Jésus s'était assis et regardait...
Lundi, pendant que le groupe ADN-MAN se retrouvait à Dampierre, Jacques et Elisabeth mettaient en mots leur méditation à partir de l'Evangile du dimanche 8 novembre, destiné à la Voix du Jura. Lulu a désiré que ce commentaire de l'Evangile figure sur son blog.
« En ce temps-là, Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
(Mc 12, 41-44)
Que fait Jésus ??? Il est assis dans le temple, et il regarde. Et ce qu’il voit est riche d’enseignement encore pour nous aujourd’hui. Il voit d’un côté des riches, et de l’autre « une pauvre veuve ». Tous font une offrande pour le Temple. Le contraste est flagrant ! Normal que les sommes soient disproportionnées. Mais Jésus ne voient pas seulement les mains qui donnent, ils remarquent leur façon de donner, les uns de façon arrogante, l’autre tout discrètement. Il n’en faut pas plus pour que Jésus appelle ses disciples et les invite à prendre le temps de regarder et de comprendre eux aussi.
Cette pauvre veuve n’a pas craint de donner ce qui lui était nécessaire pour vivre. Certainement connaissait-elle l’histoire de la veuve de Sarepta qui est invitée par Elie à faire confiance, à regarder du côté de la vie, et non du côté de la mort. (Facile à dire !) Vous mes disciples, semble dire Jésus, laissez-vous toucher par l’attitude de cette femme. Agissez avec amour.
Aujourd’hui encore Jésus nous interpelle. Asseyons-nous et regardons, méditons… Que voyons-nous ? Un monde qui semble aller à la dérive, avec sa crise financière, ses guerres, son arme nucléaire, ses catastrophes dues aux dérèglements climatiques, ses réfugiés qui affluent vers des terres plus paisibles, des passeurs qui profitent de leur détresse pour s’enrichir sans se soucier de tous ceux qui se noient en mer, ou se retrouvent sur des routes inhospitalières.
Si nous regardons avec les yeux du cœur, nous saurons aussi remarquer la solidarité qui se crée pour réduire les déchets, pour partager une voiture, un appartement, de la nourriture, des services. Nous verrons des hommes et des femmes artisans de paix, qui essaient de vivre d’une manière plus saine pour respecter la nature et les hommes, ou qui luttent contre la misère ici et ailleurs, ou qui travaillent à une communication non-violente, ou qui militent pour un désarmement nucléaire unilatéral. Et nous remarquerons que ce sont souvent les pays et les personnes les plus pauvres qui sont les plus accueillants aux migrants.
Asseyons-nous et méditions… Comme la veuve qui donne ses 2 piécettes, gardons au cœur l’espérance, faisons confiance à la vie !
