiés parce que nous venions d’entendre : les menaces d’anéantissements de leurs peuples par les présidents TRUMPS et KIM JUNG-UN. Nous sentions un grand risque qu’ils aillent jusqu’à déclencher l’arme nucléaire.

 

Mais voilà que le petit Ginkgo Biloba se mit à nous dire, alors que nous mettions l’eau sur ses pieds : « Ne laissez pas votre président de la république, Monsieur Macron, se faire héliporter sur un sous marin nucléaire à Belle Ile en Mer. Cela est aussi horrifiant. » Nous comprenions que c’est en nous défaisant en France de l’arme nucléaire de manière unilatérale, que nous ferons arrêter l’armement nucléaire du MONDE. Nous n’étions pas fiers de l’attitude de notre président. Nous lui avons écrit que pour enrayer le risque de faire éclater le ventre de notre mère la Terre, nous commençons à exiger de notre pays que nous arrêtions de verser des milliards d’euros afin de perfectionner notre armement nucléaire.

 

Afin de nous main-tenir dans cette lutte, je propose que nous nous donnions la main, que nous nous Main – Tenions, que nous nous tenions par la main. Nous pensons particulièrement à nos amis malades, Alain, Jacqueline, Paul…

Ainsi nous nous maintenons en résistance et résilience par rapport à la violence, par rapport aux armements de la France et particulièrement par rapport à l’armement nucléaire.

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 18:00

RdV le samedi 23 septembre 2017 à 14h au parc des Glacis devant le monument aux morts près de la Gare Viotte à Besançon.

 

Des membres de notre association ADN-MANV* participeront à cette marche. Lulu et ses ânes se rendront à ce RDV. Ils partiront de Dampierre le mercredi 20 septembre, Lulu attend les marcheurs qui veulent les accompagner pour un café chez lui à 8h00. Ils feront halte le soir à Chemaudin où Marc et Geneviève offriront une soupe. Le lendemain, jeudi 21, nouveau départ à Chemaudin à 8h00 pour arriver aux haras de Besançon vers 16h00.

Ceux qui veulent participer à l'une ou l'autre marche, et (ou) au repas du mercredi soir,  sont invités à se manifester en laissant un message qui ne sera pas publié mais que l'administrateur comptabilisera. 

*(Association pour le Désarmement Nucléaire unilatéral de la France
en lien avec les Mouvement pour une Alternative Non-Violente)

 

 

Marchons pour la paix !

Le texte de l’Appel national signé par 115 organisations :

Partout en France le samedi 23 septembre 2017, marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de Paix !
En marche pour la paix – Stop la guerre – Stop les violences

L’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense.
Nous sommes persuadés qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres ne doit faire obstacle à l’expression de cette aspiration commune.

Nous sommes révoltés face à l’augmentation incessante des dépenses militaires qui sont passées de 1.144 milliards de dollars en 2001 à 1773 milliards en 2015 (Sipri en USD taux de change 2014) et favorisent un commerce des armes immoral et dangereux, alors que le budget des Nations Unies pour les opérations de paix est de seulement 8,7 milliards et que la lutte contre le réchauffement climatique nécessite des moyens importants tout comme la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD).

https://www.mvtpaix.org/wordpress/les-marches-pour-la-paix/

Marchons pour la paix !
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 07:23

Lettre de Lulu au Président de la République Française, Mr Emmanuel MACRON

 

Dampierre, le 8 juillet 2017

 

Monsieur le Président,

 

C’est avec une joie profonde, où est venu se loger quelque chose d’existentiel, que j’apprends que 122 états du monde, en session à l’O.N.U., viennent de s’engager dans un traité pour demander et exiger que nous arrêtions la fabrication et le commerce des armes nucléaires. N’est-ce pas un signe fort que nous voulons arrêter de tomber dans une attitude criminelle les uns par rapport aux autres, en nous menaçant de la mort nucléaire ?

 

Mais en même temps que la joie prenait place dans mon cœur à l’annonce de cette bonne nouvelle, une grande et profonde tristesse venait se loger à ses côtés. J’apprenais que la France qui se veut ambassadrice de paix ne signait pas le traité et qu’elle doublera le budget de l’armement nucléaire.

 

Alors je vous écris Monsieur le Président. J’espère profondément que le secrétariat auquel cette lettre arrive vous la fera parvenir. C’est un droit à mes yeux de vous écrire et c’est même un devoir. Je suis citoyen de la France. J’ai voté pour vous quand vous vous présentiez à nous pour devenir président de la République, les 23 avril et 7 mai 2017. Mais mon vote n’est pas un blanc-seing.

 

Je vous écris pour vous dire que ce que vous décidez entre autre par rapport à l’armement nucléaire de la France a un tel impact sur l’avenir de notre humanité que par conséquent vous ne pouvez être seul, avec une petite oligarchie autour de vous, à prendre de telles décisions qui menacent de mort notre humanité. Votre attitude est peut-être constitutionnelle. Elle n’en est pas moins injuste et usurpatrice. Vous êtes-vous déjà dit en conscience qu’il est criminel pour nous, la France, de menacer ainsi de mort certaine et atroce notre humanité ?

 

Où puisez-vous ce droit de décider de doubler le budget de l’armement nucléaire de la France ?

Pensez-vous que c’est ainsi que nous enrayerons le terrorisme ?

Croyez-vous mettre la France en marche  en agissant ainsi ? En marche pour accélérer notre décadence humanitaire ?

 

Avec mes amis œuvrant à un désarmement nucléaire de la France de manière unilatérale, nous vous soufflons à l’oreille que vous seriez un vrai président de la république si vous vous engagiez à faire stopper l’adage latin « si vis pacem para bellum », en préparant la paix par des actes de paix, celui notamment de ne pas alimenter le budget militaire nucléaire de la France, mais d’entrer effectivement dans le traité qui vient d’être signé à l’O.N.U. par 122 états.

 

Dans plusieurs de vos déclarations vous nous dites que vos personnes référentes sont Paul Ricœur, Emmanuel Mounier. Ils ont été et demeurent les aiguilleurs de ma prise de conscience d’homme. Déjà pendant le drame de la guerre d’Algérie que j’ai faite avec deux millions d’hommes de France, c’est sur eux que je m’appuyais pour résister, et refuser que la fin justifiât les moyens dans notre triste vie de soldats.

 

Croyez-vous que ces penseurs bâtisseurs de notre humanité avec des Théodore Monod, Jean-Marie Muller, Albert Camus, Georges Bernanos soient fiers de vous quand vous vous faites héliporter afin d’entrer dans un sous-marin nucléaire français il y a quelques jours ?

 

Il est fort probable que le général De Gaulle auquel vous aimez vous référer aussi a pu dire au moment de mourir : « Je n’aurais pas dû engager la France dans la fabrication et l’éclatement de la bombe nucléaire dans le Sahara algérien, ni non plus penser pouvoir être fier de devenir capable de faire disparaître de la vie des cités entières d’hommes, de femmes et d’enfants. 

 

Les conséquences en sont trop graves pour l’avenir de notre humanité. » Comme le général Massu avait dit à propos de la torture pendant la guerre d’Algérie, quelques temps avant de mourir : « C’est vrai que nous aurions pu ne pas nous laisser entraîner à torturer sous prétexte de désarmer le terrorisme. »

LA FIN NE JUSTIFIE JAMAIS LES MOYENS

 

Monsieur Emmanuel Macron, devenez un « déclareur » de paix, vous serez alors un véritable président de la république.

 

Croyez à mes sentiments respectueux, et à ceux des amis du mouvement ADN MAN avec qui je vous écris cette lettre.

 

Lucien Converset

 

Lire aussi sur le blog de Paul Quilès :

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:45

Exceptionnellement et la 2ème fois de suite, le calendrier invite à déplacer le jour de la rencontre du groupe ADN-MANV* du lundi au mardi.

 

Donc RDV mardi 6 juin à 16h00 à la salle de la mairie de Dampierre.

 

*Association franc-comtoise pour le Désarmement Nucléaire Unilatéral de La France, en lien avec le Mouvement pour une Alternative Non-Violente.

 

Ce sera l'occasion de partager sur la dernière lettre de Jean-Marie MULLER : 

La profession de foi nucléaire

d’Emmanuel Macron

 

Réunion de ADN-MANV le 6 juin

Le danger le plus redoutable, ce n’est pas tant que la bombe explose, c’est qu’elle existe déjà. Le danger, ce n’est pas le feu nucléaire, mais la foi nucléaire.
Paul Virilio

L’insécurité du territoire, Paris, Stock, 1976, p. 143.

S’il est un dossier sur lequel Emmanuel Macron semble incapable de faire preuve de la moindre intelligence novatrice, c’est bien celui de la dissuasion nucléaire. Le Président de la République se contente de répéter le discours idéologique de ses prédécesseurs : « La dissuasion nucléaire est la clef de voûte de notre architecture de  sécurité. Elle  est au cœur de notre indépendance stratégique[1]. » Comme pour aggraver encore son cas, il précise qu’il engagera, au cours du prochain quinquennat, « le renouvellement des deux composantes de la dissuasion nucléaire ».

 

Cependant, il croit pouvoir prétendre que « la France est pleinement mobilisée en faveur du désarmement nucléaire » et qu’elle a « un bilan exemplaire en la matière ». Voulant « prendre en compte le contexte stratégique et les impératifs de sécurité qui en découlent », il affirme que « l’approche française est une approche réaliste qui s’inscrit dans le cadre d’un processus graduel ».

 

Emmanuel Macron prend soin de récuser la proposition de ceux qui défendent « l’objectif d’une interdiction totale des armes nucléaires qu’ils sont prêts à réaliser même sans le soutien des États qui possèdent l’arme nucléaire, pourtant principaux acteurs du processus ». Certes, le Président de la République est fondé à douter de la mise en œuvre d’un tel processus de négociation. La France, précise-t-il, « ne saurait s’engager dans une telle négociation sans que les autres États dotés ou possédants ne s’y engagent également », ce qui n’est nullement à l’ordre du jour « à un moment où tous nos partenaires dotés de l’arme nucléaire modernisent résolument toutes ses composantes ». Il fait valoir en fin de compte que le désarmement nucléaire relève en priorité de la conférence d‘examen du Traité de non-prolifération (TNP), mais il ne saurait ignorer que ladite conférence se trouve en panne sèche depuis longtemps et qu’aucun espoir de la voir aboutir ne saurait être justifié.

 

Ainsi, toutes les voies vers le désarmement nucléaire multilatéral mènent vers des impasses. Bien sûr, à aucun moment, Emmanuel Macron n’évoque l’hypothèse d’un désarmement unilatéral de la France. On devine que cette perspective lui est totalement étrangère. Et pourtant l’analyse la plus rigoureuse de la situation internationale fait apparaître que j’arme nucléaire est une menace pour la paix en France et dans le monde et non pas une sécurité.

 

À aucun moment, dans aucun conflit, non seulement l’emploi mais la menace même de l’emploi de l’arme nucléaire ne sauraient être envisagés. Ils sont véritablement im-pensables. L’ampleur de la catastrophe humanitaire provoquée par tout usage de l’arme nucléaire constitue une totale dissuasion qui pèse sur nos propres décideurs. Ainsi, la dissuasion s’inverse-t-elle et se retourne  contre elle-même : ce sont mes décideurs des Etats nucléaires qui sont dissuadés d’employer l’arme nucléaire.

 

La menace terroriste est la principale menace qui ^pèse sur nos sociétés, mais l’arme nucléaire s’avère totalement incapable de l’éradiquer. Les terroristes qui viennent frapper mortellement nos sociétés peuvent tire de nos armes nucléaires. En outre, la préméditation du crime nucléaire constitue la négation et le reniement de toutes les valeurs morales, éthiques, intellectuelles et spirituelles qui fondent la civilisation. Mais là encore, les clercs qui sont en charge de ces valeurs, qu’ils soient religieux ou laïcs, s’accommodent lâchement de ce crime et innocentent les politiques. Bien qu’on  refuse d’en prendre conscience, ce reniement empoisonne en profondeur la vie morale des Français. Quand tout a été dit, il faut tenir que le dogme nucléaire illustre dramatiquement jusqu’où peut aller l’imbécillité des hommes.

 

Notons que l’État français s’est déjà engagé à renouveler son arsenal nucléaire. Cette modernisation coûtera 2 milliards supplémentaires par an à partir de 2020. Il y a là un véritable détournement de l’argent public au profit d’œuvres de mort. Combien de temps encore les Français supporteront-ils encore ce gigantesque gâchis ?

 

Face à toutes ces  dérives, seule une mobilisation de la société civile a le pouvoir de  faire entendre raison aux responsables politiques. Et cette mobilisation concerne chaque citoyen.

 

* Philosophe et écrivain,

Auteur de Libérer la France de l’arme nucléaire, 2014, Chronique sociale.

www.jean-marie-muller.fr

 

[1] Nous nous référons à la réponse du candidat Emmanuel Macron au questionnement du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) : http://www.francesansarmesnucleaires.fr/spip.php?article94

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:00

La plantation du Ginkgo Biloba - 4  

 

aura lieu à Pesmes le samedi 1er avril 2017 à 11 heures.

 

Venez nombreux pour porter ce message d'espoir, 
le refus de la violence implique de s'engager visiblement dans la non-violence, et pour nous, dans la volonté de désarmer la France.

les ginkgos de Dampierre, Saint-Maur et Saligney
les ginkgos de Dampierre, Saint-Maur et Saligney
les ginkgos de Dampierre, Saint-Maur et Saligney

les ginkgos de Dampierre, Saint-Maur et Saligney

Pour en savoir plus sur la plantation des Ginkgos Biloba par ADN-MAN, cliquez sur le tag 

Ginkgo Biloba

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 22:32

Dampierre, mardi 13 décembre 2016

 

C'est grâce à Marie-Emmanuelle 6 ans, que j'ai fait connaissance avec Diana, 10 ans. « Elles sont toujours ensemble », dit la grand-mère de Diana.

 

Un jour de cet été 2016, alors que nous préparions avec les amis du groupe ADN-MANV l'inauguration de la plantation du Ginkgo Biloba, que nous avions fixée le 6 août (anniversaire bouleversant de l'éclatement de la bombe à Hiroshima), ces deux filles me disent : « Est ce qu'on pourrait mettre de l'eau sur les pieds du petit arbre ? » Diana et Marie-Emmanuelle avaient dû voir et remarquer comment Alain, Jeannot et moi nous avions le souci d'arroser et irriguer les pieds du petit Ginkgo Biloba, depuis que nous l'avions planté. Peut-être nous avaient-elles un jour ou l'autre, accompagnés… et regardés … et nous n'avions pas pris le temps de leur proposer que ce soient elles qui versent l'eau sur les pieds du petit arbre… Et voici que ce jour, avec un regard aussi limpide et pur que l'eau qu'elles désiraient déposer sur les racines du petit Ginkgo Biloba, elles me disent : « Est-ce que nous, on pourrait mettre de l'eau sur les pieds du petit arbre ? »

 

Grandes personnes que nous sommes ou que nous croyons être, pourquoi ne sommes-nous pas spontanément les « facilitateurs » que les enfants attendent que nous soyons ?

« C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante »

Pourquoi paraissons-nous toujours si pressés aux yeux des enfants ? Pourquoi ne rendons-nous pas possible que ce soit eux, les enfants, qui « fassent »… « réalisent »… et « créent » ?

 

Ce jour-là, je me laissai toucher et marquer par le regard et la parole de ces deux petites filles.

 

Jusqu'à ce jour, je les avais rencontrées très souvent lorsqu'elles allaient à l'école du village ou en revenaient. Nos rencontres avaient été ponctuées par de simples salutations. Désormais, le croisement de nos chemins n'allait plus être des rencontres sans importance. Il s'était passé quelque chose de très fort, quand, sur leur demande, j'avais apporté deux petits seaux d'eau... que j'avais déposés tout près du petit Ginkgo Biloba. Ainsi ce n'était pas trop lourd ni difficile à porter par elles. J'avais laissé et fait en sorte, que ce soient elles qui versent l'eau sur les pieds du petit arbre. Chacune d'elles, à la ressemblance du Petit Prince, s'étaient mises au service d'une cause commune pour notre humanité. Le petit Ginkgo Biloba était devenu leur arbre, sans exclure du tout, qu'il puisse continuer d'être le nôtre. Plus que ça ! Le petit arbre était apparu celui de tous, parce qu'il était devenu le leur. Ce qui se passait grâce à elles, rayonnait sur tout le monde. Nous avions lu ensemble le petit panneau que nous avions inséré aux côtés du petit arbre.

"J'aime bien être amie avec tout le monde" (Diana 10 ans)

Quand je marchais dans les rues du village de Dampierre en compagnie d'amis venus le voir et que nous rencontrions Marie-Emmanuelle et Diana, j'étais heureux de les présenter à mes amis en disant: « Voici les deux grandes filles qui prennent soin du petit Ginkgo Biloba, en mettant sur son terrain d'enracinement, l'eau dont il a tant besoin." Il se passait chaque fois quelque chose de très beau : la reconnaissance de qui sont les enfants par nous adultes, mais aussi, l'estime des adultes par les enfants, la découverte que les uns et les autres ont beaucoup à donner aux autres, mais aussi et surtout, beaucoup à recevoir les uns des autres.

 

Il me revenait la parole de l'artisan par excellence de la création des liens entre les humains, mais aussi de l'apprivoisement des humains par les animaux, les végétaux, et tout ce qui pousse à la surface de la terre: « Je vous ai envoyés ramasser, là où d'autres ont plantés »

 

Et voilà qu'un jour d'automne, alors que je suis de retour de la Fin Basse où j'étais allé contempler le lever du soleil, passant devant l'école de Dampierre un peu avant 8 heures et demi, des enfants accourent pour venir me saluer...

Et parmi tous ces enfants, Marie-Emmanuelle et Diana ... ce jour-là, Diana me dit : « Dans ma classe notre institutrice nous demande de choisir, d'interviewer quelqu'un qui est important pour nous. Il y a une liste avec des noms, il y a ton nom. J'ai dit que j'aimerais bien t'interviewer, est-ce que tu serais d'accord ? »

Lucien : « Je suis très touché de la démarche de votre institutrice et de la tienne. Je te répond : Oui, tout de suite ! »

Diana : « J'ai déjà préparé mes questions. »

Lucien : « Je prendrai tout le temps qu'il faudra pour y répondre. »

Diana : « J'ai écrit les questions que je veux te poser sur une feuille de cahier. »

Lucien : « Je ne vais pas te demander maintenant quelles sont tes questions. Je serai heureux de les découvrir quand on fera l'interview. »
Et j'ajoute :

Lucien : « L'endroit de l'interview pourrait-il être chez Marie-Emmanuelle ? Veux-tu en parler avec ta famille ? »

 

Diana est radieuse que nous envisagions de réaliser cet interview et Marie-Emmanuelle aussi. L'une et l'autre le signifient par un merveilleux sourire.

Et j'ajoute encore.

Lucien : « Ça me touche d'être pour vous, dans l'école, quelqu'un d'important, mais je voudrais que vous gardiez ce que je vais vous dire : Pour moi, à mes yeux, vous êtes tous et chacun, quelqu'un de très important, vous Diana et Marie-Emmanuelle, vos frère et sœur, vos parents, vos institutrices et instituteurs et tous vos camarades... »

 

Quelques jours plus tard, je rencontre Diana chez Marie-Emmanuelle. La maman de Marie-Emmanuelle, Agnès, me dit : « Ta famille, n'est-ce pas, Diana, est très contente que Lulu réponde à l'interview que tu lui as demandé. Mais ta grand-mère serait ravie que l'interview se fasse chez elle. »

Lucien : « Je me réjouis de cet artisanat et travail de dentelière que vous réalisez, afin que nous vivions cet interview »

 

La rencontre est prévue pour samedi 10 décembre. Mais voilà que j'apprends la mort d'un ami de Foncine-le-Haut, Jean-Daniel Senot. Je vais à l'enterrement mais je ne préviens que tardivement le soir Diana et sa famille par la médiation d'Agnès que je n'ai pas pu me rendre à l'interview ce samedi après-midi comme convenu. Je présente mes excuses. Il nous faudra trouver un autre jour.

Chance ! Tout va se rattraper ce mardi 13 décembre. En effet j'aperçois Diana et Marie-Emmanuelle en train de jouer à côté du petit Ginkgo Biloba. Je les salue et leur propose d'arroser les pieds du petit arbre. Leurs mines sont réjouies. Je dis : « Est ce que nous pourrions réaliser l'interview maintenant ? »
Diana: « Je vais voir ma grand mère et je reviens. »

 

Gilbert et Ginette ainsi que Alain et Véronique, avec qui nous venions de mettre à l'abri les derniers stères de bois d'affouage sont ravis de me voir partir vivre cet interview avec Diana et Marie-Emmanuelle. En effet, ils ont été plusieurs fois témoins des soins que ces deux grandes filles prodiguaient à l'égard du petit Ginkgo Biloba.

"J'aime bien être amie avec tout le monde" (Diana 10 ans)
"J'aime bien être amie avec tout le monde" (Diana 10 ans)

Quelle joie de nous retrouver avec Diana et Marie-Emmanuelle chez la mamie de Diana. Diana est en CM2, elle est née en 2006. Marie-Emmanuelle est en CP, elle est née en 2010.

Lucien : « Raconte-moi Diana, comment c'est venu cette belle histoire d'interview. »

Diana : « Notre institutrice voudrait qu'on apprenne à parler devant nos camarades en classe. Elle nous a dit un jour : « Voici une liste de gens importants pour nous. Choisissez celui que vous voulez. Vous aurez à le présenter devant vos camarades en classe. » « Elle nous a donné une liste. Quand j'ai vu ton nom dans la liste, j'ai dit : Je vais faire un exposé sur toi. J'aurais pu aller sur ton blog. Mais je me suis dit, je vais l'interviewer. Pour moi, c'est une chance de faire une interview avec toi. »

Lucien : « Eh bien pour moi, d'être interviewé par toi c'est un grand bonheur. J'en suis très touché. Et je te redis ce que je t'ai dit l'autre jour Diana : Vous êtes tous et chacun, quelqu'un de très important à mes yeux. »

 

Et Diana commence à me poser des questions qu'elle lit sur son cahier. Elle me demande ma date de naissance, où je suis né, où j'ai grandi… et où j'ai vécu mon enfance. Nous constatons que mon enfance a été vécue là où Marie-Emmanuelle et elle Diana, vivent la leur. Souvent, depuis l'endroit où elles habitent, elles gravissent la côte, pour venir jouer sur ce beau terrain communal que l'on appelait dans mon enfance « le vieux cimetière ». De ce champ des morts, elles continuent ce que nous en faisions, avec mes sœurs, mon frère et nos camarades, un champ de création et de recréation. Elles continuent de faire de ce champ des morts, le champ de la vie, du jeu de la fraternité avec leurs camarades.

Lucien : « Il n'est pas étonnant que ce soit là que nous avons planté le petit Ginkgo Biloba et que ce soit vous qui l'arrosiez. Tout ça, pour continuer à nous défaire de nos violences en faisant de la place dans nos jeux à ceux qui n'en n'ont pas. »

Diana : « Veux-tu me dire Lulu, où tu as été à l'école quand tu étais enfant. »

Lucien : « C'est dans la même école que vous que j'ai appris à lire, à écrire et compter … dans cette école-là, où vous-mêmes vous apprenez à lire, écrire et compter. J'ai aimé aller à l'école publique de mon village. J'appréciais beaucoup mes maîtres d'école. Encore aujourd'hui je les vénère pour ce que, en union avec mes parents, ils m'ont appris à découvrir de la beauté de la vie... C'est dans cette école aussi, que j'ai appris à ne pas laisser de côté les copains qui traversaient de durs moments et des choses difficiles... C'est par mes maîtres avec qui mes parents venaient causer, c'est grâce à eux ensemble, que j'ai découvert combien c'était passionnant de développer de toutes nos forces ce que la vie a déposé en chacun de nous. Ainsi, nous pouvons mieux l'offrir aux autres et recevoir d'eux les trésors qui les habitent eux aussi et qu'ils veulent nous donner. »

 

Voilà un petit peu comment j'essayais de répondre aux questions que Diana me posait et qu'elle avait écrites sur son cahier. J'étais étonné par la façon dont elle me questionnait et aussi par la manière vive dont elle récoltait et écrivait ce que je disais. C'est alors qu'arriva de sa part la question suivante. Etait-elle écrite sur la feuille de son cahier ? Je n'en sais rien. Je n'en ai pas l'impression.

Diana : « Qu'est ce qui t'a marqué le plus dans ta mémoire ? »

Lucien : « C'est quand j'ai vu des enfants abimés par la guerre en Algérie. Je ne pouvais pas supporter. Je me suis engagé dans mon cœur, à faire tout ce que je pouvais avec d'autres amis, pour arrêter la guerre, comme on pouvait, là où on était. Je voulais rendre possible que les enfants que je rencontrais, aillent à l'école, que leurs parents aient du travail, et qu'ils puissent donner à leurs enfants un beau logement lumineux … Que les enfants puissent jouer beaucoup avec les autres, qu'ils puissent s'amuser et qu'ils découvrent que c'est comme ça qu'ils sont des bâtisseurs de paix. Pour arriver à cela, il faut que nous les adultes, nous arrêtions de fabriquer et vendre des armes.

 

Devant la façon dont Diana me pose ces questions et la manière dont elle ramasse ce que je luis dis en l'écrivant sur les feuilles de son cahier, je dis à Diana : « Que penses-tu faire comme profession un jour ? Peut-être que tu as déjà une idée ? »

Diana : « Je voudrais être coiffeuse… »

Lucien : « Oh, c'est beau comme métier ! Est-ce que ça t'es déjà venu aussi de vouloir devenir journaliste ? Je te dis ça, c'est parce que je vois la vivacité avec laquelle tu nous fais réaliser cet interview. »

Diana : « J'ai pensé être journaliste car je voudrais interviewer tous les gens qui sont connus et célèbres... »

Lucien : « Tu es sans doute quelqu'un qui aime lire ! »

Diana : « Oui , je vais à la médiathèque. »

Lucien : « En continuant à lire et à écrire comme tu le fais, tu te prépares à être journaliste ou à faire un autre métier… Celui de ton choix. »

Diana : « Je suis heureuse de t'interviewer. »

Lucien : « Tu deviens toi aussi bâtisseuse de la paix. »

Diana : « Pourquoi se faire la guerre ? Ça sert à rien, il faudrait se pardonner entre pays pour qu'il n'y ait plus de bébés morts, d'adolescents morts. Ils méritent d'avoir la vie.

Nous, on vit beaucoup, et pas eux … Et tous ces migrants qui sont obligés de quitter leur pays à cause de la guerre ! »

 

Lucien : « Qu'est-ce que je suis marqué de pouvoir causer comme ça avec toi, Diana. Je voudrais que tous les enfants de la terre puissent faire ce que tu fais : interviewer un adulte, écouter ce qu'il dit, mais aussi que l'enfant puisse dire à l'adulte ce qui est au fond de son cœur, comme tu es en train de le faire à mon égard. Il en existe, mais il en faudrait encore d'avantage. »

Diana : « C'est grâce à mon papa que je pense que la guerre n'est pas bien, qu'on doit arrêter de se faire la guerre pour rien ! Je pense aux enfants qui sont malheureux dans des pays qui sont en guerre. C'est pas eux qui l'ont déclenchée. Ils voudraient bien que ça s'arrête. Nous on aimerait pas vivre la guerre. Je me mets à leur place, c'est horrible pour eux. C'est comme si tout éclatait vers eux… »

Est arrivé le moment où l'interview que Diana a initié se poursuit de manière réciproque.

Lucien : « Pour moi c'est un grand moment que nous vivons chez vous, mamie de Diana. Votre petite fille Diana a eu l'idée de réaliser cette interview. Merci à sa grande sœur qui a pris des photos. C'est très beau ce que l'institutrice de ta classe, Diana, a suscité… Et je sens comment tes parents vont être heureux, eux aussi , que de tels moments se vivent chez eux »

Diana : « Pour moi aussi, c'est un moment très important. Je me disais : « Enfin, il vient ! »

Lucien : « Diana, avec Marie-Emmanuelle, vous êtes fabricatrices de la paix, et vous nous mettez tous dans le coup. »

La Mamie : « Diana, ma petite fille s'entend avec tout le monde. »

Diana : « Dès que je suis arrivée dans l'école, j'ai dit à tout le monde que j'étais leur amie, parce que j'aime bien être amie avec tout le monde. »

« C'est pas la différence d'âge qui fait, on peut être ami avec tout le monde. »

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 10:52

« L’Association Franc-Comtoise pour le Désarmement Nucléaire unilatéral de la France » vous invite à la plantation de son troisième ginkgo biloba : le samedi 21 janvier 2017 à 10h30 à SALIGNEY.

 

Ce symbole du plus vieil arbre, est le seul à avoir survécu à Hiroshima et Nagasaki. Les deux premiers plantés par l’A.D.N. sont à Dampierre et à Saint-Maur. D’autres sont en cours de préparation avec les municipalités de PESMES (70) et de DOURNON (39) pour une sensibilisation citoyenne de notre démarche.

Le gingko de Dampierre et son petit frère de Saint-Maur.
Le gingko de Dampierre et son petit frère de Saint-Maur.
Le gingko de Dampierre et son petit frère de Saint-Maur.

Le gingko de Dampierre et son petit frère de Saint-Maur.

Il faut savoir aussi que le Ginkgo envoie ses graines de non-violence via le blog que Caroline a créé... Allez vous inscrire sur "Le souffle du Ginkgo"

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Présentation

  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
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Journée de jeûne pour demander le désarmement nucléaire unilatéral de la France,

tous les 1ers lundis du mois de 14h à 17h en hiver, de 16h à 18h en été, à Dampierre (39) avec un temps de partage et de réflexion animé par Lulu.

Et commémoration des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki entre les 6 et 9 août, chaque année.

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