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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 13:04
Les familles amies qui ont donné les 1ers ânes à Lulu pour accompagner les jeunes Jurassiens lors de leurs loisirs. Michel est au côté de Lulu. Photo prise le 18 mars 2012, lors de la fête de départ de Lulu pour Bethléem.

Les familles amies qui ont donné les 1ers ânes à Lulu pour accompagner les jeunes Jurassiens lors de leurs loisirs. Michel est au côté de Lulu. Photo prise le 18 mars 2012, lors de la fête de départ de Lulu pour Bethléem.

Dampierre le 3 mai 2022

 

« MERVEILLEUX CE QU’EST CAPABLE DE PORTER LE DOS D’UN ÂNE »

 

Un des amis qui nous ont donné les ânes, Michel WULLSCHLEGER vient de mourir dans la nuit de samedi à dimanche 30 avril/1er mai.


Chaque fois qu’il m’était donné de présenter Michel et Andrée sa femme, ou bien l’un et l’autre de leurs enfants et petits-enfants, je racontais ce qui s’était passé le soir du 29 juillet 1981 lorsqu’avec Jean et Michou, Alain et Danielle, Michel et Andrée nous avaient donné leurs ânes au pied du GRAND RELAIS DE TELEVISION DE FONCINE-LE-HAUT.


C’est grâce à ce don initial que dans nos associations « LOISIRS POPULAIRES » de DOLE et « FLORIANE » à SALINS, l’école Jean BOSCO rue Pasteur à Dole, nombreux furent les enfants et les jeunes qui cherchèrent et trouvèrent un sens à leur vie.


En se mettant à marcher au pas des ânes, ils unirent leurs forces afin d’entrer en résistance contre ce qui nous abime et empruntèrent les sentiers de la non-violence et de la solidarité.

Dans leurs façons de marcher les ânes apprennent aux êtres humains que nous sommes, à marcher à notre rythme d’hommes.
Avec les ânes il n’y a pas de courses pour savoir qui est premier et dernier.
Afin qu’il n’y ait personne laissé tombé sur le bord du chemin, l’âne prête son dos pour porter celui qui est fatigué, ou bien « met tout son cœur pour tirer la charrette » où se sont retrouvés les tout.s petits.


Chers Michel et Andrée, vos enfants et petits-enfants, et vous tous que nous continuons d’appeler « nos amis savoyards » accueillez de notre part à tous dans le JURA, nos sentiments d’amitié reconnaissante et fraternelle.


D’après le poète Francis JAMMES, quand on se laisse interpeller à marcher au pas des ânes, la PAIX est au bout du chemin pour tout le monde.


Merci Andrée et Michel de nous avoir donné goût à marcher à ce rythme sur ce chemin au pas des ânes avec vos enfants et petits-enfants et tellement d’amis.
Quelle médiation ! 


Lulu

Mme Andrée WULLSCHLEGER et ses enfants
107 rue du 4 août
69100 VILLEURBANNE

 

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 15:12

Dampierre le 6 avril 2022


Chers amis d'ADN et d'ailleurs, toute mon amitié reconnaissante pour le partage et débat réalisé durant la réunion ADN de lundi 4 avril à propos de beaucoup de questionnements qui nous habitent, en ces temps douloureux pour toute notre humanité. 

 

Je continue à craindre que nous nous enfoncions dans le piège tendu par Poutine et l'armée russe, eux-mêmes dirigés par les fabricants, vendeurs et pourvoyeurs d'armes qui mènent le monde. Le monde dans son ensemble et particulièrement l'Europe et plus particulièrement notre pays la France viennent d'intensifier la guerre, alors que nous étions interpellés de manière dramatique certes, mais interpellés cependant à chercher les moyens d'arrêter la guerre. Nous l'avons fait en stoppant certains circuits économiques et financiers. Mais en même temps un pays comme l'Allemagne non seulement a doté l'Ukraine d'armes qu'elle était censée ne pas posséder. Et plus grave, l'Allemagne vient de se séparer d'un trésor de paix qu'elle avait, celui-là, de ne pas avoir d'armée. Quand on fabrique des armes - ce qui est le fait flagrant de notre pays - et que l'on fait semblant de faire des cadeaux en les fourguant à des pays capables d'inventer des moyens non violents de défense, on oblige les pays à qui on les vend en faisant semblant de les donner, on oblige ces pays à s'en servir, c'est-à-dire à trouver des raisons de continuer à tuer. 


Je continue à dire comme Alain Refalo "surtout pas de livraison d'armes à l'Ukraine" et à qui que ce soit. Par conséquent arrêt absolu de fabrication, vente et menace des armes, et surtout de l'arme nucléaire. Nos vies à tous en dépendent. En revêtant l'uniforme parachutiste, en tenant une mitraillette dans mes mains, en pleine casbah ou dans le fond des Aurès, je suis rentré dans un enfer. Je suis entré dans l'enfer-me-ment. L'enfer nous ment.


Je n'aurais jamais dû aller dans une armée qui a cherché à tuer dans l'œuf la soif d'indépendance d'un peuple. Il y a des moments de ma vie où j'ai arrêté d'avoir un comportement d'homme. Il y a de cela 60 ans. Comme tous mes camarades et amis qui ont porté une arme, qui s'en sont servi pour tuer ou terroriser, nous sommes encore en train de lutter pour retrouver toute notre dignité d'homme. Car je pense que lorsque nous avons pris part à ces tueries quelque chose de notre humanité a disparu. Je lutte en ce moment avec l'espérance que la totalité de ma dignité d'homme soit retrouvée avant que je sois confié par vous mes amis à Jésus le Dieu qui a ressuscité notre condition d'hommes.
 

Devant le Mémorial de Caen consacré à l’histoire du XXème° siècle et bien évidemment à la seconde guerre mondiale trône un révolver noué, sculpture en bronze réalisée par l’artiste suédois Carl Fredrik Reuterswärd.

Devant le Mémorial de Caen consacré à l’histoire du XXème° siècle et bien évidemment à la seconde guerre mondiale trône un révolver noué, sculpture en bronze réalisée par l’artiste suédois Carl Fredrik Reuterswärd.

Autres réactions après le débat du groupe ADN à Dampierre ce lundi 4 avril.

 

frère Benoît d'ACEY 
   Pour que la non violence joue, elle doit entreprendre des actions importantes, visibles: grandes manifestations, marches de masse, regroupant toutes les confessions religieuses   et les mouvements laïcs. Qu'elle se fasse entendre et ainsi alimente la force spirituelle du peuple Ukrainien et des Russes opposés à cette guerre. Et cela sans tarder.
    Autrement!!!

 

Antoinette Gillet 
De tous les intervenants lundi concernant l'envoi des armes, un seul a vécu la guerre, tenu un fusil, vu tomber les victimes : et c'est lui qui dit qu'apporter des armes, c'est prolonger la violence.
 Et nous qui ne savons rien de la guerre, nous proposons des fusils que nous n'aurons pas à manier, ce n'est pas nous qui tuerons...

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 08:44
Un acte de résistance

C'est avec une profonde émotion que plusieurs amis m'apprennent que Marina Ovsyannikova, une journaliste russe, est intervenue à la télévision derrière la speakerine lors du journal télévisé. Sur une grande feuille étaient écrits ces mots en anglais et russe : "Non à la guerre, ne croyez pas à la propagande. On vous ment ici. Signé : les Russes contre la guerre".

 

Elle a été aussitôt arrêtée. Elle avait pris soin d'enregistrer auparavant une petite vidéo où elle expliquait cette action non-violente.

 

Cette personne a interpellé nos consciences personnelles et collectives, en Russie, en Ukraine, et dans le monde entier, c'est vraiment une action non-violente qui permet et rend possible de désamorcer la guerre et la violence, là où nous sommes. Marina, nous vous disons toute notre amitié reconnaissante.

 

Lulu

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 21:16
Reconnaissance

Dampierre. Noël 2021


OU EST-CE QUE PEUT BIEN CRECHER CELUI QUI VA DONNER SENS À NOS VIES ?

 

Ne sommes-nous pas plusieurs centaines de personnes du secteur NORD-JURA à être venues à EVANS durant le temps de NOËL, du 18 au 28 décembre 2021 ? Nous répondions à l’invitation d’une petite équipe de gens de ce village autour de Charles et Gérard, nous disant : « Venez voir dans l’écurie de la ferme de la famille HUDRY comment des artisans-artistes de tous âges ont fabriqué, modelé et peint de leurs mains et de leurs cœurs la façon dont ils pensent que s’est réalisée la naissance de Jésus dans la crèche. J’avais compris à travers ce que m’exprimaient les membres de cette équipe animatrice, qu’une grande joie nous serait donnée en venant reconnaitre ce que d’autres avaient fait. Je ressentais quelque chose qui devait ressembler au tressaillement qui avait dû habiter le cœur des bergers des environs de BETHLÉEM et l’âme des mages du lointain ORIENT. Les bergers et les mages étaient les uns et les autres des chercheurs. Afin de trouver sens à leur existence, ils avaient senti qu’un « déplacement » était à opérer dans l’agencement de leur vie et que du temps était à prendre pour y parvenir. Alors ils s’étaient mis en route.


Avec quelques amis et leurs enfants, nous décidions d’atteler les ânes GAMIN et RAMEAUX à la charrette et d’emprunter « le chemin des ouvriers » qui relie DAMPIERRE à EVANS par les champs qui s’étendent entre nos deux villages.
Lorsque j’étais enfant, c’est par ce chemin-là que mon papa m’emmenait avec lui, le temps de semailles étant venu. Il allait aider des amis paysans à semer leur blé. Il m’asseyait sur le semoir tiré par le cheval Coco et me mettait les guides du cheval entre les mains. Qu’est-ce que j’étais heureux ! Je ressentais le bonheur d’être un peu, moi aussi, « le semeur »
C’était déjà par ce chemin caillouteux que de nombreux « paysans-ouvriers » étaient passés afin de se rendre à leur travail ou en revenir. Ils avaient transporté le fer à l’état brut qu’ils avaient extrait des coteaux entourant le village des MINERAIS. Ils devaient être déjà très fatigués lorsqu’ils parvenaient avec leur chargement aux forges de FRAISANS. C’est qu’il en venait du monde travailler aux abords de ces hauts-fourneaux. Il en est sorti du fer de tous ces ateliers, afin de construire des ponts reliant les humains qui nous mirent au monde.

 

Durant ce trajet de DAMPIERRE à EVANS, c’était encore sur le même chemin que nous nous racontions ce qui faisait les joies et les difficultés de nos vies. Combien de projets n’avaient pas pu se réaliser par des adolescents en raison de perturbations venant du coronavirus. Nous constations que beaucoup de nos amis et nous-mêmes avions tendance à rester enfermés chez nous. Nous comprenions la peur des autres. Nous sentions bien qu’elle nous guettait tous. Mais nous sentions aussi que la petite fille ESPÉRANCE cherchait à nous rattraper.
Le long de ce chemin je pus partager les épreuves qui me touchaient de très près. Le frère Jean-Pierre SCHUMACHER était mort le 22 novembre, il y avait juste un mois. Comment assumer l’héritage de la non-violence dont il nous avait dotés en communion d’esprit avec ses frères de TIBHIRINE ? Ça pouvait être merveilleux en ces temps où nous nous sentions agressés de toutes parts et tentés d’être agresseurs nous-mêmes vis-à-vis des gens venant barrer le chemin de nos engagements et actions. Il nous apparaissait difficile d’être non-violents.
En ce temps de Noël, c’était de naissance et de vie que nous voulions pouvoir parler, « de ce Verbe qui s’était fait chair et de cet enfant nouveau-né qui nous est donné » Et c’était pendant ce cheminement qu’arrivait la mort de notre ami Jean-Marie MULLER, fondateur du mouvement pour une alternative non-violente, le M.A.N.V., auteur du livre « l’ Évangile de la non-violence ». Peu de temps après la mort des moines de TIBHIRINE, Jean-Marie avait écrit le livre où il nous indiquait le chemin et la stratégie qu’avaient empruntés et créés les membres de cette petite communauté monastique avec les gens du village et ceux des environs. Et Jean-Marie MULLER avait dédicacé ce livre à notre ami Gaby MAIRE, assassiné au Brésil le 23 décembre 1989. Avec Gaby j’avais appris à marcher dans le sillage de Jésus, celui-là vers lequel nous orientons nos pas, en allant à la crèche d’EVANS. Gaby avait dit : « Je préfère une mort qui mène à la vie plutôt qu’une vie qui mène à la mort. »
Et il avait vécu ce qu’il avait dit.


Les sentiments dont j’essayais d’imprégner mes paroles et mes attitudes à l’égard des personnes avec qui je marchais en direction de la crèche étaient des sentiments de RECONNAISSANCE. Qu’est-ce qu’il est beau ce mot qui surgit dans nos êtres, lorsque tout en marchant nous ressentons que c’est grâce à d’autres que nous sommes en capacité de lutter contre l’emportement, la haine et toutes sortes de violences. J’adore ce mot RECONNAÎTRE, car je crois que le VERBE y habite. 
C’est dans cette façon de marcher et de vivre que « le Verbe est en train de se faire chair » 
L’attitude de « RECONNAISSANCE » nous indique le chemin à emprunter afin que se réalise une naissance ou bien une renaissance. Tout cela apparaît grâce à une connaissance.

 

Nous étions heureux d’aborder les premières maisons du village d’EVANS et d’entendre des gens nous dire « On ne vous demande pas où vous allez avec vos ânes ! Vous allez à la crèche. » Nous commencions à croiser beaucoup de gens qui sortaient de cet endroit magique qui avait tant enchanté mon enfance. Des gens nous disaient : « C’est vraiment l’endroit où il fallait venir avec vos enfants et vos ânes ». En approchant de l’écurie où nous allions pouvoir nous émerveiller de la façon dont beaucoup de gens ressentent et expriment ce que dit au monde cet acte de la naissance de Jésus ?
Il me revient que des petites chaînes dont une extrémité est scellée dans le mur, pendent de chaque côté de la porte d’entrée de l’écurie. J’en connaissais la disposition depuis que j’étais gamin, car c’était là que nous fixions le mousqueton des licols des chevaux avec lesquels nous venions travailler avec mon papa. Je suis heureux d’y accrocher celui des licols de nos ânes.

 

Nous entrons alors dans l’écurie.
Enfant j’y avais vu les fils de la famille HUDRY travailler avec mon papa à soigner les animaux de la ferme. J’avais aimé la belle façon dont s’y accomplissait ce travail.
Et aujourd’hui dans une ambiance lumineuse et festive voulait se maintenir en humilité le travail des auteurs de ces nombreuses crèches se dévoilant sous nos yeux. Au fur et à mesure que nous avancions dans cette écurie toute transformée, notre admiration de ces œuvres était accompagnée des explications des réalisateurs eux-mêmes. Ce n’est pas tous les jours, qu’en admirant des œuvres d’art, nous ayons à nos côtés les personnes réalisatrices de l’ouvrage. Échanges qui surgissaient de toutes parts entre les visiteurs-mendiants que nous étions et les réalisateurs qui tentaient de répondre à nos questionnements, ou d’écouter nos paroles d’estime. Il se répandait entre nous tous, quelque chose qui avait trait à la RÉCEPTION d’un trésor qui nous concernait tous, d’un héritage dont nous étions tous appelés à devenir bénéficiaires.


Dans l’église du village d’EVANS le tintement des cloches de l’ANGELUS n’allait pas tarder à communiquer à toute volée « ces choses cachées depuis le commencement du monde… » dévoilées et développées dans l’écurie de la ferme voisine. Le prophète Isaïe avait commencé de nous révéler ce fait mystérieux : « C’est une Vierge qui enfantera notre sauveur. C’est dans un climat de non-violence que nous parviendrons à la Paix. C’est avec le fer de vos armes qu’il vous faudra forger le soc de vos charrues ».


Les cloches continueraient à nous faire vibrer d’émotion en nous annonçant cette bonne nouvelle : « Le petit enfant qui est né dans la crèche de l’écurie est le fils de Dieu… LE VERBE S’EST FAIT CHAIR pour que, de notre chair blessée jaillisse une parole qui nous libère ». Il nous revenait sur le chemin du retour ce que notre pape François nous raconte dans sa lettre « FRATELLI TUTTI ». Ii écrivait que nous sommes à un moment de notre Histoire où nous avons les capacités inventives et le devoir d’arrêter ce fait scandaleux, que des parents soient réduits à ne trouver qu’une écurie, ou la rue, ou la migration comme refuge pour mettre au moindre le fruit de leur amour. « NOEL nous écrivait-il encore, c’est opérer un déplacement dans nos vies pour que toute famille ait un coin de la TERRE où bâtir un TOIT et y exercer un TRAVAIL respectant la dignité de tous. »


Lucien CONVERSET
 

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 22:13

Dampierre, le 19 décembre 2021

   

OU PEUT BIEN CRECHER LA PETITE FILLE ESPÉRANCE ?


La nouvelle est en train de se répandre à plein d’endroits de la Terre des Hommes : en France, en Franche-Comté, en Europe, en Pologne, en beaucoup de carrefours du Moyen Orient, en Inde …

«  Jean-Marie MULLER est mort » 

Et dans l’immédiat un écho se fait entendre : « Continuons de vivre dans le sillage qu’il nous a tracé »
 

Nous voilà recevant un sacré héritage, celui-là de la non-violence portant dans ses bras une petite fille, la petite fille dont parle Charles PEGUY, « la petite fille Espérance »


Cher Jean-Marie,


Dans ta vie de chercheur du sens de notre existence, tu as découvert comme une étoile dans notre univers : c’est la non-violence. Elle a illuminé ta vie.
Et comme tout vrai chercheur, tu as voulu communiquer et partager ce qui t’étais donné.
Ce fut la passion de ta vie.
Nous allons être nombreux à exprimer notre amitié reconnaissante à ta famille, à ton épouse Hélène, à vos enfants Isabelle et Vincent, à leurs conjoints, à vos petits-enfants.
Les équipes d’artisans de la non-violence que tu as suscitées tout au long de ta vie. Vous n’avez pas cessé de nous faire voir la beauté et la vérité de l’héritage qui nous est donné, en même temps que l’urgence de l’exercer, d’en fabriquer une stratégie, afin d’être efficaces le plus vite possible dans l’établissement de la PAIX.
Nous démettre de nos forces de pouvoir, de savoir et d’avoir, afin de les orienter à être au service de l’évolution de notre Humanité.
Tel est l’appel que nous ressentons.


Elle est merveilleuse la mine des trésors de la non-violence dans laquelle tu nous a fait entrer, Jean-Marie, à la suite de TOLSTOÏ, GANDHI, LUTHER KING, BOLLARDIÈRE, Simone WEILL, les MOINES DE THIBIRINE et bien sûr du galiléen JÉSUS, comme tu aimais l’appeler.


Qu’est-ce que c’est beau et source d’engagement ce que tu as ramassé dans tes nombreux livres et dit dans tes multiples conférences, à propos de la vie actée de tous ces humbles témoins-artisans, d’un monde où l’on cherche à faire de la place, d’abord à ceux qui n’ont pas encore trouvé la leur : les petits et les pauvres de nos sociétés, les gens éprouvés et réprouvés. Combien de fois je t’ai entendu appeler toi et nous à cette attitude politique authentique : « après vous, et non pas d’abord nous » Tout cela nous provoquait et continue de nous interpeler à entreprendre de véritables débats. Nous ne pouvons devenir d’authentiques hommes et femmes politiques que si nous faisons de nos ministères des ateliers de service, d’où sortent des décrets débouchant immédiatement dans des actes qui tiennent compte d’abord de la situation des plus démunis …


Avec Jean DESBOIS et Jean-Pierre PERRIN, tu as été traduit au tribunal, parce que vous exigiez la reconnaissance de votre statut d’objecteurs de conscience. Pour cela vous avez dû renvoyer vos livrets militaires. Afin de ne pas renouveler des drames comme celui de la guerre d’Algérie, dont nous sortions, vous avez mené ces actions non-violentes. L’évêque Guy RIOBE d’ORLEANS a su être à vos côtés. Nous avons cherché à faire de même, là où nous vivions. Nous avons senti à travers ce « Procès à ORLÉANS » la nécessité de nous laisser habiter par le souffle de la non-violence. Vous nous avez fait comprendre qu’il en allait de l’avenir de notre Humanité.


En effet une idole était érigée sur les autels des États. C’était la bombe nucléaire. Au regard des détenteurs du pouvoir, nous devions tous nous incliner sous sa protection. Tu as su Jean-Marie nous appeler à la déboulonner. Nous étions de tout notre être solidaires de vos engagements quand avec des gens comme Jacques BOLLARDIÈRE, Jean TOULAT et Brice LALONDE, vous êtes allés dans le Pacifique sur ce petit bateau, le FREE, afin d’empêcher la poursuite de ces actes criminels que sont les essais nucléaires dans l’océan, comme ceux que nous avions commis dans le SAHARA quelques années auparavant. Tu nous a aidés à analyser les causes et les conséquences de ces violences faites à notre Humanité.
En procédant à de tels essais nous détruisons la Terre notre Mère. Nous affamons nos frères et sœurs, en Humanité, en les privant du pain quotidien, et en méprisant leur dignité.


C’est pour enrayer ce désastre, qu’à beaucoup d’endroits se sont constituées de petites équipes du mouvement pour une alternative non-violente, le M.A.N.V. En Franche-Comté, la région où tu es né, nous avons créé un petit groupe d’amis résistants à la violence nucléaire, institutionnalisée par notre État.
Pour avancer dans ton sillage Jean-Marie, nous nous sommes fédérés avec le groupe M.A.N.V.de DIJON. Nous faisons partie d’ICAN. Dans plusieurs villages et villes de notre région, nous plantons de petits GINKGOS BILOBA et avec les conseillers municipaux et le Maire, nous demandons instamment que le Président de la République Française signe le TIAN. Nous demandons l’arrêt de l’armement nucléaire de la France de manière unilatérale.

 

Jean-Marie, ton épouse, tes enfants et petits-enfants ont été présents à tes côtés jusqu’au bout de ta vie.
Ainsi l’héritage de la non-violence dont tes écrits et tes actes étaient porteurs pouvaient continuer à parvenir aux 4 coins du monde.
Je n’oublierai jamais qu’après le drame de l’enlèvement des moines de TIBHIRINE en ALGÉRIE, tu as écrit un livre sur la vie de ces témoins et artisans de la Paix durant les années noires subies par le peuple algérien. Parmi tous les gens que tu as interviewés, il y a le frère Jean-Pierre SCHUMACHER qui vient de mourir un mois avant toi, le 21 novembre.
Tu avais dédicacé et offert ton livre sur les moines de TIBHIRINE, à notre ami jurassien Gaby MAIRE, assassiné le 23 décembre 1989 à VITORIA au BRÉSIL.
Gaby lui aussi, avait voulu donner sa vie à ceux qu’il aimait.


Les paroles mises en actes par tous ces témoins, ne sont-elles pas l’expression de cet évangile de la NON - VIOLENCE que tu as écrit et vécu. Jean-Marie, célébrant et reconnaissant qu’à NOËL le Verbe se fait chair. Notre Humanité ne peut être libérée que si elle se laisse évangéliser par le souffle de la non-violence que nous font respirer les petits et les pauvres.

Merci et amitié reconnaissante à vous Jean-Marie, Jean-Pierre, Gaby et combien d’autres amis de la non-violence, de vous retrouver en ce temps de Noël afin de nous faire voir où crèche la petite fille Espérance.
 

Réjouis-toi Jean-Marie. Le pape François a pris le relais de cet évangile de la non-violence, le chemin de la Paix par le désarmement unilatéral. 
Tu as tellement interpellé les évêques de France, à nous entrainer sur ce chemin de la non-violence, que ça va se réaliser au moment de votre mort Jean-Marie MULLER, Gaby MAIRE, Alice DOMON, Léonie DUQUET, Jean-Pierre SCHUMACHER, Desmond TUTU.

 

Lulu
 

Jean-Marie à Dampierre invité par l’association ADN en avril 2015

Jean-Marie à Dampierre invité par l’association ADN en avril 2015

Les obsèques de Jean-Marie seront célébrées ce 27 décembre à 14h30 à Fleury-les-Aubrais.

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 10:38
"Fraternité, je ne sais pas comment" (Jeannot)

Dampierre, le 20 janvier 2021

 

« FRATERNITÉ, JE NE SAIS PAS COMMENT » (Jeannot)

 

Quel grand bien ça a fait, à beaucoup de monde, quand la neige s’est mise à tomber, dans la nuit du samedi à dimanche. Nous avons eu l’impression qu’une sorte de repos était offert à la Terre notre Mère. Des connections et communications allaient pouvoir se réaliser entre nous tous. C’était comme un cadeau que la nature nous donnait afin de ne pas nous laisser casser les uns les autres en nous recroquevillant sur nous-mêmes. Les gestes barrières auxquels nous sommes astreints en ce temps de pandémie sont appelés à être effectués pour nous protéger contre le Covid 19, mais ne doivent pas nous séparer les uns des autres.

 

UN BEL OUVRAGE DE DÉBLAIEMENT PAR UNE ÉQUIPE D’AMIS

Jeannot est venu passer une semaine de congés à Dampierre. Nous sommes heureux du travail de déblaiement réalisé à l’endroit de la maison où sa chambre sera aménagée. C’est un bel ouvrage accompli sur l’initiative d’Alphonse et de Marc, avec la coopération de Pierre, Laurent, Joël et lui Jeannot. Benjamin qui est passé nous voir est en grande estime de l’œuvre accomplie. Désormais il pourra entreprendre la toiture. Nous nous racontons aussi combien la joie est grande dans la famille du petit Eliott, qui est en train de bien se sortir des conséquences du coup de pied de cheval qu’il avait reçu il y a un mois.

 

UNE BELLE GRANDE LETTRE À TOUS LES MEMBRES DE L’HUMANITÉ

Je montre à Jeannot la belle grande lettre que le pape François vient de nous envoyer à nous tous les membres de l’Humanité. Elle est là dans le livre que je tiens dans mes mains. François nous écrit cette lettre afin que nous ayons le souci de créer des ponts entre nous tous. Il revient souvent là-dessus dans ses messages.
Lucien : Est-ce que tu avais déjà entendu parler de cette lettre du pape François, contenue dans ce livre ?
Jeannot : J’ai bien vu le livre sur la table de la cuisine... mais j’ai pas fait le rapprochement...
Lucien : Tu avais vu le livre du pape François. Tu n’avais pas pensé que cette lettre est adressée à toi comme à tout le monde. « FRATELLI TUTTI » sont les premiers mots de cette lettre. Ce sont ces mots-là que François d’Assise avait entendu, de la bouche de sa maman quand celle-ci formait le comportement de ses enfants les uns à l’égard des autres. C’était fort probablement ces deux mots-là qu’elle employait aussi quand les gamins du quartier venaient jouer dans la cour de leur maison avec ses enfants et qu’il leur arrivait de se disputer et de se battre entre eux : « ne vous chamaillez pas... ne prenez pas toute la place... laissez les autres passer avant vous...
Allons... comme le dit Jésus, vous êtes tous frères ! »

 

FRANÇOIS D’ASSISE PARLAIT AU OISEAUX ET AU LOUP DE GUBBIO

Jeannot est à l’écoute de ce que contient cette lettre du pape François. Je lui dis :
Lucien : Tu connais la vie de Saint François d’Assise ?
Jeannot : Pas tellement... je sais qu’il parlait avec les oiseaux....
Lucien : Passionné que tu es par la lecture du Petit Prince, tu as apprivoisé une fleur... et elle t’a apprivoisé ton amie Béatrice... Vous vous êtes mariés... Tu as apprivoisé aussi le renard... Il t’a apprivoisé...
Jeannot : Oui c’est vrai...
Lucien : François d’Assise à apprivoisé le loup du village de GUBBIO, pas très loin d’Assise...
Jeannot : Quand je fais comme ça devant les oiseaux « Toui.... Toui... Toui... » et que je leur mets des miettes de pain, ils viennent à ma fenêtre...
Lucien : tu ressembles à Saint François...
Le Pape François comme François d’Assise et comme Jésus, nous font découvrir que nous sommes tous reliés et dépendants les uns des autres... C’est vital... Mais nous n’avons pas toujours conscience... voilà cette lettre... elle t’est adressée comme à moi... elle est dans ce livre.
Là, dans ce livre, FRATELLI TUTTI, le Pape François parle avec toi Jeannot... avec moi... avec nous tous... avec François d’Assise et ses nombreux amis, avec Jésus et tous les membres de l’Humanité, avec toutes celles et ceux que nous portons dans nos cœurs, avec ceux qui n’y sont pas encore, déjà nous sommes tous frères... FRATELLI TUTTI...

 

JEANNOT A ÉTÉ APPRIVOISÉ PAR GABY, MADELEINE, ODILE... ET LUI AUSSI NOUS APPRIVOISE

Jeannot saisit le livre « FRATELLI TUTTI » et en commence la lecture puisque le Pape François s’adresse à lui Jeannot. Je continue à écrire ce qui va sans doute continuer à jaillir entre nous.
Jeannot lit «  FRATELLI TUTTI » écrivait Saint François d’Assise ». Oh ! Saint François d’Assise ! C’est la maison où Gaby Bourgeois est en retraite à Lons Le Saunier.
Lucien : Gaby a une grande place dans ton cœur ! Avec la Sœur Madeleine et Odile ils ont fait un beau travail d’équipe éducative auprès de tes camarades et de toi.
Jeannot : il a été mon professeur éducateur... il aimait forger le fer… Il était relié au fer...
Lucien : c’est vrai qu’il aimait nous parler du fer. Il apprivoisait le fer et le fer l’apprivoisait. Il nous apprenait à forger le fer. J’entends encore le bruit très particulier que vous faisiez avec le marteau que vous teniez dans vos mains, quand vous marteliez le fer sur l’enclume, dans la forge du sous-sol de l’école Jean Bosco.
Gaby était très fier de vous. Combien de gens ont reçu de vous une œuvre sortie du travail de vos mains, un dessous de plat, une lampe de chevet...
Jeannot: c’est pour ça que Gaby est parti en retraite dans la maison François d’Assise à Lons le Saunier !!
Lucien : ça revient souvent dans ta bouche ces mots : « créer des liens... apprivoiser... relier les uns aux autres… »
Nous sourions Jeannot et moi. 


C’EST UN SACRÉ BOULOT DE REPRENDRE TOUT CE QUE LE PAPE A ÉCRIT

Jeannot a repris la lecture de la lettre qui lui est adressée par le Pape François... Puis il me dit :
Jeannot : c’est un sacré boulot de tout reprendre ce qu’écrit le Pape. C’est vrai que je le faisais avant avec le livre du Petit Prince et aussi avec l’Agenda de la JOC. Il y avait des paroles que je reprenais... Je les envoyais à la Béatrice.
Lucien : Béatrice est devenue ta femme... le jour où vous vous êtes mariés afin de fêter votre amour vous vous êtes beaucoup référés aux paroles du Petit Prince : «  l’essentiel...
Jeannot : l’essentiel est invisible pour les yeux... on ne voit bien qu’avec le cœur...
Lucien : pour toi le livre du Petit Prince c’est un peu, beaucoup comme une lettre que l’auteur du livre, Antoine de Saint Exupéry, adresse à toi...
Jeannot : je suis à fond dedans... quand avec la Béatrice on était parti en voyage en Tunisie on t’avait appelé. Je t’avais dit : « ici on est à mille miles de toute terre habitée... »
Lucien : et il y a ton petit camion décoré avec les motifs du Petit Prince.
Jeannot : Quand je suis parti avec vous à Midelt près des frères de TIBHIRINE au Maroc, j’ai emporté les dessins que la Béatrice avait fait pour les donner au frère Jean-Pierre SHUMACHER. C’étaient les dessins que la Béatrice avait faits du Petit Prince...
Lucien : C’était en septembre 2016. Et dans cette lette FRATELLI TUTTI qui t’est adressée, le pape François cite lui aussi le Petit Prince. Il dit : « Une terre sera féconde, un peuple portera du fruit et sera en mesure de générer l’avenir... dans la mesure où il crée des liens d’intégration entre les générations... » (F.T.53)

 

COMME SI ON EXTRAIT DANS UNE CARRIÈRE
La lente et profonde avancée dans la lecture de FRATELLI TUTTI réalisée par Jeannot lui fait penser à sa lecture d’autres livres. Entrer en lecture est une véritable entrée en carrière d’extraction de cailloux, de trouvailles de pierres toutes aussi précieuses les unes que les autres.

 

LES CAILLOUX DE LA DOULONNE

Je repense bien sûr à notre découverte des cailloux de la Doulonne en forêt de Chaux avec les ados de la petite équipe de JOC de la rue des Commards, lorsque Claude âgé de 13 ans avait dit « les cailloux de la Doulonne, c’est comme les hommes... »

 

L’ÉDIFICATION AU BOUQUILLON

Cette lecture de la lettre de FRATELLI TUTTI avec Jean-Luc me renvoie au moment féerique où nous remettions debout la ferme du BOUQUILLON avec les enfants et jeunes de la cité de Saint Germain. Nous apportions les belles pierres que nous trouvions à Joseph le maçon. Tout allait bien. Mais à un moment il n’y eut plus de belles pierres plates dans la carrière. Nous disions alors à Joseph : « il n’y a plus que des pierres biscornues. » Le merveilleux  maçon qu’il était nous dit : « apportez les pierres biscornues. Elles ont leur place dans la construction du mur au même titre que les autres. » Joseph redisait la parole du psaume 117 : « la pierre rejetée des bâtisseurs est devenue pierre d’angle... »
Joseph nous avait beaucoup impressionné par ses paroles d’artisan maçon de la maison du BOUQUILLON. Toutes les pierres avaient leur place et leur importance. Dans la construction de l’Humanité, le maçon de la maison-église nous interpelle à reconnaître, chercher et trouver une place à chaque être humain, à trouver un sens à la vie de FRATELLI TUTTI, que nous sommes tous.

 

LA SOLIDARITÉ DE GABY MAIRE A LA VEILLE DE L’ENTRÉE EN VIGUEUR DU TIAN
Grâce à ta venue Jeannot, grâce au travail que nous avons fait dans l’aménagement de la maison de Dampierre avec Alphonse, Marc, Pierre, Laurent, Joël et toi, j’ai retrouvé entre autres trésors qui étaient enfouis sous les décombres, la lettre que Gaby Maire m’envoyait le 29 juin 1972 afin d’exprimer sa solidarité et celle des M.P.C.D.M. dans le fait que Toto Bonjour et moi nous avions renvoyé nos livrets militaires afin de protester contre les essais nucléaires de la France dans l’océan Pacifique. Et dans deux jours Jeannot nous allons avec les gens qui ont reçu le prix Nobel de la Paix en 2017 d’ I.C.A.N. et d’ A.D.N. manifester à Dijon pour populariser que le T.I.A.N. entre en vigueur ce 22 janvier 2021 à travers le monde entier.

Lucien Converset

 

I.C.A.N. : Campagne Internationale pour l’Abolition des armes Nucléaires
A.D.N. : Actions pour le Désarmement Nucléaire
T.I.A.N. : Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires


 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 09:51
L'arbre aux mille écus à Dampierre en automne et en hiver
L'arbre aux mille écus à Dampierre en automne et en hiver

L'arbre aux mille écus à Dampierre en automne et en hiver

ADN 2021

VŒUX DU PRESIDENT

 

Chers amis d’ADN

 

« Tenir les uns aux autres » comme le font les petites branches du grand arbre qui est sur la place du village ou du quartier de notre ville. Voilà des souhaits de bonne année.

Voilà les miens.

Dans le grand arbre qu’est notre humanité il y a des branches qui ont pris des coups. Ça se comprend qu’elles aient du mal à se manifester.

 

Cependant la sève continue de couler, d’aller de l’une à l’autre branche que nous sommes. La sève nous tient en cohésion les uns avec les autres. Elle nous permet de résister ensemble et d’empêcher que des violences s’institutionnalisent.

C’est tout l’arbre qui est blessé.

C’est toute l’humanité qui souffre.

 

Ainsi nous continuons d’apprendre qu’une part importante de notre budget commun est dirigée dans la fabrication, le commerce et le transport d’armements de plus en plus dangereux, vers des pays affamés. Des millions de gens y meurent de ne pas avoir d’accès à un morceau de terre, à un travail qui permette de construire un toit pour sa famille : Les 3 T : terre - travail – toit.

 

Pour enrayer le coronavirus, nous nous soumettons à des gestes et des temps de confinement – barrières. Et si cela nous faisait chercher et trouver le temps, en ce début d’année, d’aller souhaiter une bonne année à notre Maire, aux membres du conseil municipal et de notre commune, en demandant instamment que le président de notre république signe le TIAN. Ce traité créé entre en vigueur dans les jours qui viennent1 . Ainsi nous travaillerons à sauver tout principe d’humanité.

 

Il est un autre fait qui doit nous toucher et nous faire réagir. Nous payons très cher la recherche du « soldat augmenté ». Ce n’est pas sa solde que l’on augmentera. C’est que des implants seraient inclus dans le corps et le psychisme de jeunes hommes et de jeunes filles. Ils seraient ainsi « sans peur et sans reproche » devant ceux qui sont décrétés ennemis et terroristes. Certainement que nous n’accepterions pas que de telles opérations se réalisent dans l’être des enfants que nous avons mis au monde. Et sur les enfants des autres, nous l’accepterions ? En faisant de nos enfants des «soldats augmentés » ne ferions-nous pas de nous tous une humanité diminuée ?

 

Des amis du groupe d’action non-violente de Dijon sont traduits le 12 février 2021 à 14h30 devant le tribunal de Dion parce qu’ils ont franchi les portes du sanctuaire nucléaire de Valduc où nous sommes allés manifester entre le 6 et le 9 août 2019 et 2020. Comment allons-nous nous organiser afin de signifier notre solidarité à l’engagement de ces militants ?

 

N’est-ce pas une sacrée belle année dans laquelle nous voilà engagés ?
 

 

PS : Aujourd'hui, 1er lundi du mois, jour de jeûne et de réflexion pour le désarmement nucléaire pour les membres et amis du groupe ADN. 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 13:52

Chers amis, 


Joie de me sentir en lien avec vous, et d’avoir été interpellé par les membres de l’association « Amis de Gaby Maire », d’essayer de travailler chaque jour d’ici le 23 décembre, une lettre Echos de Vitoria et de chercher une parole forte de Gaby, nous préparant à la venue de Jésus dans notre vie personnelle, relationnelle et intergénérationnelle. La réalisation qu’un enfant, le Prince de la Paix nous est donné, cela nous aide à voir comment changer, transformer nos comportements à la manière et dans le sillage de Gaby, nous préparer à nous laisser rencontrer par Jésus à Noël. Je trouve passionnant de relire les Echos de Vitória, un chaque jour, ça fait du bien, il y a de la sève de l’Evangile ! Heureux de vous la partager avec vous ! 

En Avent avec Gaby !

Lulu
 

Les phrases que j'ai relevées ces 2 premiers jours :

1) Nous européens, nous avons autant à recevoir qu'à donner !

2) "Quand le pauvre cherche le pauvre, déjà commence notre libération. "

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 16:58

Message de Lulu : 

Au sujet de la page FB
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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 08:01

Dampierre le 16 juillet 2020


QU’EST-CE QUI VA NOUS ÊTRE ANNONCÉ ?


L’Angélus vient de sonner et en même temps le téléphone sonne aussi. C’est Régina qui est au bout du fil.

Régina vient de reprendre son travail aux ateliers de l’ESAT d’Arbois. Elle est encore très éprouvée par les conséquences de l’accident de vélo qu’elle a eu il y a un peu plus d’un mois.


Régina : J’ai eu 7 points de suture entre les gencives et les lèvres... Je n’ai plus de dents. Heureusement qu’il y a Dominique mon compagnon.
Lucien : Et tu as repris le travail ?
Régina : Oui ! Hier !
Lucien : Tu es très courageuse.
Régina : Quand c’est qu’on fera « la percée du jus de pommes ?
Lucien : J’espère qu’on pourra la faire cette année à Dampierre.
Régina : Bruno, qui te donne bien le bonjour me demande : Quand c’est qu’on va à Dampierre dans la maison de Lulu ? »
Lucien : Je suis très touché de ce que tu me dis. Parce que justement avec Jeannot nous continuons d’aménager la maison pour que nous puissions nous retrouver... faire un jus de pommes... une ballade au pas des ânes.
Régina : Oui, tu es revenu dans ta maison ?
Lucien : Oui et avec Jeannot, on fait tout pour qu’on puisse un jour se retrouver avec vous... On nettoie aussi la maison pour refaire une chambre à Jeannot...


Un petit moment de silence s’établit entre nous... Je sens Régina pensive et voulant exprimer une des questions habitent son être... et qu’elle est heureuse de faire sortir d’elle-même... pour nous l’offrir... Il faut que le moment vienne... je crois qu’il est venu...
Régina : Est-ce que quand on sera au ciel on aura chacun une chambre ? Je voudrais bien mon confort quand on sera au ciel !

 

Pour Régina et pour beaucoup de nos amis qui sont au foyer depuis leur jeunesse parfois depuis leur prime enfance, la question d’accéder à une chambre dans le foyer où ils sont placés est une question récurrente. C’est tellement fondamental pour tout être humain de pouvoir loger sa personne dans un endroit de la Terre que la société lui reconnaît bien à lui. Son intimité y sera protégée. De cet enracinement nous pourrons nous embrancher avec les autres. Pour Régina, le Paradis qu’elle espère est dans le prolongement de ce qu’elle aura connu de beau sur la Terre. Après avoir été si longtemps de foyer en foyer, qu’est-ce qu’elle a été heureuse d’accéder à une chambre, puis à un logement.


Régina : (née le 1er février 1966) Est-ce que là-haut on fête les anniversaires ?
Ce n’est pas tellement à moi que Régina demande de répondre aux questions qu’elle est en train de poser. C’est beaucoup à elle-même qu’elle pose ces questions.
La façon dont elle me les offre et dont je les reçois, silencieusement, lui donne réponse.
Elle pose une 3ème question mais il y’a la réponse qui s’y ajoute immédiatement : En effet Régina dit de manière affirmative :
Régina : Au ciel il y aura même la fête de Noël.
Lucien : J’ai l’impression Régina que c’est au Bon Dieu que tu poses ces questions... Tu me donnes la joie de les entendre... C’est une belle prière que tu as commencée. Je trouve très beau ton acte de foi-confiance en Dieu notre Père..

Je sens une profonde joie habiter l’être de Régina. Elle dit comme si on était au campement du Frasnois il y a 15 ans... Elle donne au temps... teneur d’éternité...
Régina : Attends... J’allume mon petit feu... Stéphane me dit : «  Oh Régina, pourquoi tu as le nez noir... parce que j’ai embrassé mon petit feu...


Lucien : Je vais bientôt voir Rachel. Avec elle et son ami Yohann nous allons bientôt camper au Frasnois...
Régina : Tu lui donneras le bonjour... Et puis son papa... il va comment ? Il marche ?
Lucien : Oh si tu voyais comme il marche !
Régina : J’ai prié le Bon Dieu pour qu’il marche... J’ai l’impression que le Bon Dieu me parle...


Et voilà Régina partie à laisser travailler en elle la présence de ce Dieu qui lui parle. Elle dit en nous emmenant près de Jésus, quand il était sur la croix... puis dans la tombe... Je me laisse embarquer... Elle dit :
Régina : C’était pas une religieuse qui avait des longs cheveux, qui pleurait sur la tombe parce qu’elle voulait qu’il ressuscite... ? C’était pas Elisabeth qu’elle s’appelait... ?
Lucien : C’était Marie-Madeleine.
Régina : Elle pleurait...
         

Et Régina poursuit son engagement de pensée, en faisant surgir en elle les évocations... Elle dit :
Régina : Ah oui...Elisabeth c’est la cousine de Marie... elle était tombée enceinte... Est-ce que c’est la cousine qui a accouché la première.
Lucien : Oui, c’est d’abord la cousine Elisabeth qui a accouché de Jean-Baptiste...
Régina : Et Jésus est né le 25 décembre... Parce que Marie était enceinte de Joseph... Marie a dit à Joseph... « J’attends un enfant de toi »
         

Régina dans la façon de me raconter la conception de Jésus accueille que nous nous situions en chercheurs de l’Evangile... Elle va accueillir que je lui dise « l’extraordinaire » de cette naissance de Jésus.
Lucien : Marie est tombée enceinte du Saint Esprit, de la force d’aimer de Dieu. Jésus est fils de Dieu. Et moi j’accueille de la part de Régina « l’ordinaire » de cette naissance.
Jésus est bien enfant de notre Humanité, enfant de la Vierge Marie, femme de chez nous... et... il est fils de Dieu.

 

« L’ordinaire » et « l’extraordinaire » sont entremêlés. D’ailleurs pour chacun des humains que nous sommes, est-ce que ces deux mouvements ordinaire et extraordinaire de l’enfantement, ne se sont pas emmêlés pour que nous venions au monde ?!
Régina :...Qui avait mis enceinte la Vierge Marie...? Je ne me rappelais plus... Ah oui... C’est l’Esprit Saint qui a mis enceinte la Vierge Marie... Elle a accouché dans une étable et tous les apôtres sont venus lui rendre visite... et il y avait des anges... c’est pour ça qu’on chante : « Les anges dans nos campagnes » chantent « il est né le divin enfant... il est ressuscité... »

 

Une fois encore je me laisse toucher par ce fait que ce sont les petits et les pauvres qui nous évangélisent. Comme les grands mystiques Régina emmêle la naissance de Jésus et sa résurrection... Bethléem, la grotte entrouverte et Jérusalem le tombeau ouvert.


Lucien Converset

Régina préparant le feu lors des campements au Frasnois en 2006.

Régina préparant le feu lors des campements au Frasnois en 2006.

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  • : Lulu en camp volant
  • Lulu en camp volant
  • : Lucien Converset, dit Lulu est prêtre. A 75 ans, il est parti le 25 mars 2012 avec son âne Isidore en direction de Bethléem, où il est arrivé le 17 juin 2013. Il a marché pour la paix et le désarmement nucléaire unilatéral de la France. De retour en France, il poursuit ce combat. Merci à lui ! Pour vous abonner à ce blog, RDV plus bas dans cette colonne. Pour contacter l'administrateur du blog, cliquez sur contact ci-dessous.
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