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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 21:11

Journées de jeûne à Dampierre.

 

Dimanche 6 août et lundi 7 août 2017

 

autour du petit Ginkgo près de l'église

 

Temps de partage et d'échanges sur les thèmes de la non-violence

 

et du désarmement nucléaire unilatéral de la France.

 

Commémoration 2016

Commémoration 2016

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 07:15

Mgr Takami, archevêque de Nagasaki, présent au 80ème anniversaire du bombardement de Guernica.

Guernica 1937

Guernica 1937

Venue renforcer l’armée du nationaliste Francisco Franco au cours de la guerre civile (1936-1939), l’aviation nazie, le 26 avril 1937, à 16 h 30, bombardait la petite ville de Guernica dans le pays basque espagnol. L’Histoire a retenu dans cet événement le premier bombardement massif contre une population civile sans défense. Une délégation japonaise conduite par Mgr Joseph Takami Mitsuaki, archevêque catholique de Nagasaki, comprenant 29 personnes dont neuf victimes du bombardement atomique de Nagasaki du 9 août 1945, s’est rendue sur place cette année pour participer à la commémoration du 80ème anniversaire du bombardement de la ville.

La délégation japonaise a participé le 25 avril à des réunions de partage et d’interrogations concernant la transmission de ces événements à l’avenir du fait du grand âge de la plupart des survivants. Pour ce faire, des dessins, des photos ou encore une grande fresque confectionnée par les enfants de Nagasaki représentant leur volonté de paix ont été utilisés. Le 26, tous les participants se réunissaient pour une cérémonie commémorative avec offrandes de fleurs et grues en papier plié (origami) au cimetière Zolio de la ville.

Les statues marquées par les bombardements de la Vierge Marie

On se souvient qu’en 2010, un groupe de pèlerins de l’archidiocèse de Nagasaki avait emmené une copie de la statue de la Vierge de Urakami retrouvée après le bombardement atomique de 1945 pour l’offrir à la paroisse de Guernica. En 2012, un groupe de volontaires qui avait subi le bombardement atomique s’était rendu à Guernica signer un accord de partage d’expérience et de coopération au mouvement d’opposition à la guerre. En 2015, le diocèse de Nagasaki avait invité l’évêque du diocèse de Guernica à se rendre à Nagasaki ; ce dernier, à cette occasion, offrit une copie de la partie supérieure d’une statue de la Vierge qui avait été bombardée à Guernica pour qu’elle soit déposée dans l’église de Urakami à Nagasaki.

En 1982, à New York, à l’occasion de la seconde assemblée générale extraordinaire de l’ONU pour le désarmement, le maire de Hiroshima de l’époque, Araki Takeshi, avait lancé un appel aux maires des villes du monde, par-delà les frontières, pour leur proposer de donner leur accord solidaire à un projet d’éradication des armes nucléaires. En 1991, l’« Assemblée des maires pour la paix », constituée des villes qui avaient donné leur accord à ce projet, fut inscrit comme ONG au conseil d’administration de la société économique de l’ONU. En 2010, l’Assemblée des maires pour la paix a reçu le prix Guernica de la Paix et de la Réconciliation.

Pour souligner l’importance de cette Assemblée des maires pour la paix, l’ancien maire de Hiroshima, Akiba Tadatoshi, explique que la solidarité des villes du monde entre elles pour réaliser « un monde sans armes nucléaires » s’appuie sur la constatation qu’une ville est un lieu de vie et comporte cet élément déterminant de ne pas posséder d’armée. C’est au niveau d’un pays que cette dernière existe avec la tentation de l’utiliser et cette réalité représente une grande menace.

Pour la paix et le renoncement à l’arme nucléaire

L’Assemblée des maires pour la paix comportait quatre cent villes en 1999, cinq mille en 2011 et sept mille maintenant et l’« Objectif 2020 » qu’elle s’est fixé est l’éradication des armes nucléaires.
Pour les évêques japonais, si toute action visant à œuvrer pour un monde sans armes nucléaires est souhaitable et bienvenue, elle ne peut aller sans une réflexion aboutie sur les leçons que nous a laissées la Seconde Guerre mondiale ainsi que sur les mesures à prendre aujourd’hui pour préserver la paix.

La ligne de conduite de l’épiscopat japonais sur ces sujets s’appuie sur l’appel à la paix lancé par le pape Jean-Paul II lors de sa visite à Hiroshima le 25 février 1981. Depuis la cité martyrisée par la bombe atomique, le pape dénonçait la guerre comme « une œuvre de l’homme », synonyme de « destruction » et de « mort ». Il avait aussi exhorté les Japonais à savoir « revenir sur le passé pour préparer l’avenir de manière responsable ». Depuis, pour les 50ème, 60ème et 70ème anniversaires de la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1995, en 2005 puis 2015, les évêques japonais ont avec constance saisi l’occasion pour redire non seulement leur attachement à la paix, mais aussi la nature prophétique pour le monde du renoncement à la guerre, inscrit dans l’article 9 de la Constitution japonaise, qualifié par eux de « trésor dont le Japon peut être fier » – un trésor que l’actuel Premier ministre nationaliste Abe Shinzo souhaite remettre en cause.

Par ailleurs, en visite à Rome au début de ce mois de mai, Yuzaki Hidehiko, gouverneur de Hiroshima, la ville bombardée à l’arme atomique le 6 août 1945, a été reçu par le secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Parolin ; à cette occasion, il a invité le pape François à se rendre en visite dans sa ville afin d’appeler le monde à la paix, une paix débarrassée des armes nucléaires.

 

Source ici

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 16:20
Photo http://themillenniumreport.com/

Photo http://themillenniumreport.com/

Message du maire de Nagasaki

 

Les armes nucléaires sont des armes cruelles qui détruisent les vies humaines. A l'instant même où la bombe nucléaire, lancée depuis un avion militaire américain sur la ville de Nagasaki le 9 août 1945 à 11h02, a explosé dans les airs, elle frappa la ville d'un souffle furieux et d'une vague de chaleur. La ville de Nagasaki fut transformée en un véritable enfer sur Terre : un enfer de cadavres noirs carbonisés, de personnes couvertes de cloques liées aux brûlures, d'autres dont les organes sortaient de leurs entrailles, et d'autres encore lacérées et cloutées par les innombrables fragments de verre volants ayant traversé leurs corps.

 

Les radiations émanant de la bombe transpercèrent les corps de ces personnes, provoquant maladies et handicaps qui affligent encore ceux qui ont réussi de justesse à survivre au bombardement.

 

Les armes nucléaires sont des armes cruelles qui continuent de détruire des vies humaines.

 

En mai dernier, le président Obama fut le premier président américain à visiter Hiroshima, ville jadis frappée par la bombe nucléaire. Ce faisant, le Président a montré au reste du monde l'importance de voir, d'écouter et ressentir les choses par soi-même.

 

Je lance un appel aux dirigeants des pays en possession d'armes nucléaires mais aussi des autres pays, et ainsi qu'aux citoyens du monde : je vous invite à venir visiter Nagasaki et Hiroshima. Venez découvrir par vous-mêmes le destin de ces êtres humains qui se trouvaient alors sous le nuage du champignon. Avoir connaissance des faits devient le point de départ de la réflexion sur un avenir exempt d'armes nucléaires.

 

Cette année au Bureau des Nations Unies à Genève, des sessions sont tenues dans le cadre des délibérations quant à l'établissement d'un cadre juridique qui entérineront les négociations sur le désarmement nucléaire. La création d'un forum de discussions juridiques est un grand pas en avant. Cependant, les pays en possession d'armes nucléaires n'ont pas assisté à ces réunions, dont les résultats seront compilés sous peu. En outre, le conflit se poursuit entre les nations qui dépendent de la dissuasion nucléaire et celles qui poussent pour que débutent des négociations en vue d'interdire les armes nucléaires. Si cette situation perdure, les réunions se termineront sans création de la feuille de route pour l'abolition des armes nucléaires.

 

Je m'adresse à vous, dirigeants des pays en possession d'armes nucléaires : il n'est pas encore trop tard. Assistez aux réunions et participez au débat.

 

Je lance un appel aux Nations Unies, aux gouvernements et aux assemblées nationales, aux ONG et à la société civile. Nous devons empêcher l'éradication de ces forums durant lesquels nous pouvons discuter de cadres juridiques pour l'abolition des armes nucléaires. Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies cet automne, établissons un forum pour la discussion et la négociation d'un cadre juridique visant à la réalisation d'un monde sans armes nucléaires. Et en tant que membres de la société humaine, je vous demande à tous de continuer à faire tous les efforts pour chercher une solution viable.

 

Les pays en possession d'armes nucléaires mènent actuellement des plans pour rendre leurs armes nucléaires encore plus sophistiquées. Si cette situation perdure, la réalisation d'un monde sans armes nucléaires deviendra encore plus improbable.

 

Il est maintenant temps pour vous tous de rassembler votre sagesse collective autant que faire se peut, et d'agir de telle sorte que nous ne détruisions pas l'avenir de l'humanité.

 

Le Gouvernement du Japon, tout en préconisant l'abolition des armes nucléaires, repose toujours sur la dissuasion nucléaire. Consacrez les Trois Principes Non-Nucléaires en les établissant juridiquement comme méthode pour le surpassement de cet état contradictoire des affaires, et créez une « Zone Asie du Nord exempte d'armes nucléaires » (NEA-ZEAN) en tant que cadre pour la sécurité qui ne repose pas sur la dissuasion nucléaire. En tant que seule nation au monde à avoir subi un bombardement nucléaire en temps de guerre, et en tant que nation qui ne comprend que trop bien l'inhumanité de ces armes, je demande au Gouvernement du Japon de faire preuve de leadership en prenant des mesures concrètes en ce qui concerne la création d'une zone exempte d'armes nucléaires, un concept qui incarne la sagesse de l'humanité.

 

L'histoire des armes nucléaires est aussi l'histoire de la méfiance.

 

Au milieu de cette méfiance entre les nations, les pays dotés d'armes nucléaires ont mis au point des armes toujours plus destructrices avec des gammes de cibles de plus en plus lointaines. Il y a encore plus de 15 000 têtes nucléaires présentes sur notre planète, et elles présentent ce danger omniprésent d'une utilisation en temps de guerre, par accident, ou lors un acte de terrorisme.

 

Une façon d'endiguer ce flux et de transformer ce cycle de la méfiance en un cycle de confiance est de poursuivre les efforts persistants pour créer la confiance.

 

Conformément à la philosophie pacifique de la Constitution du Japon, nous nous sommes efforcés de répandre la confiance dans le monde entier en contribuant à la société mondiale au moyen d’efforts tels que l'aide humanitaire. Afin de ne plus jamais avoir à entrer en guerre, le Japon doit continuer à suivre cette voie en tant que nation pacifique.

 

Il y a aussi quelque chose que chacun de nous peut faire en tant que membres de la société civile. Nous pouvons comprendre mutuellement nos différences de langues, de cultures et de façons de penser, et ainsi créer la confiance à un niveau familier en prenant part à l'échange avec autrui quelle que soit sa nationalité. L'accueil réservé au président Obama par les habitants d'Hiroshima en est le parfait exemple. La conduite de la société civile peut sembler petite sur une base individuelle, mais c’est en fait un outil puissant et irremplaçable pour établir des relations de confiance entre les nations.

 

Soixante et onze ans après les bombardements atomiques, l'âge moyen des hibakusha, les survivants de la bombe atomique, est supérieur à 80 ans. Le monde s'apprête à entrer dans «une ère sans hibakusha.» La question que nous devons soulever aujourd'hui est de savoir comment transmettre aux générations futures les expériences de la guerre et le bombardement atomique qui fut le résultat de cette guerre.

 

Vous qui êtes la jeune génération, toutes les choses quotidiennes que vous prenez pour acquis - les mains douces de votre mère, le regard bienveillant de votre père, les discussions avec vos amis, le visage souriant de la personne que vous aimez - la guerre vous arrache ces instants et les tire loin de vous, pour toujours.

 

Prenez le temps d'écouter les expériences de guerre, et les expériences des hibakusha. Parler de ces expériences terribles n'est pas une chose facile. Je veux que vous réalisiez que la raison pour laquelle ces gens parlent encore de ce qu'ils ont vécu est parce qu'ils veulent protéger le peuple de l'avenir.

 

Nagasaki a commencé des activités durant lesquelles les enfants et petits-enfants des hibakusha véhiculent les expériences de leurs aînés. Nous poursuivons également des activités afin que l'école primaire de Shiroyama, ainsi que d'autres sites bombardées, soient enregistrés comme lieux historiques du Japon, de sorte qu'ils puissent être laissés pour les générations futures.

 

Vous, la jeune génération, pour le bien de l'avenir, allez-vous faire face au passé et faire ainsi un pas en avant ?

 

Cela fait maintenant plus de cinq ans depuis l'accident du réacteur nucléaire de Fukushima. En tant que lieu ayant souffert de l'exposition aux radiations, Nagasaki continuera à soutenir Fukushima. En ce qui concerne le Gouvernement du Japon, nous demandons fermement à ce que des améliorations de grande envergure soient faites pour le soutien apporté aux hibakusha, qui souffrent encore aujourd'hui des séquelles du bombardement, et qu'une aide rapide soit donnée à tous ceux qui ont connu les bombardements, y compris ceux qui trouvait à l’extérieur de la zone désignée comme ayant été affectée par la bombe atomique.

 

Nous, les citoyens de Nagasaki, offrons nos plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu la vie lors du bombardement atomique. Nous déclarons par la présente que, unis aux peuples du monde, nous continuerons à utiliser toutes nos forces pour parvenir à un monde sans armes nucléaires, et à la réalisation de la paix éternelle.

 

Tomihisa Taue

Maire de Nagasaki

9 août 2016

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 11:18

Une soixantaine de personnes a participé aux commémorations  des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, par le jeûne et (ou) leur présence à Dampierre autour du petit Ginkgo Biloba, le 6 août.

Commémoration en photos du 6 août à Dampierre

Antoinette Gillet lors de son intervention, a invité les participants à respecter une minute de silence pour les victimes de la bombe atomique à Hiroshima.

 

photos Cl. Chevassu
photos Cl. Chevassu

photos Cl. Chevassu

Le maire de Dampierre Grégoire DURANT était présent, accompagné de plusieurs membres du conseil municipal. Voici son intervention :

"C’est à travers nos actions que nous pouvons agir contre l’intolérance,  et l’obscurantisme. Je suis fier que l’association avec Antoinette et Lulu ait choisi Dampierre comme terre de fertilité pour lutter contre l’intolérance. Ce n’est pas un hasard ! si au gré de vos vies, vous avez besoin de trouver des réponses par rapport à toute cette violence, cette intolérance, n’hésitez pas à venir à Dampierre, et s’il vous manque un peu d’inspiration, un peu d’humanité, il y a une source d’humanité intarissable, qui n’est pas loin d’ici, c’est Lulu. Venez lui parler, venez passer du temps avec lui, vous verrez que ça va vous aider à trouver des réponses à toutes vos questions.

Merci d’avoir choisi Dampierre comme terre d’accueil pour ce petit Gingko. Venez arroser ce petit arbre de toute votre tolérance, ça l’aidera à grandir, et ça aidera à lutter contre la violence ambiante qui ne cesse d’augmenter et contre laquelle il faut se battre tous les jours."

 

Commémoration en photos du 6 août à Dampierre

Noé, dévoile la plaque au pied du Ginkgo Biloba planté le 9 janvier 2016 sur la place de l'église de Dampierre.

Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre

Cette plaque a été gravée par Jean Baptiste Peymirat, graveur à Mutigney. Il s'exprime aussi :

"J’ai fait en sorte que la plaque corresponde bien à la symbolique de cet arbre. Quelque chose de simple, qui ne brille pas, qui reste sobre et qui puisse durer aussi longtemps que cet arbre. Je sais que les gingkos sont très solides !

Qui ne brille pas : la plaque doit garder une grande sobriété par rapport à ces événements dramatiques à la base."

Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre

Un apéritif a été offert. Eau ou tisane de jeûne pour les jeûneurs, jus de pomme et petits gâteaux pour les autres. 

L'après-midi, des personnes ont témoigné spontanément.

A 16h, Henryelle, à partir de son expérience de la communiqation non-violente nous parle du “changement de regard” pour sortir de la violence, afin de reconsidérer la façon de nous exprimer, d’écouter et d’entrer en relation avec les autres.

Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
Commémoration en photos du 6 août à Dampierre
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 20:24
Intervention de Lulu

Dampierre le 6 août 2016

 

Pour l’inauguration de la plaque devant le ginkgo biloba, afin de bien préciser ce que je suis heureux de dire en ce jour, je suis allé frotter mon dos contre l’écorce du vieux ginkgo qui est sur la place de la mairie de Dampierre. C’est lui qui m’a dit : « écris donc à Petit Ginkgo ce que tu as dans le buffet ». Voilà la lettre.

 

Cher petit arbre Ginkgo Biloba

 

Après que tu as vu le jour le 9 janvier de cette année dans ce coin de notre mère la terre dont nous avons à prendre soin, c’est inouï le travail de conscience que tu nous fais faire…

 

Un matin où j’étais venu avec Alain et Jeannot portant chacun un seau d’eau que nous venions mettre sur tes pieds pour que tu continues de bien t’enraciner, tes feuilles avaient commencé d’éclore. C’est alors que tu me fis comprendre que des feuilles de cahier seraient très sensibles de recevoir ce que je ramasserais parmi les paroles que tu me dirais chaque matin ou chaque soir que je viendrais te voir. C’est ce que j’ai fait. J’ai écrit ce que tu me disais cher petit arbre Ginkgo Biloba.

 

Alors il m’a semblé qu’en ce jour d’inauguration à dimension communale, avec quelque chose d’humblement planétaire : gens rassemblés aujourd’hui à Dampierre, si vous voulez, allons aussi à Rio afin de mieux revenir à Hiroshima et à Nagasaki, à cause de ce que des personnes comme Leonardo Boff ont écrit, je pense aussi aux réfugiés et migrants qui ont trouvé place parmi les athlètes . Il m’a semblé que j’avais un devoir de restitution à votre égard chers amis venus nombreux écouter ce que ce Petit Ginkgo Biloba avait à nous dire. Tous les matins de janvier février mars où avec Alain et Jeannot nous avons continué de t’apporter de l’eau tu nous disais :

 - En démarche d’action non violente il est très important de continuer ce que vous avez commencé. (Il disait ça parce qu’il sentait qu’on lui mettait de l’eau sur les pieds). Et il ajoutait : Donnez de la teneur à vos paroles. Que vos paroles soient tenues, qu'elles aient de la tenacité.

Qu’est-ce que ça m’a aidé à tenir dans mes engagements de chaque jour, tout simplement à faire ce que j’avais dit.

 

Un autre jour, Petit Ginkgo Biloba , tu m’as dit :

 - Dans vos rencontres de famille, professionnelles, dans la rue, osez raconter pourquoi vous m’avez planté, pour que la paix se fasse en passant par la demande instante que notre pays la France arrête immédiatement l’armement nucléaire de  laFrance de manière unilatérale.

 

Et tu continuais de me dire :

- Vous allez vous trouver à table avec quelqu’un qui va tenter de tout accaparer la conversation. Il va avoir une attitude très fataliste, il va vous asséner que vous n’y pouvez rien. Il va dire : "Il y aura toujours des guerres. L’armement donne du travail. Si ce n’est pas nous qui vendons ça sera d’autres pays qui sauront l’emporter sur nous"…

De manière non agressive et non violente, petit arbre, tu m'as dit : "tenez bon. Argumentez ! Il est venu le temps où ça peut être tout autrement. Il est sûr que nous y pouvons quelque chose.

Maintenez qu’aucune guerre n’est juste, ni justifiée, ni justifiable, ni justifiante.

Le terrorisme d’état, de notre état, alimente et fournit des armes et des armements au terrorisme des états à qui on vend nos armes, il justifie le terrorisme de Daesh".

 

C’est étonnant et merveilleux, Petit Ginkgo Biloba, ce que tu me racontes chaque jour. Quand tu as mis tes premières feuilles, c’est un peu comme quand un enfant met ses premières dents. Nous t’admirions. Et tu nous disais d’écrire les bonnes nouvelles que le vent était venu t’annoncer en frôlant tes toute petites feuilles : qu’un petit ginkgo biloba serait un jour planté dans la commune de St Maur, et que ça avait donné idée à des gens des environs de Pesmes de faire de même, ainsi qu’à Saligney, à Salans, et probablement encore à d’autres endroits…

 

Et au lendemain de l’incendie qui a ravagé nos maisons tu nous as dit et je l’ai écrit :

- Je compatis à ce qui vous bouleverse. J’apprends aussi et ça met de la paix dans mon cœur l’action communale de Solidarité – Dampierre qui se réalise. Continuez de résister ainsi aux drames qui vous arrivent par la solidarité. Il y a un feu qui est pire que celui qui vous est arrivé. C’est celui qui résulte de l’éclatement de la bombe nucléaire. Résistez à la justification des bombes nucléaires fabriquées par notre pays la France. Demandez l’éradication des bombes. Ce sera une profonde manière de lutter contre la radicalisation des jeunes.

 

Chers amis, le petit arbre Ginkgo Biloba m’a encore appelé à ramasser plein de graines de non-violence : Tu le raconteras à tes amis.

Si tu vas à Dampierre, va aussi à RIO.

- Des réfugiés… migrants constituent une équipe d’athlètes participant aux jeux.

- Dans le sillage de Leonardo Boff, des Brésiliens expriment leur résistance à l’armement nucléaire, comme autrefois dans le sillage de Gaby Maire qui faisait signer une pétition pour empêcher que la France vende des Mirages au Brésil en 1969.

 

Et puis il m’a ajouté :

- Tu vas voir et entendre. Il y a plein de gens qui veulent dire eux aussi ce qu’ils ont dans le buffet. Alors arrête-toi de parler et écoute ce qu’ils vont dire.

 

Intervention de Lulu
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 19:43
Pose de la plaque devant le ginkgo biloba

Dampierre le 6 août 2016

 

Amis de Dampierre

Monsieur le Maire

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis de l’ADN-MAN, association pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France, Mouvement pour la Non-Violence.

 

 

C’est la 2ème fois en 2016 que nous sommes réunis autour de « Petit Ginkgo » =  ainsi l’appellent ses proches, sans doute parce qu’il a un grand frère majestueux sur la place de la mairie.

Ce sont deux arbres émigrés de Chine. Ils ont été  bien accueillis sur le sol de Dampierre, ils en font la fierté, sans porter ombrage pour autant aux tilleuls, chênes et autres hêtres natifs du pays.

 

Petit Ginkgo a reçu des soins attentifs : Pascal et Eric les employés municipaux l’ont protégé de toute agression,

Des amis vigilants : Alain, Lulu, Jacques-Henri, … l’ont abreuvé,

L’artiste coutelier de Mutigney Jean-Baptiste Peymirat a gravé pour lui une bien belle plaque.

Qu’ils en soient remerciés.

 

Mais en si peu de temps, Petit Ginkgo a déjà connu une terrible expérience : devant lui, le feu a ravagé les foyers de plusieurs amis.

Il a pu mesurer la violence de la destruction et la souffrance qu’elle engendre.

Il a vu aussi naître à Dampierre une belle solidarité. Autour de la municipalité, la générosité afflue, témoignant que le meilleur est possible en chacun.

Notre espérance, c’est que ce courant d’amitié entoure toutes les victimes chassées de leur maison par la violence de la guerre…

 

Aujourd’hui, nous célébrons un triste anniversaire : il y a 71 ans, les Etats-Unis d’Amérique testaient une arme nouvelle sur leur ennemi japonais : 242.747 personnes seront ainsi tuées à Hiroshima.

« A côté d'autres menaces létales qui pèsent sur le système vie du système Terre, cette menace nucléaire est toujours l'une des plus effrayantes, véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l'humanité. »,  écrit le 14 juin de cette année Leonardo Boff, théologien, philosophe et écrivain brésilien. Il souhaite avec les 118 Hibakusha, survivants de la bombe qui vivent au Brésil, qu’une minute de silence soit observée ce matin à l’ouverture des jeux olympiques à l’intention des victimes d’Hiroshima. Et si cette demande n’a pas été exaucée, nous proposons ici de respecter une minute de silence, pour les victimes d’Hiroshima.

 

Le Ginkgo biloba a résisté aux feux d’Hiroshima.

Petit Ginkgo vient dire aux enfants de Dampierre que l’arme nucléaire est inadmissible,

Ce sont ceux qui la refusent qui sont réalistes,

Ensemble, chaque jour plus nombreux, nous pouvons arrêter l’entretien de cette arme monstrueuse,

Et parce qu’il faut commencer quelque part, la France s’enorgueillirait d’être la première à se désarmer.

Car comme le dit notre ami Lulu :

« A l’impossible, nous sommes tenus »

 

Antoinette Gillet

 

Pose de la plaque devant le ginkgo biloba
Merci aux photographes
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Merci aux photographes

Film réalisé par François

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 07:12
La bombe atomique et les Jeux Olympiques

Au moment même où, le 6 août 2016 seront inaugurés les Jeux Olympiques à Rio de Janeiro, (…) on rappellera au Japon, à Hiroshima, le soixante et onzième anniversaire du lancement de la bombe atomique sur la ville. 242 437 personnes en ont été victimes, en comptant celles qui sont mortes sur le coup et celles qui sont décédées plus tard des suites des radiations nucléaires.

 

L'empereur Hirohito a reconnu, dans l'acte de capitulation en date du 14 août, qu'il s'"agissait d'une arme qui aboutirait à une totale extinction de la civilisation humaine". Les jours suivants, dans la présentation qu'il fit à son peuple des raisons de la capitulation, la principale en était que la bombe atomique "provoquerait la mort de tout le peuple japonais". Dans sa sagesse ancestrale il avait raison.

 

L'humanité a tremblé de peur. Elle s'est rendu compte immédiatement que, selon le cosmologiste Carl Sagan, nous avions créé pour nous-mêmes le principe de l'autodestruction. Jean-Paul Sartre n'a pas dit autre chose : "Les êtres humains se sont approprié les instruments de leur propre extermination". Le grand historien anglais, Arnold Toynbee, le dernier à avoir écrit douze tomes sur l'histoire des civilisations, atterré, a laissé dans ses mémoires (Expériences) en 1969, cette phrase : "J'ai vécu pour voir la fin de l'histoire humaine devenir une possibilité intra-historique, capable de se réaliser en fait, non par l'action de Dieu, mais par celle de l'homme". Le grand naturaliste français Théodore Monod a dit d'une façon solennelle : "nous sommes capables d'adopter une conduite insensée et démente ; à partir de maintenant on peut tout craindre, tout, y compris l'anéantissement de la race humaine." ( Et si l'aventure humaine devait échouer, 2000).

 

En effet l'épouvante n'a guère servi puisqu'on a continué à fabriquer des armes nucléaires plus puissantes encore, capables d'éradiquer toute vie sur la planète et de mettre fin à l'espèce humaine.

 

Actuellement il y a neuf pays détenteurs d'armes nucléaires qui, si on les additionne, sont environ 17 000. Nous savons qu'aucun programme de sécurité n'est parfait. Les désastres de Three Mile Island aux Etats-Unis, de Tchernobyl en Ukraine et de Fukushima au Japon nous en donnent une preuve convaincante.

 

Pour la première fois un président nord-américain, Obama, a visité Hiroshima il y a quelques jours. Il a seulement regretté ce qui s'est passé et a dit : "la mort est tombée du ciel et le monde a changé…notre réveil moral s'est déclenché". Mais il n'a pas eu le courage de demander pardon au peuple japonais pour les scènes d'apocalypse qui se sont déroulées là.

 

On discute dans le monde sur la façon d'évaluer un tel fait de guerre. Beaucoup affirment de façon pragmatique qu'on avait trouvé là la manière d'amener le Japon à la capitulation et d'épargner ainsi des milliers de vies humaines des deux côtés. D'autres considèrent l'usage de cette arme létale, dans la version officielle japonaise, comme "un acte illégal d'hostilité, selon les règles du droit international". D'autres vont plus loin et affirment qu'il s'agit d'un "crime de guerre" et même d'"un terrorisme d'Etat".

 

Aujourd'hui nous sommes enclins à dire que cela a été un acte criminel contre la vie, qu'on ne peut absolument pas justifier puisque, en pensant en termes écologiques, la bombe a tué beaucoup plus que des personnes, mais aussi toutes les formes de vie végétale, animale et biologique, outre la destruction totale des biens culturels. Généralement les guerres sont faites par des armées contre des armées, des avions contre des avions, des navires contre des navires. Ici, non. Ce fut une 'totaler Krieg" (guerre totale) dans le style des nazis qui consiste à tuer tout ce qui bouge, à empoisonner les eaux, polluer l'atmosphère et anéantir les fondements physico-chimiques qui entretiennent la vie. C'est pourquoi Albert Einstein, ayant conscience de cette barbarie s'est refusé à participer au projet de bombe atomique et l'a condamnée avec véhémence, en lien avec Bertrand Russel.

 

A côté d'autres menaces létales qui pèsent sur le système vie du système Terre, cette menace nucléaire est toujours l'une des plus effrayantes, véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l'humanité. Qui pourra réfréner l'irrationalité de la Corée du Nord qui, pour dominer, déclencherait une attaque nucléaire ?

 

Une proposition profondément humanitaire nous vient de São Paulo, de l'association des Survivants d'Hiroshima et Nagasaki (appelés hibakusha, on présume qu'ils sont quelque 118 au Brésil), animés par le militant contre l'énergie nucléaire Chico Whitaker. Il s'agirait, le 6 août, au moment de l'ouverture des Jeux Olympiques, de demander une minute de silence à l'intention des victimes d'Hiroshima. Mais pas seulement. Attirant aussi l'attention sur la violence contre les femmes, les réfugiés, les Noirs et les pauvres qui sont systématiquement décimés (rien qu'au Brésil en 2015, 60 000 jeunes noirs l'ont été), les indigènes, (…) les sans terre et les sans toit, enfin, toutes les victimes de la voracité de notre système d'accaparement.

 

Le maire d'Hiroshima a déjà envoyé une lettre en ce sens au Comité Organisateur des Jeux à Rio. Espérons que celui-ci sera sensibilisé à ce projet et lancera ce cri silencieux contre les guerres de toute espèce et pour la paix entre tous les peuples.

 

Leonardo Boff, théologien, philosophe et écrivain brésilien

Adital le 14 juin 2016 à 23h25 (Traduction C&P C.)

 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 21:11

Jeûner du 6 au 9 août 2016

à Dampierre (Jura)

pour le Désarmement Nucléaire

et la Non Violence

 

Samedi 6 août : place de l’église à DAMPIERRE

 

11h00 - Pose de la plaque d’inauguration du ginkgo biloba planté sur la place de l’église le 9 janvier 2016.

Suivie d’un verre de l’amitié,  offert par l’A.D.N.

 

Après-midi

Echange libre : ce que nous enseigne le ginkgo.

 

A 16h00, Henryelle CHEVASSU nous parle du “changement de regard” pour sortir de la violence, afin de reconsidérer la façon de nous exprimer, d’écouter et d’entrer en relation avec les autres.

 

Pas d'animation à Dampierre les 7 et 8 août

 

Interventions du Mardi 9 août 2016,

 

Réflexion commune sur les violences dans différents champs de notre société : économique, social, institutionnel, politique, éducatif….ils seront animés par des personnes actives dans la société. Notre réflexion sera de savoir en quoi nos engagements permettent des alternatives à la violence.

 

10h00 - Delphine Druet :

Enseignante, syndiquée à Sud éducation. Engagée de première heure à ‘nuit debout’ et plus particulièrement dans des actions pour abroger la loi travail. Delphine nous témoignera comment ces nouveaux modes d’expression politiques participent à une vie démocratique. En quoi ces actions s’inscrivent-t-elles  dans une stratégie populaire non-violente face à la violence policière.

 

15h00 - Pierre-Emmanuel Scherrer :

Enseignant en économie et ancien gestionnaire financier à la banque de Paribas-Luxembourg. Farouchement opposé au projet de Center-Parcs de Poligny, il dénonce à travers ses conférences le ‘hold-up du groupe Pierre et Vacances’ sur les finances des collectivités locales. Pierre-Emmanuel nous aidera à mieux appréhender ce monde complexe de la finance, de l’économie et du politique et de définir des possibles d’une économie qui ne soit pas basée prioritairement sur le profit mais serve à améliorer le bien-être de tous.

 

16h00 - Jean-Yves Millot :

Directeur de l’association ECCOFOR (Ecouter Comprendre Former), une école de la réussite pour tous à Dole. Cette ‘école-entreprise’ rattachée à la Fédération des Ecoles de Production est née en 2012 d’une mobilisation de la société civile, du monde de l’entreprise, des collectivités territoriales. Jean-Yves nous témoignera comment des jeunes tentés de se construire dans l’échec, la violence, la radicalisation, retrouvent les valeurs universelles de la fraternité et du vivre ensemble.

 

18h00 - Françoise Leclerc Du Sablon :

En lien avec le mouvement ATD QM (Agir Tous pour la Dignité Quart Monde) comme enseignante, elle est engagée pour la lutte contre l’illettrisme plus particulièrement en prison auprès des personnes non-francophones. Elle pense qu’il n’y a pas de fatalité à la pauvreté, que la culture permet l’intégration de tous à la société, ‘que rapprocher les gens du livre aide chacun à se tenir droit et digne’. Son approche pourrait s’intituler “la culture, outil de non violence !”.

 

19h00 - Etienne Godinot :

Membre co-fondateur du MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente) avec Jean-Marie Muller et de l’IRNC (Institut de Recherche sur Résolution Non-violente des Conflits). Etienne nous fera un rappel des transformations du MAN depuis sa création, de ses actions en faveur de la Paix et plus particulièrement des jeûnes-actions du 6 au 9 aout pour le désarmement nucléaire alors que la France , une des puissances nucléaires militaires dans le monde, modernise cette arme pas comme les autres, et ne prend aucune initiative dans les conférences de désarmement.

 

Commémoration des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki

« Un octogénaire plantait, passe encore de bâtir, mais planter à cet âge ! » (Fable de La Fontaine).

Mais planter, c’est bâtir, c’est croire en l’avenir, surtout s’il s’agit d’un ginkgo biloba, l’arbre aux cent écus, aux vertus salutaires et qui a résisté à Hiroshima !

 

A.D.N. chez Lucien CONVERSET – 5 bis rue de Dole 39700 DAMPIERRE 

adnmanfranchecomte@gmail.com

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 13:36

Jean-Marie Muller*

 

Le 14 juillet 2016

 

En 1957, Jean Lurçat (1892-1966) réalise une tapisserie qui représente L’Homme d’Hiroshima : celui-ci, affirme-t-il, « a été brûlé, dépouillé, vidé par la bombe… Mais avec lui, ce sont toutes nos raisons de vivre qui ont été saccagées… » Parmi la pluie de ruines qui tombent autour de son personnage, figure « La Croix », ce qui signifie que la bombe a provoqué la déliquescence du christianisme. « La bombe n’épargne aucune idéologie, aucun système… Elle anéantit toutes les pensées de l’homme, tout le patrimoine culturel commun… »

 

L'homme d'Hiroshima (Jean Lurçat 1957)

L'homme d'Hiroshima (Jean Lurçat 1957)

Le 8 août 1945, deux jours après l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima, Albert Camus écrit : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie . » Il conclut : « Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous percevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison  . » Mal-heureusement, face aux gouvernements qui ont choisi l’enfer, les peuples ont renoncé à leur faire entendre raison…

 

En 1946, Bernanos écrits plusieurs articles qui stigmatisent la bombe atomique comme une dérive de l’intelligence à laquelle l’homme raisonnable ne peut qu’opposer l’objection de sa conscience. Selon lui, le plus grand danger, ce n’est pas que la bombe atomique détruise l’humanité, mais quelle « détruise la raison humaine en anéantissant l’humanité raisonnable  ». La bombe crée un « ordre inhumain » qui doit être refusé : « Au monde de la bombe atomique, on ne saurait déjà plus rien opposer que la révolte des consciences, du plus grand nombre de consciences possible . » Force nous est de reconnaître que l’appel de Bernanos à l’insurrection des consciences n’a pas été entendu. Les hommes – du moins le plus grand nombre d’entre eux - ne se sont pas révoltés, ils se sont habitués, résignés, accommodés, adaptés, soumis. Ils ont démissionné. Ils ont accepté l’inacceptable.

 

Avant même qu’aucune bombe atomique n’ait explosé, la préméditation du crime contre l’Humanité et la Civilisation qui fonde la dissuasion nucléaire consacre le reniement et la négation de toute morale, de toute éthique, de toute philosophie et de toute sagesse. Une fois que nous avons accepté de consentir au meurtre nucléaire, c’est toute la morale publique qui se trouve gangrenée. La civilisation s’effondre et toutes nos espérances dans l’Humanité deviennent douteuses. En outre, la menace de l’explosion accidentelle ou délibérée d’une bombe dont les conséquences humanitaires seraient irréparables est bien réelle. Compte tenu de la modernisation des arsenaux nucléaires, l’horloge de l’Apocalypse (ou horloge de la fin du monde), créée en 1947 par des scientifiques atomistes de l’Université de Chicago, a été avancée de 2 minutes le 22 janvier 2015 et affiche désormais minuit moins trois.

 

Si les peuples se sont tus, c’est tout particulièrement parce que les clercs eux-mêmes, dont la fonction est de défendre les valeurs éternelles et désintéressées qui fondent l’Humanité de l’Homme, ont gravement trahi leur mission. Parmi les clercs, ceux qui se réfèrent à l’Évangile chrétien ont une mission dont l’importance est décisive. Selon Julien Benda, les hommes d’Église sont « les clercs par excellence ». Non pas parce que l’Évangile serait la parole de Dieu qui devrait s’imposer à tous les hommes, mais parce qu’il est la parole de l’Homme qui exprime les aspirations spirituelles universelles qui donne sens à l’existence de tout être humain. Mal-heureusement, les clercs chrétiens se sont eux-mêmes résignés à la menace de l’apocalypse nucléaire qui pèse sur notre société. Certes, d’autres clercs pourraient et devraient s’exprimer. Mais où sont les clercs des autres religions ? Où sont les clercs de l’université française ? Où sont les clercs d’une laïcité authentique ? Et où sont les clercs d’une écologie conséquente ? Et, encore, où sont les clercs d’une vraie gauche ?

 

Bien sûr, sans attendre la parole des clercs, les citoyens ont la liberté de penser et d’agir selon leur conscience en s’organisant au sein de la société civile pour affirmer leur dissidence éthique et politique avec la dissuasion nucléaire. Mais le pouvoir de leur parole au sein de l’opinion publique, leur capacité de se faire entendre auprès des pouvoirs publics sont sans commune mesure avec ceux des clercs. Sans le concours de ces derniers, les citoyens risquent fort de demeurer impuissants pour faire céder les gouvernements. Qui saurait nier le retentissement international considérable qu’aurait une déclaration solennelle des évêques français en faveur de l’abandon unilatéral par la France de son arsenal nucléaire ?

 

Pour ma part, j’ai longtemps espéré que les évêques de France auraient l’audace évangélique et le réalisme politique de dénoncer la dissuasion nucléaire et de préconiser le désarmement nucléaire unilatéral de la France. Aujourd’hui, tout me laisse penser que je dois renoncer à cette espérance. Interprétant à l’envers la sagesse supposée des « trois petits singes », ils ont décidé d’être aveugles, d’être sourds et d’être muets devant le Mal nucléaire. Si les évêques français dénonçaient la dissuasion nucléaire française, probablement que le gouvernement n'y renoncerait pas immédiatement. Mais eux-mêmes seraient désarmés alors qu'aujourd'hui ils sont eux-mêmes armés.

 

Luc Ravel, évêque aux armées, le 13 février 2014, lors d’une audition  devant la Commission de la défense de l’Assemblée Nationale, précise que l’Église appelle à un « désarmement mondial, multilatéral, progressif et simultané » ; mais il ne s’agit là que d’un vœu pieu qui n’engage strictement à rien et ne peut avoir aucun impact sur la réalité. Il affirme ensuite « qu'en l'état du monde d'aujourd'hui, le nucléaire et la dissuasion sont nécessaires ». À l’évidence, cette nécessité militaire efface l’exigence évangélique. Quand tout est dit, l’arme nucléaire n’est pas une arme légitime de défense, mais une arme criminelle de terreur, de destruction, de dévastation et d’anéantissement Au-delà de l’im-moralité intrinsèque de l’acte nucléaire, il est essentiel de prendre conscience de son in-faisabilité substantielle. À aucun moment, dans aucune crise internationale, la menace de l’emploi de l’arme nucléaire ne pourrait être opérationnelle. À l’arme nucléaire, l’homme raisonnable, l’homme moral, l’homme spirituel, l’homme sage, l’homme enfin ne peut qu’opposer un non catégorique et définitif qui exige le désarmement unilatéral de son pays.

 

En 2014, l’Institut catholique  de Paris, la commission Justice et Paix France et le mouvement Pax Christi France ont publié un livre intitulé La paix sans la bombe ? Dès l’introduction, il est clairement affirmé que « ces analyses ne concluent pas à la nécessité d’un abandon unilatéral de l’arme nucléaire ». Il est précisé : « Le nucléaire militaire est sans doute une réalité durable ; sa disparition ne pourra résulter que de décennies d’efforts internationaux concertés. » Des décennies ! Autant dire une éternité ! Ce qui signifie qu’en attendant des lendemains improbables qui chanteront le désarmement mondial, les citoyens français sont invités à s’accommoder de la dissuasion nucléaire fondée sur la préméditation d’un crime contre l’Humanité…

 

D’autres événements sont survenus qui confirment que les évêques ont décidé de se taire. Après avoir tenté de dialoguer avec nombre d'entre eux, j'en viens à la conviction que face à la foi nucléaire, ils n’oseront pas l’apostasie. Le silence des évêques  est d’autant plus grave qu’il ne vaut pas seulement une abstention, mais qu’il vaut une acceptation du crime nucléaire. Selon la sagesse des nations : « Qui ne dit mot, consent ». Leur silence vaut un consentement criminel au meurtre nucléaire.

 

Cette position de l’Église de France est non seulement une erreur mais c’est une faute, une faute contre l’esprit… C’est véritablement un « scandale » au sens évangélique du terme… Et le plus affligeant, ce n’est peut-être pas que désormais nous devions vivre avec la bombe, mais que nous devions vivre sans l’Espérance Évangélique… Certes, le caractère subversif intrinsèque de l’Évangile reste entier, mais, par lui-même, il est impuissant à agir dans l’histoire…

 

J’ai bien conscience que d’aucuns viendront me reprocher la dureté de mon intransigeance. J'assume cette dureté. C'est la dureté de mon opposition à l'arme nucléaire. Si je suis scandalisé, si ce scandale m’atteint au plus profond de mon être, que voulez-vous que j’y fasse ? « Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ? » Ainsi se termine un entretien avec le philosophe Günther Anders . Selon lui s’accommoder de la bombe, c’est être « frappé de cécité de l’âme  ». Face à la préparation de l’apocalypse nucléaire, l’homme raisonnable est rongé par la honte : « La honte d’aujourd’hui : la honte de ce que des hommes ont pu faire à d’autres hommes ; la honte aussi, donc, de ce qu’ils peuvent encore aujourd’hui se faire, donc aussi de ce que nous pouvons nous faire les uns aux autres, donc la honte d’être aussi un homme . » Ce qui désespère Anders, c’est d’être dans la situation de ne pouvoir rien faire d’autre, jour après jour, année après année, que d’alerter la conscience de ses contemporains devant la menace d’apocalypse nucléaire qui pèse sur le monde alors même que ceux-ci restent sourds à ses appels et s’enferment dans une attitude d’irresponsabilité. Je dois avouer que j’en suis arrivé là… Je suis désespéré de voir la société française prisonnière des armes nucléaires dans l’indifférence générale.

 

Victime des radiations de la bombe d’Hiroshima, la petite fille espérance a contracté un cancer nucléaire. Elle aurait pu guérir si le mal avait été soigné à temps. Mais les hommes ne s’en sont pas souciés et, aujourd’hui, la petite fille espérance est en train de mourir de son cancer nucléaire…

 

* Philosophe et écrivain.

Auteur notamment de  libérer la France des armes nucléaires, Chronique Sociale, Lyon, 2014.

Lauréat 2013 du Prix international de la fondation indienne Jamnalal Bajaj pour la promotion des valeurs gandhiennes.

Site personnel : www.jean-marie-muller.fr

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:06

CITEAUX , le 14 janvier 2016

 

«  VOICI QU'UN AUTREMENT DEVIENT POSSIBLE » 

 

Depuis quelques mois je ne voyais plus rien de mon œil gauche. J'avais du mal de m'y faire. Ne plus rien voir de la gauche ça déséquilibre la vie ! «  Tu devrais aller te faire opérer » me disait-on. Ça y est, j'en reviens. Maintenant que voilà installé dans mon œil gauche un cristallin tout neuf par la doctoresse Catherine Creuzot et son équipe, mon œil droit me dit : «  Qu'est ce que ça va mieux pour la conjugaison. Nous allons à nous deux te faire voir des réalités que tu avais peine de voir ces temps passés. »

 

En effet, le jour de la plantation du Ginkgo Biloba à Dampierre le 9 janvier 2016, il y a des gens que je n'ai pas bien vus, des gestes dont je n'ai pas saisi toute la portée, des faits dont je n'ai perçu qu'une toute petite partie. Je vais être heureux de lire et entendre vos impressions et vos ressentis, chers amis d'ADN et du MAN et de plein d'autres réseaux. Et maintenant que mes deux yeux conjuguent ensemble le verbe être et pas seulement l'acte d'avoir, je vais essayer de réunir ce que j'entendrai de vous en vous disant ce que je vois.

Planter un arbre ensemble, quel bonheur nous a été donné aux uns grâce aux autres.

 

Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible
Voici qu'un autrement devient possible

Ça s'est passé dans un jour déterminé : le 9 janvier 2016, à une heure indiquée : 11 heures. Nous avons planté un arbre qui est d'une variété rare, dont l'histoire familiale est très ancienne à la surface de la planète Terre, et qui remonte dans la nuit des temps. Le Gingko Biloba est un arbre qui a résisté à une double catastrophe, celle qui a fait disparaître les dinosaures, et celle qui en faisant disparaître Hiroshima et Nagasaki a failli faire disparaître l'humanité. Un arbre planté en un endroit on ne peut plus signifiant de la terre, dans le vieux cimetière de Dampierre. Dans un coin du pays où nos ancêtres avaient coutume d'ensevelir ce qu'ils avaient ramassé qui restait d'eux. Cimetière entourant le lieu – dieu qu'est l'église à deux pas, pas trois, de la maison où nos parents nous ont conçus, mes sœurs, mon frère et moi, mis au monde et élevés, en quelque sorte, plantés nous aussi.

 

Endroit fixé avec Alain le garde-champêtre du village quelques jours auparavant, arbre planté dans un trou creusé par des membres de notre association : Alain , François, Gilbert, Pierre etc … Arbre cherché, trouvé et acheté dans une pépinière par François, planté avec plein de gens avec qui nous faisons équipe, association, réseau de solidarité depuis un long temps déjà … et aussi ceux à qui nous avons écrits, envoyé un message, ceux avec qui nous avons dit, de bouche à oreille : «  Veux-tu venir... tu es invité … nous plantons un Gingko Biloba… »

 

Plantation réalisée dans un but très précis : Demander à notre président de la république française qu'il procède dans l'immédiat à l'arrêt de l'armement nucléaire de la France de manière unilatérale, qu'il ne dise pas qu'il est d'accord mais veut attendre que les autres commencent et qu'après il ferait. Nous insistons que ça commence maintenant et non pas dans un temps indéterminé. Nous demandons cela afin d'arrêter de faire saigner notre humanité qui est en train de se vider de sa vitalité. Et que cet arrêt soit donneur de vie et non pas de leçon, que les forces que nous détenons se transforment, se transfusent et se transfèrent immédiatement aux femmes et aux hommes qui portent des enfants dans leur ventre et sur leur dos, en mourant de faim, de paix et de solidarité à l'instant même où nous plantons le Gingko Biloba. Avec, plantée dans le cœur de chacun de nous, la présence d'une petite fille, la petite fille Espérance dont parle Charles Péguy, celle là même d'arrêter le déferlement de la violence folle qui nous fait nous entre tuer. Cela est possible. Nous en sommes sûrs et certains.

 

Il me revient comme ça plusieurs événements fondamentaux. L'arrêt de la guerre d'Algérie par le cessez le feu du 19 mars 1962 et des accords d' Evian. Je les ai vécus. Nous sommes beaucoup à avoir vécu la guerre d'Algérie et l'arrêt de la guerre, le stop aux tueries, aux tortures, aux déportations de populations. Les gens qui ont été déracinés de chez eux peuvent revenir au pays pour s'y réinstaller. L’autrement devenait possible.

 

Il me revient, raconté par mon papa, sa joie de gamin né en 1910, quand à Belmont dans le Doubs, les cloches de la petite église ont sonné l'armistice le 11 novembre 1918. Son papa qui était à la guerre allait pouvoir revenir au pays ; la vie allait pouvoir devenir tout autre. L'autrement devenait possible. Notre grand père et notre grand mère allaient pouvoir s'unir à nouveau et donner une petite sœur à notre papa : Marie-Rose qui naîtra en 1920.

 

Il naît en moi cette petite fille Espérance que dans le « terrain vague » que les vivants et les morts du village nous avaient octroyés sans se concerter et dont nous avions fait notre « terrain de jeux précis » un arbre résiliant et résistant est planté.

 

Il naît en moi cette humble et petite espérance que, dans ce terrain, capturé sous nos yeux d'enfants par l'occupant allemand, puis par le libérateur américain pour y installer l'un et l'autre leurs munitions et leur dépôt de carburant, dans ce terrain un arbre résistant et résiliant est planté.

 

La toute petite Espérance germe en moi que, dans ce terrain que, nous enfants, nous avions récupéré pour y jouer à la guerre, se joue quelque chose de symbolique et d'effectif de la paix.

 

En 1945, après le 8 mai, tout le monde pensait que la guerre était finie. Hélas, dans ce terrain, nous enfants, nous nous mettions à jouer à la petite guerre, parce que nous avions vu et entendu jouer notre sort par les adultes dans les deux grandes guerres. Nous arrivions à tromper le vigilance de nos parents, ce qui nous captivait sur ce terrain, c'était d'y dégoter les munitions délaissées, « de la poudre et des balles » et tous les adultes n'y ont jamais rien vu. Avec mes copains, Yves, Denis et d'autres, nous jouions aux artificiers avec le risque de nous faire blesser ou tuer sur le seuil de la sacristie, là, à 50 mètres où enfin, un arbre résiliant va pousser.

 

Quel bonheur que ce terrain tellement déformé par les guerres, soit redevenu terrain de plantation, qu'il y pousse la paix, la résilience et la résistance à la violence.

 

C'est tout un symbole que de planter un arbre ! C'est l'inverse constructeur de diabol-ique, celui qui divise et démolit, déchiquette les corps, les maisons et les projets. Le symbole rassemble, réunit, réemboite ce qui était boiteux. Le symbole ouvre des horizons.

 

Il me revient quand on a annoncé que les états constituants l'Europe, créaient entre eux un espace, l'espace Schengen. Pour aller depuis le Jura de France, dans la Bavière de l'Allemagne rencontrer des amis, il n'était plus nécessaire de montrer sa carte d'identité nationale à un douanier. Nous prenions conscience que nous étions citoyens du monde. Il est important qu'au moment où arrivent des milliers de migrants obligés de fuir leurs pays pilonnés par nos bombes, nous tenions à cet espace Schengen. Particulièrement en ces temps, où les mêmes pays qui ont créé cet espace essayent d'édicter des lois et des décrets scélérats pour nous enfermer et empêcher l'arrivée des gens dans notre pays.  Alors qu'il n'y a pas très longtemps, nous-mêmes nous nous comportions occupants de ces pays.

 

Qu'est ce que je vais être heureux de recevoir et lire dans la conjugaison de mes deux yeux, ce qui a été dit et écrit ce jour-là de la plantation du Gingko Biloba : le texte de Pierre Jacquin, ce qu'a dit Grégoire Durant le maire de Dampierre, ce qu'a exprimé Antoinette Gillet, Michel Gerbaud, Caroline, la chanson du déserteur par Josette, ce que nous avons entendu de la bouche de Marie-Françoise et de Stéphanie à leur fils et petit-fils Noé. Et ce que nous nous sommes dit les uns aux autres et aussi dans le profond de nos consciences, en plantant ensemble le Gingko Biloba ce samedi 9 janvier 2016 à 11 heures à Dampierre, dans la terre du vieux cimetière.

 

Je suis confiant qu'en plantant le Gingko Biloba, en commun-commune, chacun de nous a senti et pris conscience, que s'implante en lui quelque chose comme des graines de la non violence. Il y a des comportements dont je vais me défaire et me démunir.

  • vis à vis des autres
  • vis à vis de moi-même
  • vis à vis de la Terre,
  • vis à vis de la politique et de l’Écologie,
  • vis à vis des graines, des semences, des arbres, des plantes, des ânes ...

pour adopter d'autres comportements et attitudes qui élèvent notre humanité.

 

Il y a des violences dont je suis en train de me démunir et de me défaire. Ce sont des graines de non violence et de respect qui viennent se loger à leur place.

Voici que l'autrement  possible se réalise.

Lulu

 

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  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
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Journée de jeûne pour demander le désarmement nucléaire unilatéral de la France,

tous les 1ers lundis du mois de 14h à 17h en hiver, de 16h à 18h en été, à Dampierre (39) avec un temps de partage et de réflexion animé par Lulu.

Et commémoration des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki entre les 6 et 9 août, chaque année.

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